| Repères historiques | ||
|---|---|---|
| Création | 1967 | |
| Fiche d’identité | ||
| Siège social | Alger (Algérie) | |
| Dirigée par | Messaoud Alghem | |
| Site web | www.anep.com.dz | |
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L'Agence nationale d'édition et de publicité (ANEP) (en arabe : المؤسسة الوطنية للاتصال و النشر و الإشهار) est une agence gouvernementale algérienne créée en 1967 et chargée de la diffusion de la publicité des services publics et administratifs algériens dans les médias. C'est également une maison d'édition.
En 2025, l'Agence nationale d’édition et de publicité est sous l'autorité de la cellule de communication de la présidence de la République.
L'agence est créée en 1967. À l'issue d'un conseil des ministres de , un communiqué stipule que la publicité devient un monopole d'État.
Dans les années 1990, Ahmed Ouyahia, chef du gouvernement, signe un décret instituant le monopole de l’État sur les annonces institutionnelles. Ainsi, l’Agence nationale d’édition et de publicité (Anep) devient une agence gouvernementale et dispose d'un monopole sur le marché de l'attribution de la publicité publique.
En 1999, Abdelaziz Rahabi, ministre de la Communication, présente une loi pour supprimer le monopole de l’ANEP sur la publicité et ainsi permettres aux annonceurs de choisir eux-mêmes les modalités et les vecteurs par lesquels il souhaite diffuser leur publicité. Cette propostion de loi permet également la création de sociétés ou d’agences à caractère commercial. Cette loi prévoit aussi la création d'un organisme professionnel indépendant pour surveiller les activités publicitaires et leur conformité à la réglementation. La loi est bien votée par l'Assemblée populaire nationale mais elle est bloquée par le Conseil de la nation (sénat). Abdelaziz Rahabi attribue ce blocage au président de l'époque, Abdelaziz Bouteflika. Abdelaziz Rahabi dénonce, en 2024, l'« anarchie nationale » qui règne dans le domaine de la publicité en Algérie et il considère que « l’expérience des nations nous a appris que tout ce qui se fait sans contrôle légal et sans transparence est source de corruption qui sème le désespoir et affaiblit les nations ».
Selon une déclaration de 2009 du journaliste Maamar Farah, de nombreux titres de presse ont été créés artificiellement pour bénéficier des budgets publicitaires de l'Anep.
En , les missions de l'Anep s'élargissent à l'international.
En , l'Anep signe un protocole d'accord avec la Caisse nationale du logement (CNL) pour l'appuyer dans ses opérations de communication. En 2022, l'Anep lance un service de diffusion publicitaire électronique.
En , plusieurs députés algériens interrogent le ministre de la communication, Zoheir Bouamama, sur le fonctionnement de l’ANEP jugé « opaque ». Ainsi le député Kamel Korichi, du groupe des Indépendants, relève le « manque de transparence » dans la répartition des annonces par l'ANEP. Il considère qu'il s'agit d'« une menace directe pour la survie économique et l’indépendance éditoriale des médias » algériens. En réponse, Zoheir Bouamama défend la gestion de l’ANEP, considérant qu’elle s'appuie sur « des critères conformes aux orientations stratégiques de l’État ». Toutefois, il s'engage à « mettre à jour les critères de distribution de la publicité publique »,.
Les éditions Anep sont créées en 2000. La maison d'édition gère la librairie Chaib Dzai située avenue Pasteur à Alger.
Le média Jeune Afrique mentionne qu'à partir des années 1990, le responsable de l'ANEP est directement sous l'autorité du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), le service de renseignement algérien dissous en 2015. Ainsi le militaire chargé de la communication au sein du DRS donnait ses instructions pour octroyer la publicité à tel journal ou l'interdire à tel autre.
Jeune Afrique mentionne, en 2025, que l'Agence nationale d’édition et de publicité est sous le contrôle de la cellule de communication de la présidence de la République.
| no | PDG | Début | Fin | Observations |
|---|---|---|---|---|
| 1 | ? | |||
| 2 | Abdelkader Khamri | deviendra ministre | ||
| 3 | Ahmed Boucenna | intérim | ||
| 4 | M. Souames | |||
| 5 | ? | |||
| 6 | Ahmed Boucenna | |||
| 7 | Djamel Kaouane | deviendra ministre de la Communication. Il est placé sous mandat de dépôt le 6 mars 2023, accusé de dilapidation et de détournement d'argent public concernant l'ANEP. | ||
| 8 | ? | |||
| 9 | Larbi Bouinoune | |||
| 10 | Amine Echikr | Il est placé sous mandat de dépôt le 6 mars 2023, accusé de dilapidation et de détournement d'argent public concernant l'ANEP | ||
| 11 | Djazia Djeddou | intérim | ||
| 12 | Mounir Hemaïdia | |||
| 13 | Assia Baz | intérim | ||
| 14 | Larbi Ounoughi | |||
| 15 | Adel Kansous | |||
| 15 | Siham Derardja | |||
| 16 | Messaoud Alghem | en cours |
Larbi Ounoughi est nommé PDG le . Il dénonce dès son arrivée la situation « mafieuse » de l'Anep. Le mois suivant, il révèle que l’agence a déboursé près de 40 milliards de dinars pendant les quatre dernières années, et « souvent au profit de médias amis ».
En , le joueur de football devenu propriétaire de titres de presse, Rabah Madjer, est condamné à 18 mois de prison et 500.000 dinars (à payer avec un co-accusé) pour avoir bénéficié de commandes publicitaires de l'Anep alors que ses deux journaux avaient cessé de paraître.
En , se tient un procès regroupant deux dossiers distincts celui de l'ANEP et celui de l’Agence nationale des loisirs et de la jeunesse (ANALJ) de la direction de la jeunesse et des sports (DJS). L'ancien ministre Abdelkader Khamri, reconnu coupable d' « abus de fonction, octroi d’indus avantages et dilapidation de deniers publics », est condamné en à 8 ans de prison ferme avec une amende d’un million de dinars.
En , la presse annonce l'ouverture d'un procès pour « détournement de fonds publics, octroi d’avantages indus et abus de fonction dans le cadre de la distribution de la publicité publique », visant notamment deux anciens ministres de la Communication, Hamid Grine et Djamel Kaouane,. Lors du procès qui se tient en , Hamid Grine est condamné à quatre ans de prison, Djamel Kaouane et l’ex-PDG de l’ANEP, Amine Échikr, sont condamnés à huit de prison.