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Adolphe Paul Ghislain Joseph Biarent |
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Adolphe Biarent, né le à Frasnes-lez-Gosselies, et mort le à Mont-sur-Marchienne (Charleroi), est un compositeur, chef d'orchestre, violoncelliste, pianiste, organiste et professeur de musique classique belge.
Adolphe Biarent, né le à Frasnes-lez-Gosselies, est le fils de Jules Biarent, menuisier, et d'Octavie Renaud, d'origine française. En 1879, la famille s'installe à Montigny-le-Tilleul, où deux des filles deviendront institutrices. Le , il se marie avec Hélène Moreau à Charleroi.
Il commence à pratiquer la musique grâce à un concertiste de l'harmonie de Frasnes-lez-Gosselies, son village natal. Au vu de ses talents musicaux, les parents d'Adolphe Biarent l'inscrivent au Conservatoire royal de Bruxelles, où il remporte en 1890 le premier prix d'harmonie. Il se forme ensuite au Conservatoire royal de Gand, notamment avec Émile Mathieu, où il termine ses études en 1896 en remportant le premier prix de fugue. Après ses études, il devient professeur à l'Académie de musique à Montigny-le-Tilleul et à l'Académie royale de musique de Charleroi.
Un Prix de Rome en composition musicale obtenu en 1901 avec sa cantate Œdipe à Colone lui permet de découvrir l’Italie et surtout l’Autriche et l’Allemagne, sur les traces de ses maîtres préférés, Beethoven et Wagner. De nature discrète, l'on sait peu de choses sur ses voyages.
De retour en Belgique, il met toute son énergie et son talent à doter Charleroi d’une vie musicale de qualité. À l'Académie royale de musique de Charleroi, il est professeur de solfège, d'harmonie, de contrepoint, de musique de chambre et de fugue. Il a comme élève Fernand Quinet, futur compositeur et chef d'orchestre de renommée mondiale. Il contribue en 1906 à la création d'un orchestre philharmonique au sein de l'Académie royale de musique de Charleroi. À partir de 1907, il dirige comme chef d'orchestre cet ensemble instrumental lors de concerts auxquels participent de célèbres solistes tels Eugène Ysaye et Arthur De Greef. La programmation de l'orchestre intègre à plusieurs reprises ses propres compositions ainsi que celles d'autres compositeurs wallons.
Au cours de la Première Guerre mondiale, il décède d'une hémorragie cérébrale à 44 ans et est inhumé au cimetière de Montigny-le-Tilleul.
L'œuvre de Biarent s'imprègne du courant romantique et de ses grands représentants. Il est dans la lignée de César Franck et de Richard Wagner et puise notamment son inspiration dans ses contemporains allemands et autrichiens. Il manifeste également son attachement au sol natal wallon et à sa région par des compositions telles que Les trois mélodies pour chant et orchestre sur des poèmes d'écrivains du Pays Noir, la Rhapsodie wallonne pour piano et orchestre, et la Marche triomphale, dédiée à la Ville de Charleroi.
En 1917, son élève Fernand Quinet crée sa sonate pour violoncelle et piano.
En 1931, les autorités de Montigny-le-Tilleul plantent un tilleul de Hollande en hommage à sa mémoire (remplacé après sa dégradation par un autre tilleul en 1933).
La « Place Adolphe Biarent » à Montigny-le-Tilleul et la « Rue Adolphe Biarent » à Charleroi (depuis 1948) lui rendent hommage. Cette rue de Charleroi accueille depuis 1964 le Conservatoire Arthur Grumiaux.
Dans le cadre de manifestations en hommage d'Alphonse Biarent, un médaillon en bronze à son effigie est inauguré le dans le hall d'entrée du Conservatoire de Charleroi et un récital de ses œuvres est organisé dans la salle des fêtes de l'hôtel de ville de Charleroi.