Aide-soignant

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Aide-soignant
Présentation
Forme féminine
Aide-soignante
Métiers voisins
Compétences
Diplômes requis
Fonction
Horaires
35 h (du lundi au dimanche)[Où ?] - En France
Codes
IDEO (France)
ROME (France)
J1501

Le métier d'aide-soignant fait partie des professions paramédicales. Son activité se centre principalement sur l'aide aux personnes soignées dans l’incapacité d'assumer seules leurs besoins primaires. L'aide-soignant travaille également en étroite collaboration et sous la responsabilité de l'infirmier pour une partie de son rôle propre qu'il peut effectuer au sein de l'équipe pluriprofessionnelle gravitant autour des personnes soignées. Il contribue à la réalisation de certains soins de la personne, notamment une partie des soins fondamentaux, afin de pallier l'incapacité de celle-ci à réaliser certains actes de la vie quotidienne, comme se laver, s’habiller, bouger, respirer, boire ou s'alimenter seul.

Le terme d'aide-soignant désigne un professionnel paramédical titulaire du diplôme d’État d’aide-soignant (DEAS), exerçant sous la responsabilité de l'infirmier. Depuis la réforme statutaire de 2021, les aides-soignants et les auxiliaires de puériculture constituent un corps unique relevant de la catégorie B de la fonction publique hospitalière. Les aides médico-psychologiques (AMP), ainsi que les agents des services hospitaliers qualifiés (ASHQ), relèvent de corps distincts classés en catégorie C, et ne font pas partie du corps des aides-soignants.

Pour devenir aide-soignant, il faut passer un diplôme d'État aide-soignant (DEAS). Il n'a rien de commun avec le métier d'ASH, qui n'est pas paramédical. Les soins prodigués par les aides-soignants sont divers et ne peuvent pas être réduits aux soins de nursing (actes de la vie quotidienne). Ainsi dans les hôpitaux, les aides-soignants travaillent aussi dans des services dits "spécialisés" tels que les urgences, réanimation, psychiatrie, blocs opératoires, salle de surveillance post-interventionnelle (SSPI), de décontamination, etc.

En France

Statut juridique

Le statut d'aide-soignant dépend principalement de quatre arrêtés :

Conformément au premier arrêtés :

Le diplôme d’État d’aide-soignant peut être obtenu selon trois voies réglementaires : la formation en institut (formation initiale), l’apprentissage (jusqu’à 29 ans révolus, avec dérogations possibles), ou la validation des acquis de l’expérience (VAE). Ce diplôme se situe au niveau IV du RNCP ce qui correspond au niveau 4 du Cadre européen des certifications (CEC).

Formation en France

Seuls les titulaires du diplôme d'État d'aide-soignant peuvent exercer ce métier. La formation dure 11 mois dont 22 semaines de cours théoriques (en institut agréé par le ministère de la Santé) et 22 semaines de stage.

Accès

L’accès à la formation d’aide-soignant se fait par une sélection en deux étapes : d’abord l’étude d’un dossier de candidature, puis un entretien individuel pour les candidats retenus. Le jury évalue les motivations, les aptitudes humaines et la cohérence du projet professionnel. Aucun diplôme n’est exigé, mais le candidat doit avoir au moins 17 ans au de l’année d’entrée en formation.

Le dossier de candidature comprend :

  • un curriculum vitae (CV) rédigé en traitement de texte,
  • une lettre manuscrite de présentation d’une situation vécue, personnelle ou professionnelle en lien avec la candidature, ou bien une lettre présentant le projet professionnel du candidat,
  • et les pièces administratives habituelles (pièce d’identité, justificatifs, etc.).

Seuls les agents des services hospitaliers qualifiés (ASHQ) peuvent être dispensés de la sélection, à condition d’avoir un an d’ancienneté à temps plein, ou six mois avec une formation de 70 heures aux soins d’hygiène. Ils sont alors admis sans passer ni le dossier ni l’entretien.

Examen

L'obtention du diplôme d'État d'aide-soignant (DEAS) est soumise à la validation des cinq blocs de compétences acquis en formation théorique et pratique dans le milieu professionnel.

Enseignement de la formation initiale

La formation amenant à l'obtention du DEAS dure 44 semaines, réparties en 770 h de formation théorique et 770 h de formation en milieu professionnel, conformément à l’arrêté du

L'enseignement est donné sous forme de modules :

  • Module 1 – Accompagnement d’une personne dans les activités de sa vie quotidienne et de sa vie sociale
  • Module 2 – Repérage et prévention des situations à risque
  • Module 3 – Évaluation de l’état clinique d’une personne
  • Module 4 – Mise en œuvre des soins adaptés, évaluation et réajustement
  • Module 5 – Accompagnement de la mobilité de la personne aidée
  • Module 6 – Relation et communication avec la personne et son entourage
  • Module 7 – Accompagnement des personnes en formation et communication avec les pairs
  • Module 8 – Entretien des locaux et des matériels et prévention des risques associés
  • Module 9 – Traitement des informations
  • Module 10 – Travail en équipe pluri‑professionnelle, qualité et gestion des risques

