| Aigles blancs | |
| Création | 1990. |
|---|---|
| Dissolution | 1999. |
| Allégeance | |
| Type | Paramilitaire |
| Surnom | Tchetniks Šešeljevci (« hommes de Šešelj ») |
| Guerres | Guerre de Croatie Guerre de Bosnie Guerre du Kosovo |
| Commandant | Vojislav Šešelj, Mirko Jović, Dragoslav Bokan |
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Les Aigles blancs (en serbe : Beli orlovi) sont un groupe paramilitaire nationaliste serbe actif durant les guerres de Yougoslavie entre 1991 et 1999. L’organisation est créée par le Parti radical serbe de Vojislav Šešelj. Ses membres sont également connus sous les noms de Šešeljevci (« hommes de Šešelj ») ou « Tchetniks».
Les Aigles blancs combattent en Croatie, en Bosnie-Herzégovine et au Kosovo. Selon plusieurs rapports internationaux et actes d’accusation du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), le groupe est impliqué dans de nombreux crimes de guerre commis contre des populations civiles non serbes.
Les Aigles blancs sont fondés à la fin de l’année 1990 dans le contexte de la montée du nationalisme serbe et de la désintégration de la Yougoslavie. Parmi leurs principaux dirigeants figurent Vojislav Šešelj, Mirko Jović et Dragoslav Bokan.
En Croatie, les Aigles blancs participent à plusieurs opérations militaires et sont accusés de crimes commis notamment à Slatina (Croatie), Lovas, Vukovar et Voćin en 1991.
Pendant la guerre de Bosnie-Herzégovine, le groupe est impliqué dans plusieurs campagnes de violences et de nettoyage ethnique. Les Aigles blancs sont notamment accusés de crimes à Višegrad, Zvornik, Foča, Prijedor, Doboj, Banja Luka , Gacko, et Sjeverin.
Le groupe est également actif durant la guerre du Kosovo, où il est accusé d’exactions contre des civils albanais.
Dans l’acte d’accusation visant Vojislav Šešelj, les Aigles blancs sont désignés comme des « unités de volontaires tchetniks » et décrits comme participant à une « entreprise criminelle commune »,.
Plusieurs membres des Aigles blancs sont poursuivis et condamnés par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Milan Lukić est condamné à la réclusion à perpétuité, tandis que Sredoje Lukić est condamné à trente ans de prison pour des crimes commis notamment à Višegrad,.
Mitar Vasiljević est condamné à quinze ans de prison. Vojislav Šešelj est condamné en appel à dix ans de prison pour persécutions, déportations et autres crimes contre l’humanité.