| Action Éducation | |
| Situation | |
|---|---|
| Siège | Paris, France |
| Site web | https://action-education.org/ |
| modifier |
|
Fondée en France en 1981, Action Éducation (anciennement Aide et Action) est une association loi de 1901, reconnue d'utilité publique, agréée par le Ministère de l'Éducation nationale et membre de la CHS Alliance.
Ses objectifs sont l'accès à une éducation de qualité.
Soutenue par 51 000 donateurs privés, Action Éducation (anciennement Aide et Action) agit dans 19 pays, en Afrique, en Asie du Sud, et du Sud-Est et en Europe. En 2019, 1,9 million d'enfants, de jeunes et d'adultes ont bénéficié des activités de l'association.
De sa création en 1981 au , l'association œuvrait sous le nom « Aide et Action » et s'est ensuite transformée pour devenir « Action Éducation ».
Créée en 1981, Aide et Action est une organisation internationale de développement par l'éducation, sans affiliations politiques ou religieuses. Elle a été membre du Comité Consultatif des ONG sur l'Éducation pour Tous (UNESCO).
En 2009, l'association a rejoint la Campagne française - Journée du refus de l'échec scolaire de l'Afev. Elle développe, par ailleurs, dans le département du Val-d'Oise, des activités dans des écoles en zone d'éducation prioritaire.
En 2010, l'association organise un événement à la Maison d'éducation du Val d'Oise, en partenariat avec la FCPE, ATD Quart Monde Val-d'Oise
En , l'association publie un rapport d'alerte portant sur les impacts de la crise économique mondiale sur l'éducation repris par de nombreux médias[Lesquels ?]. L'association cré un rapport nommé Éducation les cours chutent ! avec l'objectif de mettre en lumière le danger pour l'éducation dans un contexte de crise. En 2012, Aide et Action rappelle[Comment ?] que l'éducation est bien trop souvent « aux abonnés absents ».
Aide et Action crée le projet de déclaration des naissances par message SMS (texto) au Sénégal.
En 2010 à Villiers-le-bel (France), l'école Jean Jaurès met en place, en partenariat avec Aide et Action, un projet de rédaction d'un journal à l'école : le Junior. Ce projet a reçu en le prix de l'innovation pédagogique du forum. Les 200 enfants ont conçu le dossier, réalisé l'enquête, écrit les textes et participé à la création d'un site web du projet sur celui de leur école. Cette démarche pour lutter contre l'exclusion scolaire en France s'accompagne d'une démarche en défense de l'éducation civique à travers un site qui permet de partager des fiches pédagogiques.
Dans la continuité de son investissement en France et en Europe, Aide et Action lance en 2012 une « campagne pour agir contre l'éducation qui exclut ». Cette campagne a pour principal but de sensibiliser le grand public et de réveiller les consciences sur l'échec que peut parfois vivre l'école et l'éducation dans son rôle d'intégrateur social dans le monde. L'association se propose de « repenser l'école, de l'ouvrir sur le monde, de reconsidérer la relation parents-enseignants, et de replacer l'enfant au cœur de l'enseignement ».
Aide et Action, à partir de 2010, réunit une équipe de coureurs sur le Semi-marathon de Paris. Rassemblés autour d'un blog, de coachs sportifs bénévoles et de nombreuses[Combien ?] pages de collecte, près de 100 sportifs ont participé cette année-là. Aide et Action a refait cela en 2010, 2011 et 2012,,.
En 2011, Aide et Action crée un nouveau partenariat avec la Haute École de Gestion (HEG) de Fribourg en Suisse, dans laquelle des étudiants en Master de Marketing ont développé quatre spots vidéos de sensibilisation autour d'Aide et Action et de l'éducation.
Le , l'association Aide et Action se transforme et devient Action Éducation.
Le , Le Canard enchaîné, dans un article intitulé « Aide, Action et boursicotage », révèle que le président de l'association, Frédéric Naquet, a placé une partie des réserves de l'association dans des placements boursiers, alors que ce type de placements est vivement déconseillé par le Comité de la Charte pour un don en confiance. Ces placements ayant subi, au cours de l'année 2008, une forte dévaluation, l'association a perdu 660 000 €.
Le , Le Canard enchaîné met de nouveau en cause le fonctionnement d'Aide et Action. Les principales accusations portées par l'hebdomadaire sont :
En , la gestion de l'association est à nouveau critiquée dans la presse. L'association est citée dans un article du magazine Capital sur la gestion des ONG, cet article pointant le salaire net mensuel de 7 100 € de la directrice de l'association, très largement supérieur[Combien ?] aux salaires des autres directeurs des ONG françaises.
