| Zircon 3M22 Tsirkon russe : Циркон | |
Lancement d'un missile Zircon depuis la frégate Amiral Gorchkov. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Type de missile | Missile de croisière |
| Constructeur | NPO Machinostroïenia |
| Déploiement | depuis 2024 |
| Caractéristiques | |
| Moteurs | superstatoréacteur |
| Longueur | 9 m |
| Diamètre | 60 cm |
| Vitesse | jusqu'à Mach 9 |
| Portée | 300 km à 1 000 km suivant l'altitude |
| Altitude de croisière | jusqu'à 28 000 m |
| Plateforme de lancement | système de lancement vertical 3S-14 |
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Le Zircon ou 3M22 Tsirkon (Циркон, Tsirkon) est présenté comme un missile de croisière hypersonique développé pour les Forces armées de la fédération de Russie, mais cette description est contestée.
Le Zircon ou 3M22 Tsirkon (code OTAN SS-N-33), est un missile hypersonique issu du programme russe de recherches des Appareils volants hypersoniques (en russe : Гиперзвуковые летательные аппараты (ГЗЛА)) qui a été présenté au Salon international aérospatial de Moscou de 1995. Ce missile est développé par la firme NPO Machinostroïenia et les premiers essais eurent lieu en 2012-2013. Son vol inaugural est effectué en et sa capacité opérationnelle initiale est atteinte en . Il doit être déployé sur les navires de la classe Amiral Gorchkov et sur les sous-marins de la classe Iassen.
Il est allégué une première utilisation contre des bâtiments civils lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Des photos montrant des débris trouvés dans le raïon de Dnipro (Kiev) diffusées le sont présentés comme pouvant provenir d'un tel missile.
D'une portée de 1 000 km, le Zircon a une vitesse de croisière qui peut atteindre Mach 9. Il est furtif (furtivité plasmique). Il utilise un propulseur d'appoint à carburant solide qui l’accélère à des vitesses supersoniques, après quoi son superstatoréacteur à carburant liquide prend le relais afin d'atteindre une vitesse hypersonique.
En 2026, cette description est contestée. Il s'agirait d'un missile semi-balistique (missile balistique fortement manœuvrant dans sa phase de rentrée atmosphérique) suivant un parcours en courbe très aplatie après une phase propulsée, comparable à celles des Iskander-M et Kinzhal. Sans propulsion continue, il ne maintiendrait pas sa performance hypersonique jusqu'à son point d'impact. Ce profil de vol complique cependant son interception : souvent au-dessus du domaine des intercepteurs endo-atmosphériques qui sont capables de manœuvrer fortement dans les couches denses de l’atmosphère, mais en deçà du domaine optimal des intecepteurs exo-atmosphériques qui frappent les missiles plus avant et plus haut dans leur phase purement balistique et prévisible.