Voyelle moyenne postérieure arrondie

Voyelle moyenne postérieure arrondie
Symbole API o̞
Numéro API 307 430
Unicode U+006F U+031E

Symbole API alternatif ɔ̝
Numéro API alternatif 306 429
Unicode alternatif U+0254 U+031D

Symbole API alternatif (non standard) ꭥ
Numéro API alternatif (non standard)
Unicode alternatif (non standard) U+AB65

X-SAMPA o_o
Kirshenbaum

La voyelle moyenne postérieure arrondie est une voyelle utilisée dans certaines langues. Ce son se trouve à mi-chemin entre la voyelle mi-fermée postérieure arrondie [o] et la voyelle mi-ouverte postérieure arrondie [ɔ]. En alphabet phonétique international, on représente généralement cette voyelle avec le symbole diacrité [o̞] ou [ɔ̝].

Bernard Bloch (en) et George L. Trager (en) proposent le symbole oméga fermé ‹ ɷ › en 1940 et le symbole petite capitale e tréma ‹ ᴇ̈ › en 1942 pour représenter la voyelle moyenne postérieure non arrondie et le symbole petite capitale oméga ‹ ꭥ › pour représenter la voyelle moyenne postérieur arrondie,.

Terence H. Wilbur utilise l’oméga ‹ ꞷ › pour représenter la voyelle moyenne postérieure arrondie dans une description du basque publiée en 1979.

En sinologie, Hongkai Sun et Di Jiang recommande en 2004 l’utilisation du o cédille ‹ o̧ › pour transcrire la voyelle moyenne postérieure arrondie.

Langues

Notes et références

  1. ↑ Bloch et Trager 1940, p. 4.
  2. ↑ Bloch et Trager 1942, p. 22.
  3. ↑ Wilbur 1979, p. 6.
  4. ↑ Sun et Jiang 2004, p. 49-50.
  5. 1 2 Le /o/ espagnol comme le /o/ japonais a un degré d'aperture plus bas que le /o/ allemand, comme le symbolise le diacritique descendant; il se confond avec une voyelle moyenne.
  6. ↑ Écrit -a en graphie classique normalisée, -o en graphie mistralienne
  7. ↑ Voir la description du phone dans Hélène Coustenoble, La phonétique du Provençal moderne en terre d’Arles, , reprise par Jòrdi Deledar et Patrici Poujade, L’Occitan parlé en Ariège, Pamiers, Cercle occitan Prosper Estieu/IEO edicions, et (ca + oc) Patrici Poujade et Claudi Balaguer, Diccionari occità-català / catalan-occitan, Ediciones de La Tempestad,  ; une description similaire et détaillée du phone dans Pierre Monteil, Le Parler de Saint-Augustin : description linguistique d'un micro-dialecte occitan de Corrèze, Presses universitaires du Limousin, (ISBN 2-84287-056-5), qui soutient qu'on le retrouve également dans le a tel qu'il est réalisé dans plusieurs autres contextes phonétiques dans le parler limousin auquel est consacré son étude — il soutient qu'il correspond à un phonème distinct et fait la démonstration de l'opposition avec ò tonique issu de Ŏ latin — ; Robert Lafont, Éléments de phonétique de l'occitan, Valence-d'Albigeois, Vent Terral, , 2e éd. (1re éd. 1983) distingue pour sa part [o] — -a atone final — de [ɔ] — ò tonique et a vélarisé caractéristique de façon variable dans certains parlers du Massif central, notamment en rouergat et limousin, en quoi il s'oppose donc à Monteil 1997 — ; la plupart des auteurs — notamment (oc) Louis Alibert, Gramatica occitana segon los parlars lengadocians (1re éd. 1935) — ne le distinguent néanmoins pas de la voyelle mi-ouverte postérieure arrondie (en API [ɔ]) tonique (graphiée ò en norme classique) et transcrivent donc : casèla, calòta > [kaˈzɛlɔ], [kaˈlɔtɔ]

Sources