| Forme juridique |
association loi de 1901 (1985-1997) association de fait (1998-2016) |
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| Zone d’influence |
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| Fondation | 1984 |
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| Structure | collectif d'artistes |
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| Volontaires | quatre |
| Slogan | « Pas de partenaires, pas de mécènes, pas de dons, pas de subventions. Pas d’annonces, pas de convocations, pas de rencontres, pas d’échanges. Pas d’avenir, pas d’illusions, pas de reconnaissance. Inattendu, arbitraire, sans autorisation ni détérioration. » |
| Site web | http://www.art112ism.org/ |
ART112, fondé en Poitou-Charentes en 1983, est un collectif de quatre plasticiens activistes, « artistoïdes anonymes » qui réalise des œuvres éphémères dans l'espace urbain, sans détérioration et sans autorisation, le plus souvent par des installations, des happenings ou des sculptures abandonnées sur place,.
Le collectif est issu de la rencontre de trois lycéens à Cognac. De 1979 à 1983, le groupe, informel et anonyme, édite un journal, Antiphrase, puis se réoriente vers des happenings de rue.
En , il se déclare comme association de 1901, avec comme objet la « sauvegarde du délire, de l'antigrisaille » dans le but de commettre « des actes stupides et superflus ». Il se définit comme un « groupe d’action, mais aussi d’opinion » d'« artistoïdes » plasticiens.
Refusant toute étiquette et toute appartenance, indépendant des contraintes techniques ou financières, le collectif dit vouloir tester « jusqu’où peut-on aller », en vérifiant si les interdits ont du sens. Ce qui est important, ce n'est pas l’œuvre en elle-même, mais le geste libertaire et les réactions qu'il suscite : « Une façon de crier pendant qu’il est encore temps pour que la parole reste libre ».
Par ses détournements du mobilier urbain et ses installations provisoires, justes assorties d'un titre thématique, ce qu'il appelle des « attentats à l’humeur publique »,, le collectif affiche comme objectif de « faire réagir les passants en les poussant à la réflexion » et de recourir à l'art pour, « à la limite de la légalité et du politiquement correct », dénoncer la violence du monde. Il revendique son autonomie, en refusant toute subvention, tout don ou toute forme de récupération commerciale. Les photos de leurs happenings sont assorties d'une licence libre.
La première installation provisoire, Mort-nés a lieu en 1984, à l’occasion du Festival du film policier de Cognac. Ils dessinent 22 cadavres à la craie sur le sol, et invitent (sans succès) le ministre de l’Intérieur Gaston Defferre. Le collectif met fin à l'association officielle en 1997, et continue ses installations, effectuées de nuit ou masqués sous uniforme les rendant reconnaissables en tant que groupe bien qu'individuellement anonymes, et sans autorisations préalables. Les prises de décisions se font au consensus.
Sous l'intitulé « Les cellulaires », ART112 expose, en 1997 à la Galerie Zographia de Bordeaux, un parcours narratif et symbolique où le spectateur découvre des panneaux évoquant la liberté, la mort, l'enfermement. En , au cinéma Utopia de la même ville, le collectif installe ses « Attentats à l’humeur publique », une « expo détonante » selon le journal Sud Ouest.
« Nous ne sommes pas un groupe anarchiste, utopiste, éducateur ou professionnel de la politique. Nous nous contentons de déposer des actes sur la voie publique. Si le thème de l'anarchie était abordé, cela serait sous un angle philosophique. »

En une trentaine d'années, ce collectif a produit une centaine (112) d'installations provisoires, « de Cognac à Poitiers, de Bordeaux à Ronce-les-Bains, de Paris à Angers ». Parmi celles-ci :