L’évaluation des compétences se fait en contrôle continu, à la fois en institut et en stage. Chaque module est évalué par des QCM, QROC, études de cas ou simulations. Les compétences en stage sont validées à partir d’une grille d’évaluation intégrée dans un portfolio, rempli par les tuteurs de stage et l'apprenant. L’obtention de l’attestation de formation aux gestes et soins d’urgence de niveau 2 (AFGSU 2) est obligatoire pour valider la formation. Elle est intégrée à l’évaluation du bloc 2 du référentiel. Les blocs de compétences sont validés si la moyenne est au moins de 10/20, avec possibilité de compensation dès 8/20 dans un même bloc. Un jury désigné par le préfet attribue le diplôme si l’ensemble des blocs est validé. Le candidat ne doit pas dépasser 5 % d’absences non justifiées. Des sessions de rattrapage sont prévues en cas d’échec.

Grille des salaires concernant la France

Dans la fonction publique hospitalière, les aide-soignants relèvent de la catégorie B. Leur rémunération dépend de leur grade et de leur échelon.

Il existe deux grades principaux :

Les aide‑soignants de classe normale peuvent accéder à la classe supérieure par avancement au choix, sous réserve des conditions suivantes :

Le salaire net d’un aide-soignant représente environ 82 % du salaire brut, soit une différence d’environ 18 % liée aux cotisations sociales spécifiques à la fonction publique hospitalière.

En complément de leur traitement indiciaire, les aides-soignants de la fonction publique hospitalière peuvent percevoir différentes primes et indemnités, en fonction de leur lieu d'exercice, de leurs horaires ou de leur ancienneté.

Parmi les principales :

En Belgique

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En Belgique, le métier d'aide-soignant est quasi similaire à celui exercé en France. Hormis la formation qui dure 18 mois. Certaines écoles proposent ces études, comme l'institut Reine-Fabiola à Etterbeek ou l'Institut de la Providence à Anderlecht. Ce sont des études professionnelles qui se déroulent sur trois ans :

Il est également possible d'obtenir un diplôme d'aide soignant et un CESS à la fin d'une première année d'infirmière hospitalière réussie.

Le site spécialisé pour les aide-soignant(e)s en Belgique qui permet de trouver non seulement les adresses des écoles qui proposent la formation, mais aussi les lois, les barèmes, les interventions patronale (primes), offres d'emplois, etc. est www.aide-soignant.be.

Au Luxembourg

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La formation d'aide-soignant au Luxembourg repose sur l'obtention du CATP d'aide-soignant. Ce diplôme se prépare en trois ans.

En Suisse

La formation d'aide soignant a été supprimée et remplacée par la formation Aide en soins et accompagnement (ASA) qui a pour durée 2 ans.

Au Québec

Les préposés aux bénéficiaires (PAB) s’occupent généralement des personnes âgées. Ils sont les premiers intervenants et procurent une assistance au quotidien. Les préposés aux bénéficiaires exercent généralement dans les CHSLD (centre d’hébergement de soins longue durée) et ont pour but d’accompagner les personnes âgées dans leurs activités de tous les jours. Les centres d’hébergement de soins longue durée accueillent les personnes âgées souffrant de troubles cognitifs comme la démence et physiques. Les préposés doivent accomplir plusieurs tâches comme faire la toilette (hygiène), soins somatiques, soins psychosociaux (soins relatifs à la psychologie social et des comportements sociaux), l’entretien de l’environnement (ménage) du patient et les tâches administratives, comme communiquer aux aides-soignants l’état du patient. Les préposés aux bénéficiaires doivent aussi déplacer le patient s’il en est incapable (de son lit à une chaise par exemple) et les habiller puisque cela peut être physiquement exigent voire impossible pour ceux-ci. La faible qualification professionnelle pour devenir préposé aux bénéficiaires perpétue le stéréotype disant que de s’occuper des autres personnes (enfants, personnes âgées…) et le « prendre soin » est ancré dans le genre féminin. Leur travail est demandant et souvent dénigré.

Une formation peut s'apparenter, au moins en partie, à la formation française :

Le détenteur du DÉP Assistance à la personne en établissement de santé est généralement nommé « préposé aux bénéficiaires ». Seule l'obtention de ce diplôme ou d'un titre équivalent suffit pour pouvoir travailler dans ce domaine.

Il y a un manque de main d’œuvre dans les centres d’hébergement de soins longue durée. La plupart des préposés aux bénéficiaires se trouvent à être des immigrants. Ces emplois sont majoritairement occupés par des femmes, 80% le sont. Souvent, les immigrants se voient obligés de laisser leur famille pour s’occuper des personnes âgées au Québec.

Conditions de travail

Les soignants font face à des conditions difficiles, les patients peuvent parfois faire des demandes pouvant ressembler a du harcèlement. Les préposés s’occupent d’une clientèle considérée comme difficile. Les aides-soignantes sont souvent victime d’épuisement physique et psychologique puisqu’ils sont les premiers en contact avec cette clientèle. Les centres d’hébergements accueillent trop de patients considérant un manque important d’employés. Il y a donc une surcharge de responsabilités pour les préposés aux bénéficiaires.

Il y existe un manque de reconnaissance envers les préposés aux bénéficiaires. Les préposés aux bénéficiaires sont considérés au bas de la hiérarchie organisationnelle au sein des centre d’hébergement de soins longue durée.

Articles connexes

Notes et références

  1. ↑ « Arrêté du 10 juin 2021 relatif à la formation conduisant au diplôme d'État d'aide-soignant et portant diverses dispositions relatives aux modalités de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux », sur www.legifrance.gouv.fr
  2. ↑ « Arrêté du 28 mars 2022 relatif aux modalités d'organisation de la validation des acquis de l'expérience pour l'obtention du diplôme d'État d'aide-soignant », sur www.legifrance.gouv.fr
  3. ↑ « Arrêté du 9 juin 2023 portant diverses modifications relatives aux modalités de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux et aux formations conduisant aux diplômes d'Etat d'aide-soignant et d'auxiliaire de puériculture », sur www.legifrance.gouv.fr
  4. ↑ « Arrêté du 28 décembre 2023 modifiant l'arrêté du 10 juin 2021 relatif à la formation conduisant au diplôme d'Etat d'aide-soignant et portant diverses dispositions relatives aux modalités de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux et l'arrêté du 10 juin 2021 relatif à la formation conduisant au diplôme d'Etat d'auxiliaire de puériculture », sur www.legifrance.gouv.fr
  5. ↑ « Article L4391-1 du Code de la santé publique »
  6. ↑ « Article I portant sur les dispositions d'obtention du diplôme », sur www.legifrance.gouv.fr
  7. ↑ « Chapitre 1er : Contenu et organisation pédagogique de la formation (articles 2 à 6) », sur www.legifrance.gouv.fr
  8. ↑ « Annexe III Mention AFGSU2 », sur www.legifrance.gouv.fr
  9. ↑ « Décret n° 2021-1257 du 29 septembre 2021 portant statut particulier du corps des aides-soignants et des auxiliaires de puériculture de la fonction publique hospitalière », sur www.legifrance.gouv.fr
  10. ↑ « Grille indiciaire Aide-Soignant – Classe normale », sur www.emploi-collectivites.fr
  11. ↑ « Grille indiciaire Aide Soignant Classe supérieure », sur www.emploi-collectivites.fr
  12. ↑ « Complément de traitement indiciaire », sur www.fonction-publique.gouv.fr
  13. ↑ « Prime de Sujétion Spécial », sur www.fonction-publique.gouv.fr
  14. ↑ « IHTN Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr
  15. ↑ « IFTD - Fonction Publique », sur www.emploi-collectivites.fr
  16. ↑ « Indemnité de sujétion spéciale », sur www.fonction-publique.gouv.fr
  17. ↑ « NBI Fonction Publique », sur www.service-public.fr
  18. ↑ « Condition IHTS », sur www.service-public.fr
  19. ↑ « Professions - Recherche par nom : Aide en soins et accompagnement AFP », sur www.berufsberatung.ch
  20. 1 2 3 4 François AUBRY et Yves COUTURIER, « Conclusion », dans Préposés aux bénéficiaires et aides-soignantes, Presses de l'Université du Québec (lire en ligne), p. 219–222
  21. 1 2 3 François Aubry, « Les préposés aux bénéficiaires au Québec : entre amour du métier et dégoût de la tâche : comment l’analyse de l’activité permet de comprendre le paradoxe », Sociologie et sociétés, vol. 48, no 1,‎ , p. 169–189 (ISSN 0038-030X et 1492-1375, DOI 10.7202/1036888ar, lire en ligne, consulté le )
  22. 1 2 François Aubry et Yves Couturier, « Regard sur une formation destinée aux préposés aux bénéficiaires au Québec. Gestion de contradictions organisationnelles et souffrance éthique: », Travailler, vol. n° 31, no 1,‎ , p. 169–192 (ISSN 1620-5340, DOI 10.3917/trav.031.0169, lire en ligne, consulté le )
  23. ↑ Karen Messing et Diane Elabidi, « Aides-soignants et aides-soignantes : la collaboration dans les tâches physiques lourdes: », Cahiers du Genre, vol. n° 32, no 1,‎ , p. 5–24 (ISSN 1298-6046, DOI 10.3917/cdge.032.0005, lire en ligne, consulté le )
  24. ↑ « 5316 - Assistance à la personne en établissement de santé », sur inforoutefpt.org
  25. 1 2 Émilie Allaire, Être préposé aux bénéficiaires : l’expérience de travail des immigrants de la ville de Québec  , Université Laval, (lire en ligne)