| Naissance | |
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| Nationalité |
américaine grecque |
| Profession |
Réalisateur Scénariste Monteur Acteur |
| Films notables |
Caroline and Jackie Newly Single Diary of a Spy |
Adam Christian Clark, né le , est un réalisateur, scénariste, monteur et acteur gréco-américain, dont les films sont remarqués pour le naturalisme de leurs dialogues et de leur mise en scène,.
Clark étudie à la USC School of Cinematic Arts, l'école de cinéma de l'Université de Californie du Sud. Encore étudiant, il réalise des épisodes de Big Brother, l'émission de télé-réalité diffusée par CBS. Il rejoint ensuite le vivier de réalisateurs de la société de production A Band Apart, fondée par Quentin Tarantino et Lawrence Bender, pour laquelle il écrit et réalise des programmes de télévision, des clips et des films publicitaires. Il travaille notamment avec Kanye West, Jackie Chan, Gnarls Barkley, Lupe Fiasco et Girl Talk}.
Clark passe l'année 2006 à Shanghai, où il écrit et réalise la première émission de télé-réalité produite en Chine continentale. En 2008, il mène deux projets avec l'écrivain et journaliste Charlie LeDuff (en) : The Editor, un court métrage interprété par Richard Riehle et inspiré du passage de LeDuff au New York Times, et Bag Men, un scénario de long métrage écrit pour Plan B Entertainment. En 2009, il retourne en Chine pour tourner Goodbye Shanghai, court métrage dont il signe également le scénario, consacré à des espions occidentaux opérant sous couverture de banquiers d'affaires. Le film est primé dans plusieurs festivals nationaux et internationaux,.
Le premier long métrage de Clark, Caroline and Jackie (en), est présenté en avant-première mondiale au Festival du film de Tribeca 2012 et reçoit un accueil critique favorable. Dans Variety, John Anderson salue la prise de risque du réalisateur dans ce portrait de deux sœurs en crise et juge l'impact émotionnel cumulé du film « saisissant ». Le film sort en salles aux États-Unis en 2013, distribué par Phase 4 Films (en).
Son deuxième long métrage, Newly Single (en), est présenté en compétition principale au Festival du film Nuits noires de Tallinn (PÖFF) en 2017 ; il s'agit du premier rôle de Clark devant la caméra dans un long métrage,. Le New York Times y voit une comédie noire consacrée aux « mésaventures sexuelles et professionnelles d'un cinéaste en difficulté ». Distribué en 2018 par Gravitas Ventures, le film affiche en 2024 un taux d'approbation de 88 % sur l'agrégateur Rotten Tomatoes.
Le troisième long métrage de Clark, Diary of a Spy (en), est distribué par XYZ Films au milieu de l'année 2022. Première incursion du cinéaste dans un genre constitué, le film reçoit un accueil mitigé et affiche en 2024 un taux d'approbation de 57 % sur Rotten Tomatoes. Josh Bell, dans Crooked Marquee, lui reproche de « vider le genre de tout suspense », tandis que Shelagh Rowan-Legg, pour Screen Anarchy (en), y lit au contraire une entrée oblique dans l'univers de l'espionnage, attentive à « la vulnérabilité humaine et au prix de son exploitation ».
Bells est le quatrième long métrage de Clark et le premier qu'il tourne en Grèce. Filmé dans le centre d'Athènes, ce drame bilingue, en grec et en anglais, réunit Stefania Goulioti et Klelia Andriolatou aux côtés de Themis Bazaka (en), Panos Vlahos, Makis Papadimitriou (en), Pygmalion Dadakaridis et Giorgos Gallos, Clark tenant lui-même l'un des rôles principaux,. Situé au cours d'un hiver athénien, le film suit Eleni (Goulioti), gardienne de nuit menacée de perdre la maison familiale, et John (Clark), architecte américain fiancé à Daphne (Andriolatou), responsable du développement d'un musée d'art contemporain ; leurs existences s'enchevêtrent dans une liaison menée en marge de leur vie ordinaire. Clark présente le film comme une étude de la solitude et dit en avoir emprunté le titre aux cloches d'église qui structurent le paysage sonore grec.
Étudiant en cinéma à l'Université de Californie du Sud, Clark se lie d'amitié avec son professeur, le directeur de la photographie William A. Fraker. Il lui attribue son goût pour une lumière dure et une direction artistique formaliste.
Clark revendique par ailleurs l'influence du Nouvel Hollywood, ainsi que celle de John Cassavetes et de Robert Altman,.
Le cinéma de Clark est centré sur les personnages et travaille de façon récurrente la famille, l'isolement et les formes contemporaines de la relation amoureuse,,.
Interrogé sur son style par IndieWire en 2012, Clark explique viser, à toutes les étapes de la fabrication, « le plus haut degré de réalité possible » : son souhait est que la caméra, la lumière, le son, le jeu des interprètes et son propre ego passent aussi inaperçus que possible, jusqu'à donner au spectateur, ne serait-ce qu'un instant, le sentiment d'observer sa propre famille.