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Laurence Caillet (d) |
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Prix Sade () Prix Biguet () |
Agnès Giard, née le à Vannes, est une anthropologue, écrivaine et journaliste française.
Chercheuse associée à l’université Paris Nanterre (laboratoire Sophiapol). Ses recherches portent sur l'industrie des simulacres affectifs (épouse holographique, partenaire numérique, poupée vocale, clone post-mortem, love doll) dans le contexte du dépeuplement du Japon.
Agnès Giard est une ancienne élève d'hypokhâgne-khâgne au lycée Fénelon, à Paris.
En 2015, elle soutient une thèse de doctorat d'anthropologie, portant sur l'effet de présence dans les objets anthropomorphiques japonais,.
Elle fait ses débuts dans les premiers fanzines de culture japonaise, qui inaugurent le concept du Cool Japan, et dans Nova Magazine, avant d’investir la presse cyber (Univers interactif), la presse masculine et la presse féminine. En 1997, elle se rend pour la première fois au Japon. En 2000, elle devient correspondante du magazine japonais SM & Sniper où elle tient, pendant dix ans, une chronique régulière.
En 2003, elle publie un livre d’art au Japon, Fetish Mode, puis entame une série de recherches qui seront publiées en collaboration avec des artistes contemporains japonais tels que Tadanori Yokoo, Makoto Aida, Yasuji Watanabe, Takato Yamamoto, Gengoroh Tagame, Fuco Ueda, Suehiro Maruo, Yuji Moriguchi, Toshio Saeki, etc.
Publié en 2006, son ouvrage L’Imaginaire érotique au Japon propose une grille d’analyse inédite de la société japonaise par le biais de son rapport au corps, au sexe et au sacré. Suivent un Dictionnaire de l’amour et du plaisir au Japon (2008), puis un livre de design tissant le lien entre objets de culte, jouets sexuels et gadgets pour otaku : Les Objets du désir au Japon (2009).
Résidente en 2010 à la villa Kujoyama, Agnès Giard publie ensuite, sous l’égide du ministère des Affaires étrangères, une anthologie critique des histoires d’amour les plus révélatrices de la culture contemporaine japonaise.
Elle est l’organisatrice, avec le laboratoire Sophiapol, de deux colloques internationaux spécifiquement dédiés aux ersatz émotionnels : « L’Attachement aux cyber-choses. Logiciels sentimentaux, love-bots et séducteurs de synthèse » (2017) et « Techno-réalités et créatures affectives : les dispositifs de simulation amoureuse » (2018).
Au sein du groupe de recherche Emtech (Emotional machines: The Technological Transformation of Intimacy in Japan) à Freie Universität Berlin, elle organise ensuite les colloques internationaux Emotional Attachment to Machines: New Ways of Relationship-Building in Japan (2019) et Desired identities: New-Technology based Metamorphosis in Japan (en 2020).
Elle est membre du comité de direction de la revue Hermès et membre du conseil éditorial de la revue Terrain, depuis fin 2017.