| Acqui Terme | |
Panorama | |
Armoiries |
Drapeau |
| Noms | |
|---|---|
| Nom piémontais | Àich |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Maire Mandat |
Danilo Rapetti depuis 2022 |
| Code postal | 15011 |
| Code ISTAT | 006001 |
| Code cadastral | A052 |
| Préfixe tél. | 0144 |
| Démographie | |
| Gentilé | acquesi |
| Population | 19 017 hab. (2026) |
| Densité | 571 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 44° 43′ 00″ nord, 8° 28′ 00″ est |
| Altitude | Min. 156 m Max. 156 m |
| Superficie | 3 330 ha = 33,3 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | Saint Guido |
| Fête patronale | 11 juillet |
| Localisation | |
Localisation dans la province d'Alexandrie. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Acqui Terme est une commune italienne d'environ 19 000 habitants, située dans la province d'Alexandrie, dans la région Piémont, à une trentaine de kilomètres au sud-ouest d'Alexandrie.
Réputée depuis l'Antiquité pour ses sources sulfureuses, la ville est fondée par les Romains sous le nom d'Aquae Statiellae et devient l'un des centres thermaux les plus renommés de l'Empire. Sa source la plus célèbre, la Bollente, jaillit au centre du tissu urbain à 75 °C et constitue l'emblème de la cité.
Siège épiscopal depuis le IVe siècle, dotée d'une cathédrale consacrée en 1067, Acqui Terme conserve un patrimoine romain et médiéval notable. Elle se trouve au cœur du site des « paysages viticoles du Piémont : Langhe-Roero et Monferrato », inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, et donne son nom au vin Brachetto d'Acqui.

La commune s'étend sur environ 33 km2 à 156 m d'altitude, dans le Haut-Montferrat, sur les rives de la Bormida. Avec une densité proche de 570 hab/km2, Acqui Terme est la commune la plus densément peuplée de la province d'Alexandrie.
Le territoire s'inscrit dans le périmètre du site « paysages viticoles du Piémont : Langhe-Roero et Monferrato », classé au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Alice Bel Colle, Castel Rocchero, Cavatore, Grognardo, Melazzo, Montabone, Ricaldone, Strevi, Terzo et Visone.
Les principaux hameaux sont Lussito, Ovrano et Moirano ; le territoire compte en outre de nombreux lieux-dits, parmi lesquels Bagni, Borgo Lavandara, Loreto et Montemarino.
Le site est occupé par la tribu ligure des Statiellates, soumise par les Romains en IIe siècle av. J.-C.. La cité prend alors le nom d'Aquae Statiellae et devient un centre thermal prospère ainsi qu'un carrefour commercial,. Elle est reliée par la route à Alba Pompeia et à Augusta Taurinorum, l'actuelle Turin.
Les vestiges romains comptent parmi les mieux conservés du Piémont. L'aqueduc qui alimentait la ville subsiste sous la forme d'une série d'arches de brique rouge près du pont Carlo Alberto, sur la Bormida,. Ont également été mis au jour un complexe thermal comprenant une piscine et un caldarium, un théâtre antique aménagé en exploitant la pente naturelle de la colline près de l'actuelle piazza della Bollente, et un atelier artisanal de la via Cassino, daté des Ier et IIe siècles et resté en activité jusqu'au début du Moyen Âge.
Les bains antiques sont mentionnés par Paul Diacre puis par le chroniqueur Liutprand de Crémone.
Un évêché est fondé au IVe siècle. Au VIe siècle, la ville est intégrée au royaume lombard.
Au début du Xe siècle, Acqui subit les incursions de musulmans venus de la colonie andalouse du Fraxinet ; les sources situent l'épisode en 905, 906 ou 919,,,. La ville est alors vidée de sa population. En 935 ou 936, une nouvelle incursion menée par un certain Sagittus — peut-être une transcription latine du prénom arabe Saʿīd — est repoussée.
