| Agbogboli | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Région des plateaux |
| Préfecture | Préfecture d'Amou, commune d'Amou 2 |
| Indicatif téléphonique international | +(228) |
| Fuseau horaire | UTC +0 |
| Démographie | |
| Population | 300 hab. (2010) |
| Population de l'agglomération | 500 hab. (2010) |
| Géographie | |
| Coordonnées | 7° 17′ 36″ nord, 1° 00′ 07″ est |
| Altitude | 270 m Min. 250 m Max. 290 m |
| Localisation | |
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Agbogboli est un village du Togo, situé à proximité d'Amou Oblo, dans la préfecture d'Amou, qui appartient à la région des Plateaux. Son nom signifie « dans les murailles » en akposso.
Agbogboli est un village de la préfecture d'Amou (chef-lieu : Amlamé), dans la région des Plateaux, inclus dans la commune d'Amou 2. Il est situé à 18 kilomètres d'Amou Oblo et à 24 kilomètres d'Amlamé, la plus grande ville de la préfecture.
L'agglomération d'Agbogboli est formée d'autres petits villages, tels que Agbezoli Kopé, Oukouayem, Tonoukpo, Ebè Kopé et Ananivi Kopé.
Le nom Agbogboli signifie «dans les murailles» en akposso.
L’histoire de l’occupation d'Agbogboli remonte à 500 ans. Selon la tradition orale, la construction des murailles remonterait à la période située entre 1590 et 1680, dates auxquelles le peuple Akposso est installé avec certitude dans la région. À cette époque, les murailles d'Agbogbo protègent les habitants contre les envahisseurs et les animaux sauvages et délimitent les champs de cultures et les habitations. Les restes des murailles pourraient faire du village un site touristique.
Agbogboli et les Akposso
Agbogboli, situé entre les monts Logbo et Haïto, est le lieu d'origine légendaire de l'ancêtre Ida et le berceau identitaire du peuple Akposso. Ce site fortifié, construit comme ouvrage de défense, est au cœur de la tradition d'autochtonie conservée dans le canton Logbo.
C'est depuis Agbogboli que les Akposso migrèrent vers Akposso-Koubi (aujourd'hui au Ghana), notamment sous la pression de la tyrannie du roi Agokoli. Akposso-Koubi devint alors le point de départ de plusieurs vagues migratoires.
La première vague vit s'installer les groupes Logbo sur les monts Ibofo, puis dans la plaine et sur les flancs de montagne, donnant naissance aux villages de Témédja, Ebéva, Avédjé, Adogli, Owlouka (actuel Kpatégan), Wakpa et Ogouméwou.
La deuxième vague, conduite par l'ancêtre Tchoklobi, aboutit à la fondation de Sodo. De là, les lignages Ouma essaimèrent et créèrent les villages d'Amou-Oblo, Emla (Amlamé), Agadji, Ussitsè (Ezimé), Ayomé, Idifou et Ekéto.
Agbogboli apparaît ainsi comme l'origine première d'une longue chaîne migratoire qui a façonné une grande partie du peuplement Akposso de la région.
Agbogboli est une commune rurale avec une économie principalement basée sur l'agriculture, notamment la culture du maïs, du haricot, du soja, des arachides, du coton, du café et du cacao.
Le fonio (Digitaria exilis) est une source de nourriture importante pour éviter la malnutrition ou la famine.
La fête du fonio, aussi appelée Ovazu (ova désignant le fonio et zu la fête, en langue akposso), est la principale fête traditionnelle des Akpossos et Akébou. C'est une fête annuelle célébrée entre novembre et décembre, alternativement à Amlamé et à Badou, pour célébrer la récolte et la consommation du fonio, céréale considérée comme sacrée pour le peuple Akposso.
Les Akpossos sont également connus pour leurs danses traditionnelles, en particulier la danse gbeko.
Le village compte une école, l'école primaire publique d'Agbogboli, construite à l'époque coloniale allemande, avant d'être rénovée[réf. nécessaire].
Agbogboli est relié à Amou Oblo par une route très pratiquée mais non bitumée. Cette route relie la nationale Atakpamé-Kpalimé par Amou Oblo et à la nationale n°1 par Gléï.