Consonne spirante latérale alvéolaire vélarisée voisée

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Consonne spirante latérale alvéolaire vélarisée voisée
Symbole API lˠ
Numéro API 208
Unicode U+006C U+02E0

Symbole API alternatif lˤ
Numéro API alternatif
Unicode alternatif U+006C U+02E4

Symbole API alternatif ɫ
Numéro API alternatif
Unicode alternatif U+026B

X-SAMPA 5
Kirshenbaum l<vzd>

La consonne spirante latérale alvéolaire vélarisée voisée est un son consonantique présent dans certaines langues, également connu sous diverses appellations « impressionnistes » variables selon les langues considérées : l sombre, l gras, l dur. Le symbole le transcrivant dans l'alphabet phonétique international est [lˠ] (ou lˤ lorsque pharyngalisé).

Dans certains cas, cette consonne est pharyngalisée plutôt que vélarisée ; il est cependant courant d'employer le même signe dans les transcriptions phonétiques larges (c'est-à-dire qui entrent peu dans le détail de l'articulation des phones).

Dans les langues qui la connaissent, cette consonne est souvent un allophone de la consonne spirante latérale alvéolaire voisée [l]. Cependant, d'autres langues l'emploient comme phonème à part entière, et peuvent l'opposer à d'autres types de consonnes latérales.

La spirante latérale alvéolaire vélarisée voisée est très susceptible de se vocaliser en [u], [w] ou d'autres sons proches : le phénomène se retrouve dans l'évolution de nombreuses langues, dont le français.

Caractéristiques

Voici les caractéristiques de la consonne spirante latérale alvéolaire voisée.

En français

Le français moderne ne possède pas le [ɫ].

Cependant, ce son a existé en ancien français, en tant qu'allophone de [l] devant consonne, avant de se vocaliser en [u̯] en formant une diphtongue ou triphtongue avec la voyelle précédente. Plus tard dans l'évolution de la langue, ces diphtongues ou triphtongues ont été réduites à des voyelles simples par monophtongaison ou à des séquences semi-voyelle + voyelle, et l'orthographe conserve la trace de la prononciation ancienne :

Ce phénomène est à l'origine de nombreux pluriels en x dans l'orthographe du français moderne : en ancien français, la combinaison -us en fin de mot, très fréquente du fait de cette vocalisation, pouvait être abrégée en -x (ainsi chevaus pouvait s'écrire chevax), et l'orthographe moderne procède d'une contamination entre ces deux graphies.

En moyen français, il était fréquent que le l d'origine soit réécrit après le u qui procédait de sa vocalisation : on pouvait ainsi écrire sault pour saut, chevaulx pour chevaux. Ce type de graphie persiste aujourd'hui dans certains noms propres (Arnault) et dans quelques mots isolés comme pouls, aulx (pluriel d'ail), aulne, moult. Le l est parfois réintroduit dans la prononciation par hypercorrection, sous l'influence de l'orthographe.

Autres langues

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi