| Nom de naissance | Achille Braschi |
|---|---|
| Naissance |
Rome, Italie |
| Décès |
Rome, Italie |
| Nationalité | italienne |
| Activité principale |
Ténor ténor dramatique |
| Style | Opéra |
| Activités annexes | Professeur de chant |
| Lieux d'activité | Italie, France, Belgique, Autriche, Royaume-Uni, Espagne, Suisse |
| Années d'activité | 1934-1960 |
| Collaborations | Giulietta Simionato, Arturo Basile, Carlo Tagliabue, Erasmo Ghiglia |
| Éditeurs | Cetra, Everest, Orbis |
| Formation | Études de chant à Rome |
| Maîtres | Morini ; Manfredo Polverosi |
Œuvres principales
Aida, Il trovatore, La forza del destino, Cavalleria rusticana, La Juive, Pagliacci, Tosca, Turandot
Répertoire
Achille Braschi est un ténor italien, né en à Rome et mort le dans la même ville. Actif sur les scènes italiennes et françaises entre les années 1930 et les années 1960, il laisse une trace discographique notable avec l'enregistrement de Cavalleria rusticana réalisé en 1952 pour la Cetra aux côtés de Giulietta Simionato.
Achille Braschi naît en 1909 à Rome,. Il étudie le chant à Rome. Les sources mentionnent comme maître Morini, élève de Léon Escalais, ou Manfredo Polverosi,.
Il débute en 1934 à Bari, dans le rôle de Don Alvaro dans La forza del destino,. Pendant plusieurs années, il chante dans des théâtres secondaires italiens, avec des apparitions à Trieste, Naples, Palerme, Rome, Milan, Florence, Livourne et Vérone.
Après la Seconde Guerre mondiale, sa carrière prend de l'ampleur. Il se produit au Teatro San Carlo de Naples, aux Arènes de Vérone, à l'Opéra de Rome, à Trieste, au Maggio Musicale Fiorentino et à Palerme.
Il chante également à l'étranger, en particulier en France. Il paraît à Lyon, à Bordeaux en 1959, à Marseille entre 1957 et 1963, ainsi qu'à Nice et à Lille,. À Lille, il chante Manrico en 1955 en italien au milieu d'une distribution chantant en français, pratique qu'il répète comme Éléazar dans La Juive en 1956 et comme Turiddu en 1957 ; lors d'un bis de Rachel, quand du Seigneur, il le donne en français. Ses engagements le conduisent aussi à Bruxelles, Graz, Vienne – à la Volksoper, et non au Staatsoper –, Londres, Madrid, Barcelone et Genève,.
Sa carrière reste majoritairement cantonnée aux théâtres secondaires, ce qui surprend compte tenu de la solidité de sa voix. Il est très demandé comme remplaçant de collègues malades, « parce que, manifestement, lui-même n'était jamais malade et pouvait toujours chanter ». Son apparence scénique est en revanche décrite comme un handicap : extrêmement petit, et « apparemment dépourvu de toute capacité ou ambition d'acteur ».
Il poursuit son activité scénique jusque dans la seconde moitié des années 1960,.
Après le ralentissement de sa carrière scénique, il travaille comme professeur de chant à Rome.
La voix d'Achille Braschi est décrite comme un ténor dramatique puissant, au timbre pénétrant et à la projection solide.
Dans son compte rendu de l'enregistrement de Cavalleria rusticana de 1952, Ralph Moore relève un ton serré et un vibrato caprin marqué, attribué à une tension vocale importante. Cette émission, jugée irritante au disque, pouvait se révéler efficace en salle.
La critique de The Record Collector le range parmi les « vibrato-owners », « very wide some would say, but he is vibrant ».
Jean Cabourg, dans L'avant-scène opéra, écrit à propos de sa Turiddu pour Cetra : « On Cetra we can hear the tenor Achille Braschi (the man who sang the ‘Di quella pira’ thrice in one evening!) as Turiddu: Instead of excessive complexes a voice like elemental forces, with a temper and healthiness, which unfortunately belong to the past. »
Opera Vivrà le classe, avec Antonio Annaloro, Leonida Bellon, Vasco Campagnano ou Mario Filippeschi, dans « la longue liste des ténors de premier ordre éclipsés par les carrières exceptionnelles » de la génération Del Monaco / Corelli / Bergonzi.
Son répertoire comprend notamment Manrico dans Il trovatore, Turiddu dans Cavalleria rusticana, Radamès dans Aida, Don Alvaro dans La forza del destino et Éléazar dans La Juive,. Sa voix robuste lui permet de bisser régulièrement, et il chante souvent Di quella pira jusqu'à trois fois consécutives, toujours juste,.
Cette liste reprend les rôles attestés dans les sources biographiques de référence.
La discographie commerciale de Braschi est rare.
| Année | Opéra | Rôle | Partenaires | Chef | Label |
|---|---|---|---|---|---|
| 1952 | Cavalleria rusticana, Pietro Mascagni | Turiddu | Giulietta Simionato (Santuzza), Carlo Tagliabue (Alfio), Fernanda Cadoni (Lola), Liliana Pellegrino (Lucia) | Arturo Basile | Cetra, rééd. Everest S-410/2 |
| 1952 | Aida, Giuseppe Verdi (extraits) | Radamès | Olga Carossi (Amneris) | Erasmo Ghiglia | Allegro – Orchestre du Maggio Musicale Fiorentino, Florence |
L'enregistrement de Cavalleria rusticana est réalisé en 1952 à Turin avec l'Orchestre lyrique et le Chœur de la Cetra, sous la direction d'Arturo Basile. Il est publié dans la Cetra opera series et réédité en 1967 par Everest.
Des sélections « live » circulent chez les collectionneurs.