De 978 à 1135, la cité est gouvernée par l'évêque du diocèse. La construction de la cathédrale commence en 989 ; l'édifice est consacré en 1067. En 1278, Acqui est annexée au marquisat de Montferrat, dont elle relève jusqu'à son acquisition par le duché de Savoie en 1708, situation confirmée par les traités d'Utrecht de 1713 et par le traité de Rastatt de 1714.
Les 13 et , Bonaparte et Augereau remportent plusieurs victoires à proximité, dans le prolongement de la bataille de Montenotte : la bataille de Millesimo contre les troupes du général Provera et la seconde bataille de Dego contre les Autrichiens.
De 1805 à 1814, Acqui Terme est le chef-lieu de l'arrondissement d'Acqui, dans le département de Montenotte, créé le dans le cadre de la réorganisation administrative napoléonienne et supprimé le .
Au XIXe siècle, la renommée des thermes s'étend jusqu'en France : l'historien Jules Michelet y séjourne en 1854. Dans les années 1870, l'architecte Giovanni Ceruti conçoit le pavillon de marbre qui abrite la source de la Bollente. La ville est raccordée au réseau ferroviaire vers Gênes en 1892.
Les mandats de 2007 à 2017 restent à documenter.
Aux élections de juin 2022, Danilo Rapetti, déjà maire de 2002 à 2007, l'emporte au second tour face au maire sortant Lorenzo Lucchini, à la tête d'une coalition de quatre listes civiques,. Né à Acqui Terme en 1971 et chef d'entreprise, il est titulaire d'une maîtrise universitaire.
Le premier tour, particulièrement fragmenté, avait vu s'affronter six candidats, dont deux anciens maires de la ville.
La commune compte environ 19 000 habitants. Elle adhère aux associations Città del Vino et Comuni Termali, ainsi qu'au réseau des Comuni Solidali.
L'économie repose principalement sur le thermalisme et le tourisme qui en découle. La viticulture constitue le second pilier : la commune donne son nom au Brachetto d'Acqui, vin rouge doux bénéficiant d'une DOCG.
Le travail du fer forgé demeure une activité artisanale traditionnelle.
La source de la Bollente jaillit au centre géographique de la ville, sur la place qui porte son nom. Son eau sulfureuse, également riche en brome et en iode, sort à environ 75 °C avec un débit voisin de 560 litres par minute,. Elle est protégée depuis les années 1870 par un édicule de marbre de plan octogonal, dû à Giovanni Ceruti,. L'accès en est libre toute l'année et les habitants y remplissent quotidiennement leurs récipients.
La cathédrale Santa Maria Assunta est édifiée à partir de 989 et consacrée en 1067 par l'évêque Guido. De style roman, elle présente un plan en croix latine et cinq nefs,.
La façade est percée d'une rosace de la fin du XVe siècle et précédée d'un portique du XVIIe siècle ; le portail principal est l'œuvre du sculpteur Giovanni Antonio Pilacorte. Le clocher, de facture gothique, date de 1479.
L'intérieur conserve le triptyque de la « Vierge de Montserrat », œuvre du peintre espagnol Bartolomé Bermejo datée de la fin du XVe siècle, ainsi qu'un autel baroque dédié à saint Guido,.
Mentionné pour la première fois en 1056, le château est reconstruit au XVe siècle par le marquis Guillaume de Montferrat. Il abrite depuis 2001 le musée archéologique municipal, consacré à la ville antique,.
L'église San Pietro, dite dell'Addolorata, d'origine paléochrétienne, est presque entièrement reconstruite aux Xe et XIe siècles en style roman, lorsqu'elle devient abbaye bénédictine. Largement remaniée au XVIIIe siècle, elle retrouve un aspect néo-roman dans les années 1930.
L'église Saint-François conserve deux cloîtres du XVe siècle provenant de l'ancien couvent franciscain. La Torre civica dell'Orologio commande l'accès à la piazza della Bollente depuis le corso Italia.
La devise de la ville est Arte et Marte, que l'on peut rendre par « par l'art et par les armes ». Un dialecte de la langue piémontaise y demeure en usage.
Parmi les manifestations récurrentes figure la Biennale internationale de gravure, consacrée à l'art de l'estampe.
Le principal club de football de la ville est l'Acqui 1911.