| Pays |
|
|---|---|
| Langue | Italien |
| Périodicité | Quotidien |
| Genre | Économique et financier |
| Diffusion | 108 878 ex.(janvier 2026) |
| Date de fondation |
1865 (Il Sole) 1965 (fusion) |
| Éditeur | Gruppo 24 ORE (d) |
| Ville d’édition | Milan |
| Propriétaire | Confindustria |
|---|---|
| ISSN |
0391-786X 1593-0270 1827-4757 2499-202X |
| Site web | ilsole24ore.com |
Il Sole 24 Ore est un quotidien économique et financier italien, publié à Milan.
Il naît en 1965 de la fusion de deux titres préexistants : Il Sole, fondé en 1865 à l'initiative du négociant en soieries Gaetano Semenza, et 24 Ore, créé en 1946. Il appartient à Confindustria, la confédération patronale italienne.
Avec près de 109 000 exemplaires diffusés au début de 2026, il figure parmi les cinq premiers quotidiens italiens et se situe au deuxième rang national pour les ventes en format numérique. Le rapport annuel du Reuters Institute for the Study of Journalism (it) le place, pour la fiabilité des informations, en tête des quotidiens du pays .
Son histoire est marquée par plusieurs crises. Entre 2013 et 2016, une irrégularité dans la déclaration des chiffres de diffusion donne lieu à une enquête de la Consob, l'autorité italienne des marchés financiers, et à des sanctions dont l'une, visant l'ancien directeur Roberto Napoletano, est annulée en justice en 2021. En , Confindustria retire le groupe de la Bourse de Milan. En , la rédaction engage un mouvement de grève présenté comme sans précédent dans les cent soixante ans d'existence du titre.
Le projet d'un quotidien politique et économique est porté par Gaetano Semenza, né à Sant'Angelo Lodigiano en 1825. Patriote et ami de Mazzini, il résidait depuis longtemps à Londres, où il s'était établi dans le commerce des soieries puis, au début des années 1860, dans le financement des lignes ferroviaires sardes.
Semenza obtient dès la fin de 1863 le soutien de l'éditeur milanais Francesco Vallardi, qui assurera l'impression du journal pendant plusieurs années.
Le premier numéro paraît le . La première société éditrice dont on ait connaissance est constituée le de la même année sous la raison sociale Il Sole. Fratelli Pennocchio e Comp. ; en font partie Semenza, Vallardi, les négociants en soieries Pennocchio — dont l'un, Antonio, était son beau-frère — ainsi que Vittorio Ferri et les industriels du coton Eugenio et Erminio Cantoni.
24 Ore est fondé en 1946. En 1965, les deux titres sont réunis pour donner naissance à Il Sole 24 Ore et au groupe éditorial du même nom, qui prend à compter du la dénomination de Il Sole 24 Ore S.p.A.,.
Le premier numéro paraît sous la direction de Mauro Masone.
Le groupe s'élargit ensuite par acquisitions : la maison d'édition Pirola en 1990, puis en 1994 l'agence de presse Radiocor, créée en 1953, et l'éditeur trentin Frizzera e Seme, spécialisé dans le domaine fiscal.
En 2010, le journal engage la mise en place d'un accès payant à ses contenus en ligne, sur le modèle adopté par le Financial Times et le Wall Street Journal.
Le quotidien est présenté par les répertoires de presse européens comme le titre économique et financier de référence en Italie,. Il hérite du journal fondé en 1865 une orientation qui associait, dès l'origine, l'information économique à une inspiration libérale et réformiste.
En , le journal adopte une nouvelle formule graphique et un format plus vertical. Selon la présentation qu'en donne l'éditeur, la séquence des rubriques s'établit alors ainsi : premiers plans, politique, économie et politique internationale, commentaires, entreprises et territoires, finance et marchés, enfin normes et fiscalité. Cette dernière rubrique, présentée comme historique, réunit les informations relatives à la fiscalité, au travail, à la justice, à l'administration publique et au droit de l'économie.
Le journal publie le dimanche un supplément culturel, ainsi qu'un supplément hebdomadaire consacré à l'épargne, Plus24,.
Le titre appartient à Confindustria, association représentant les entrepreneurs italiens,.
Le , le Conseil général de Confindustria décide à l'unanimité de mettre fin à la cotation du groupe éditeur, au terme de dissensions internes au conseil d'administration. Confindustria Servizi, filiale intégralement contrôlée par la confédération, lance à cette fin une offre publique d'achat volontaire portant sur la totalité des actions non encore détenues, au prix de 1,10 euro par titre, soit une prime de 42,54 % par rapport au cours officiel du 8 avril.