Un article du Monde.fr, daté du [Quand ?] pointe également des dysfonctionnements dans la gestion de l'association : licenciements de salariés ayant écrit une lettre ouverte à la direction, démission de la vice-présidente, explosion des frais de fonctionnements, etc. L'article pointe également la signature de contrats avec une société privée de collecte de fonds, Philanthropia. Malgré des objectifs non atteints, l'association a signé cinq contrats avec cette société, pour un montant total de plus de 1,3 million d'euros. Ces contrats n'ont pas entraîné de bénéfices notables et certains versements ont été effectués à la société de collecte de fonds alors que ces sommes n'étaient pas dues contractuellement.
En , un article du magazine Capital intitulé « Un exemple de gestion obscure : Aide et Action », à charge contre la Directrice Générale Claire Calosci, pointe son salaire de 12 000 € bruts mensuels, versés depuis l'antenne suisse de l'association et lui permettant de cumuler avec sa retraite française. L'article pointe également des billets d'avions payés par l'association pour des voyages à Dubaï ou Marrakech de la femme de l'ancien président, l'avocat Frédéric Naquet. Il mentionne en outre une expertise réalisée par un cabinet basé aux Seychelles, et diverses dépenses pharaoniques aboutissant à un déficit de 1,6 million d'euros au budget 2011 de l'association. Un droit de réponse a ensuite été publié par Aide et Action dans le magazine Capital de , qui répond point par point à toutes ces accusations.[Comment ?]
En , le Comité de la Charte du Don en confiance a suspendu l'agrément accordé à l'association, en raison d'un manque de transparence dans la gestion de ses fonds.
Une nouvelle équipe dirigeante, France et international, est en place.
Les comptes d'Aide et Action sont vérifiés, chaque année, par un commissaire aux comptes, membre du groupe international Ernst & Young.
Aide et Action est membre du F3E (réseau dont le but est d'impulser une amélioration des pratiques des acteurs et de renforcer leurs compétences au service d'une action ayant un impact porteur de changement social), ainsi que de la CHS Alliance (alliance internationale d'organisations humanitaires et de développement).
Aide et Action est membre de plusieurs groupes de Plaidoyer[Combien ?] : elle est, depuis sa création en 2016, membre de la Coalition Éducation. Un groupement de 20 acteurs de la société civile (syndicats, ONG, associations et mouvements d'éducation populaire). Le , Aide et Action en est devenue le chef de file. En 2019, elle a rejoint le Groupe Enfance, qui rassemble 19 ONG dans le cadre de la politique de coopération de la France ainsi que la Dynamique « De la convention aux actes ! » qui regroupe 26 organisations non gouvernementales, associations et collectifs, mobilisés pour porter collectivement auprès des décideurs publics des messages de plaidoyer pour une meilleure effectivité des droits de l'enfant à l'international.
En , Aide et Action et Solidarité laïque créent l'Alliance Éducation afin d'optimiser l'impact de leurs actions respectives et de construire, ensemble, un écosystème d'organisations françaises agissant internationalement dans le domaine de l'éducation.
À la rentrée 2022, Aide et Action a rejoint les commissions genre, climat et jeunesses de Coordination Sud dont elle est membre.
Avec près de 85 projets menés dans 19 pays d'Afrique, d'Asie (Asie du Sud-Inde, et Asie du Sud-Est) et d'Europe (France, Bulgarie, et Roumanie). L'association appuie les acteurs locaux pour la mise en œuvre de leurs projets sur trois domaines principaux, inscrits dans ses orientations stratégiques :
Les actions destinées aux filles et aux femmes sont transversales à ces trois domaines prioritaires.
Aide et Action promeut également de façon transversale l'éducation à la paix, à la citoyenneté mondiale et au « vivre ensemble ». Face au changement climatique, l'éducation à l'environnement et au développement durable. Face à la croissance démographique, à l'urbanisation continue et à la migration, des systèmes éducatifs alternatifs et l'utilisation des nouvelles technologies. L'association milite pour une éducation inclusive (intégrant des enfants ou jeunes adultes exclus du fait d'une condition sociale, économique, d'une appartenance ethnique, de leur genre ou d'un handicap). Avec la crise liée à la COVID-19, cette thématique a été étendue à l'ensemble des projets menés par l'association.
Les projets sont menés par des salariés Aide et Action originaires des pays d'intervention et appuyés par des acteurs locaux du monde éducatif (parents, enseignants, associations, autorités locales, etc.).
Certains projets sont menés en partenariat opérationnel avec d'autres associations et organisations comme, notamment, Humanité et Inclusion (HI), l'UNICEF, Educate A Child, Solidarité laïque en Afrique, ou encore ASET 93/Askola en Seine-Saint-Denis (France).
L'association développe l'éducation à la citoyenneté et mobilise les citoyens pour contribuer au changement social aux niveaux local, national et international. Ces axes d'intervention s'inscrivent en corrélation avec l'analyse des contextes et problématiques éducatives sur ses territoires d'intervention et en tenant compte des enjeux en termes de changement climatique, de sécurité et de migration.
Selon ses orientations stratégiques, Aide et Action a pour champ et logique d'intervention, d'ici à 2030 et pour le développement d'une éducation de qualité, trois piliers complémentaires :