À la fin du
Xe siècle, l’
Assyrie est exsangue
: des Assyriens s’expatrient pour fuir la misère et la famine. Les
Araméens et les montagnards du
Taurus et du
Zagros tiennent les grandes routes commerciales. Les
Babyloniens tiennent
Arrapha et Lubdu, près d’
Assur. Mais le pays est doté d’une bonne stabilité politique, d’une bonne cohésion nationale autour du dieu
Assur et d’une excellente armée. Les rois d’Assyrie mobilisent leurs troupes chaque printemps pour des guerres défensives et préventives. Les roitelets vaincus ou terrorisés sont soumis à de lourds tributs (
tâmartu). L’Assyrie, qui n’a pas de limites précises, est formée par la confluence du
Grand et du
Petit Zab, du Gomel et du
Khosr avec le
Tigre. Vallées et collines, au pied d’une ceinture montagneuse qui fournit l’eau en quantité suffisante pour se dispenser de l’irrigation, forment un ensemble harmonieux
; terre à céréales et pâturages de bonne qualité se partagent le pays. Pierre et bois se trouvent dans les montagnes environnantes, mais les besoins en ce domaine dépassent souvent les ressources proches. Les dangers viennent des montagnards du nord et de l’est, des nomades qui circulent dans les steppes de la
Djézireh. C’est un pays ouvert, au contact de ses voisins, mais dans une situation souvent de grande précarité qui conduit les habitants à une politique militaire active.