Le président de Confindustria Emanuele Orsini justifie l'opération en présentant le journal comme une institution ainsi qu'une âme civile et culturelle de l'Italie.
Les rapports entre la rédaction et l'actionnaire ont fait l'objet de tensions. En 2020, une partie des journalistes met en cause le directeur Fabio Tamburini, estimant que le quotidien était devenu une caisse de résonance de Confindustria de manière plus manifeste que par le passé. Le différend porte moins sur les contenus eux-mêmes que sur leur ampleur.
La diffusion du quotidien est certifiée par Accertamenti Diffusione Stampa (ADS), organisme de référence pour la mesure des tirages de la presse italienne.
| Période | Copies |
|---|---|
| Octobre 2024 | 118 280 |
| Décembre 2025 | 116 195 |
| Janvier 2026 | 108 878 |
En , le titre enregistre un recul de 7 317 exemplaires par rapport au mois précédent, soit une baisse de 6,3 %, la plus marquée du mois parmi les principaux quotidiens italiens.
Le journal se distingue par la part que représente la diffusion numérique dans ses ventes. Selon les relevés ADS d'octobre 2024, les ventes en kiosque s'établissent à 51 100 exemplaires, soit moins de la moitié des copies diffusées le même mois tous canaux confondus. L'analyste des médias Lelio Simi relève que le kiosque ne représente plus que 23 % des ventes du titre, proportion parmi les plus basses de la presse quotidienne italienne, tandis que les abonnements papier y conservent un poids de 12 %, cas rare parmi les quotidiens nationaux.
Selon l' AGCOM (en), le quotidien figure en 2024 au deuxième rang des titres italiens pour le nombre de copies numériques vendues, derrière le Corriere della Sera ; le groupe éditeur détient par ailleurs 6,5 % du marché national des quotidiens.
Comme l'ensemble de la presse quotidienne italienne, le titre connaît un recul continu de ses ventes papier : les relevés ADS enregistrent une baisse de 15,1 % des ventes en kiosque en par rapport au même mois de l'année précédente, puis de 12,1 % en .
Entre 2013 et 2016, le groupe éditeur procède à des déclarations de diffusion dont la régularité est mise en cause. L'affaire, documentée à partir des pièces de la Consob, porte sur la comptabilisation de copies dont la vente effective n'est pas établie. Ces irrégularités s'inscrivent dans une période de difficultés financières du groupe.
La Consob prononce en 2019 une sanction à l'encontre de la société éditrice. En , l'autorité inflige également une amende à la société de courtage Intermonte, dans le cadre du même dossier.
Le , la cour annule la sanction que la Consob avait prononcée à l'encontre de Roberto Napoletano, directeur du quotidien de 2011 à 2017,.
En , les journalistes du groupe engagent une grève. La Fédération nationale de la presse italienne apporte son soutien au mouvement, qu'elle qualifie de réaction justifiée et inévitable, et met en cause l'attitude de la direction.
En , la rédaction engage un nouveau mouvement de grève, présenté comme sans précédent dans les cent soixante ans d'existence du titre. Le journal paraît alors réalisé par cinq journalistes seulement. Le conflit se prolonge, les représentants des journalistes dénonçant une conduite antisyndicale de la direction.
Le rapport annuel du Reuters Institute for the Study of Journalism de l'université d'Oxford, établi pour l'Italie par le chercheur Alessio Cornia de l'université de la ville de Dublin, cite le quotidien parmi les sites de presse économique les plus consultés du pays.
Selon les données de cette même enquête publiées en , le titre se situe au premier rang des quotidiens italiens pour la fiabilité perçue, l'agence ANSA demeurant la marque d'information la plus digne de confiance toutes catégories confondues,.
| Période | Directeur | Notes |
|---|---|---|
| 1965-1969 | Mauro Masone | Premier directeur du titre issu de la fusion |
| 1983-1993 | Gianni Locatelli | |
| 2001-2005 | Guido Gentili | |
| – | Gianni Riotta (it) | |
| – | Edoardo De Biasi | Par intérim |
| – | Roberto Napoletano | , |
| – | Guido Gentili | Par intérim, puis confirmé en , |
| depuis le | Fabio Tamburini | En fonction, |
Les directeurs ayant exercé entre 1969 et 2001, ainsi qu'entre 2005 et 2009, ne sont pas documentés par des sources secondaires indépendantes accessibles.