Agnes Taubert

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Agnes Marie Constanze Taubert
Naissance
Décès
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BerlinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Principaux intérêts
Influencée par
Conjoint

Agnes Taubert ou Agnes von Hartmann, aussi connue sous ses noms de plume A. T. et A. Taubert, est une philosophe allemande associée au pessimisme post-Schopenhauérien née le à Stralsund (Prusse) et morte le à Berlin. Elle est l'épouse du philosophe Eduard von Hartmann. Elle a publié deux livres, Philosophie gegen naturwissenschaftliche Ueberhebung et Der Pessimismus und seine Gegner (en français, « Le pessimisme et ses opposants »), et a participé à la querelle du pessimisme, devenant ainsi l'une des premières femmes à tenir un rôle de premier plan dans un débat intellectuel public en Allemagne.

Biographie

Premières années

Agnes Marie Constanze Taubert est née le 7 janvier 1844 à Stralsund, dans le royaume de Prusse. Elle est la fille d'Albert Hartmann Taubert et de Friederike Agnes Wilhelmine Taubert,. Elle est baptisée le 1er février 1844 en Poméranie. Son père était colonel d'artillerie et connaissait le père du philosophe Eduard von Hartmann,. En 1872, elle épouse von Hartmann à Berlin-Charlottenburg et le couple a un enfant.

Carrière

Taubert a soutenu l'ouvrage de son mari paru en 1869, Philosophie de l'Inconscient, et a écrit deux livres sous les pseudonymes A. T. et A. Taubert. Ses deux œuvres défendent les idées de von Hartmann tout en critiquant certains aspects de celles-ci,,.

Frederick C. Beiser affirme que ses publications sous pseudonyme ont fait que Taubert n'était pas identifiée comme une femme philosophe et que ses textes ont été reçus comme s'ils avaient été écrits par un homme. Il soutient que les écrits de Taubert ont joué un rôle important dans la querelle du pessimisme en Allemagne,. Selon Carl Heymons, éditeur de von Hartmann, Taubert était étroitement impliquée dans la planification et la gestion des réponses de son mari aux critiques durant la controverse.

Dans son travail, Taubert définit le problème central du pessimisme philosophique comme « une question de mesure de la valeur eudémonologique de la vie afin de déterminer si l'existence est ou non préférable à la non-existence ». Comme von Hartmann, elle soutient que la question peut être résolue par le biais de l'observation empirique.

Mort

Taubert est morte à Berlin le 8 mai 1877, à l'âge de 33 ans, d'une crise de rhumatisme articulaire qui a été décrite comme « extrêmement douloureuse »,,.

Réception

Frederick C. Beiser décrit Taubert comme « l'une des premières femmes à tenir un rôle de premier plan dans un débat intellectuel public en Allemagne ». Il qualifie également Agnes Taubert et Olga Plümacher de « philosophes oubliées » de la fin du xixe siècle et a participé à l'écriture d'un chapitre dédié dans The Oxford Handbook of Nineteenth-Century Women Philosophers in the German Tradition. Dans un article publié en 2018 pour l'American Philosophical Association, Carol Bensick compare Agnes Taubert à Olga Plümacher et Amalie J. Hathaway dans le contexte de la querelle du pessimisme.

En 2023, les Éditions Sequitur publient une traduction en espagnol de Der Pessimismus und seine Gegner intitulée El pesimismo y sus adversarios, dans leur collection Biblioteca pesimista.

Publications

Liens externes

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Agnes Taubert » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 (en) « Taubert, Agnes (1844-1877) », Center for the History of Women Philosophers and Scientists (consulté le )
  2. 1 2 « Agnes Marie Ernstarge Taubert », Germany, Lutheran Baptisms, Marriages, and Burials, 1500-1971, Ancestry.com (consulté le ), p. 107
  3. ↑ (en) Radoslav A. Tsanoff, The Nature of Evil, New York, The Macmillan Company, (lire en ligne), p. 344–347
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  5. ↑ (de) Gothaisches genealogisches Taschenbuch der briefadeligen Häuser, Gotha, J. Perthes, (lire en ligne), p. 270
  6. ↑ (de) « Taubert, Agnes », Deutsche Nationalbibliothek (consulté le )
  7. ↑ (en) Andrew Cusack, Johannes Scherr: Mediating Culture in the German Nineteenth Century, Rochester, New York, Camden House, (ISBN 978-1-64014-057-8, lire en ligne), p. 137
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  9. 1 2 3 (en) Frederick C. Beiser, The Oxford Handbook of Nineteenth-Century Women Philosophers in the German Tradition, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-006623-9, DOI 10.1093/oxfordhb/9780190066239.013.30, lire en ligne Inscription nécessaire), « Two Female Pessimists », p. 471–492
  10. 1 2 3 4 (en) Frederick C. Beiser, After Hegel: German Philosophy, 1840–1900, Princeton University Press, (ISBN 978-0-691-17371-9, DOI 10.23943/princeton/9780691163093.001.0001, lire en ligne), « Two Forgotten Women Philosophers », p. 217–220
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  12. ↑ (en) Edward von Hartmann, The Sexes Compared and Other Essays, London, Swan Sonnenschein & Co., (lire en ligne), « Translator's Preface », v
  13. ↑ (en-US) Carol Bensick, « An Unknown American Contribution to the German Pessimism Controversy: Amalie J. Hathaway's 'Schopenhauer' », Blog of the APA, American Philosophical Association, (consulté le )
  14. ↑ (es) Agnes Taubert (trad. Manuel Perez Cornejo), El pesimismo y sus adversarios, Ediciones Sequitur, (ISBN 978-84-15707-92-9)
  15. ↑ (de) Philosophie gegen naturwissenschaftliche Ueberhebung: eine Zurechtweisung des Dr. med. Geo. Stiebeling und seiner angeblichen Widerlegung der Hartmann'schen Lehre vom Unbewußten in der Leiblichkeit, Berlin, Duncker, 1872  [lire en ligne]
  16. ↑ (de) Der Pessimismus und seine Gegner, Berlin, Carl Duncker's Verlag (C. Heymons), 1873  [lire en ligne]