| Princesse |
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| Princesse |
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| Naissance |
Années 760 ou vers |
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Après |
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Al-Hadi Hâroun ar-Rachîd Ubaydallah ibn al-Mahdi (en) Ulayya bint al-Mahdi |
| Conjoints |
Muhammad ibn Sulayman ibn Ali (en) (jusqu'en ) Ibrahim ibn Salih (en) (jusqu'en ) Jafar ben Yahya |
Abbasa bint al-Mahdi, né vers 765 et morte vers 804, est une princesse abbasside. Elle est la fille du calife abbasside al-Mahdi, sœur du calife Musa al-Hadi et de Harun al-Rashid.
Abbasa est la fille du troisième calife abbasside, al-Mahdi et une concubine du harem abbasside du nom de Rahim, elle est donc la mère de sa fille aînée survivante, Abbasa.
Son mari est Muhammad ibn Sulayman (en), un membre éminent d'une branche cadette de la dynastie abbasside, qui est longtemps gouverneur de Kufa et de Bassora. Il meurt au milieu du mois de novembre 789, la laissant veuve .
Elle épouse à nouveau un autre membre abbasside durant le règne de son frère Harun al-Rashid. Son second mari, Ibrahim ibn Salih (en), est membre d'une autre branche cadette de la dynastie abbasside : il est le cousin germain des deux premiers califes abbassides al-Saffah et al-Mansur. Il devint également le gendre du troisième calife abbasside al-Mahdi en vertu de son mariage avec la fille de cette dernière, Abbasa. Ibrahim meurt en 792, peu de temps après avoir été nommé gouverneur d'Égypte pour la deuxième fois.
Il existe plusieurs mythes et légendes autour d'Harun et de sa famille. Une légende tenace prétend que Harun al-Rashid est malheureux d'être un parent d'Abassa, car il est attiré par elle. Pour garder Abassa dans sa vie, il la ferait épouser Ja'far ibn Yahya. Ce mariage est censé être un mariage de convenance, mais Abassa en tombe amoureuse. La nuit, une esclave est envoyée dans la chambre de Ja'far, et Abassa prend sa place un soir. Abassa tombe enceinte et donne naissance à des jumeaux en secret. Les jumeaux seraient élevés à La Mecque. Harun finit par découvrir leur relation et fait tuer Ja'far. Abassa est soit tué, soit exilé ,,. Une seconde version fait abstraction de la passion amoureuse et indique que l'ébriété de l'un ou des deux époux lors d'une fête entraîne la consommation du mariage. Un enfant naît de cette union et se trouve confié à une nourrice à La Mecque. Une servante dénonce le couple au calife, qui fait exécuter Jaʿfar après avoir vérifié les faits.
Si les historiens anciens comme al-Ṭabarī et al-Masʿūdī ne mentionnent pas le sort d'ʿAbbāsa après la mort de Jaʿfar, des récits ultérieurs enrichissent l'épisode de détails dramatiques et folkloriques. Chez al-Maqdisī, ʿAbbāsa est enfermée dans un coffre et enterrée vivante dans un puits avec ses enfants. Des textes plus tardifs, comme le Taʾrīkh-i āl-i Barmak ou le récit d'al-Itlīdī, ajoutent le massacre des ouvriers ayant creusé la fosse ou la mise à mort des enfants par le calife. Certains textes attribuent à la princesse les prénoms de Fākhita ou Maymūna.
L'authenticité historique de cette relation amoureuse est remise en cause dès le Xe siècle. Al-Jahshiyari (en) rapporte les propos du bourreau Masrūr qualifiant l'histoire de rumeur populaire. L'historien Ibn Khaldūn rejette la véracité du récit, jugeant invraisemblable qu'une princesse de sang royal s'expose à une telle déchéance. L'émergence de cette légende s'expliquerait par le secret ayant entouré l'éviction brutale des Barmécides. Enfin, les récits fictifs présentent ʿAbbāsa comme une jeune femme ou une vierge au moment des faits alors que, selon al-Ṭabarī, elle est plus âgée d'un an que son demi-frère al-Hādī, ce qui lui donne environ 43 ou 44 ans lors de l'exécution de Jaʿfar en 803.