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(à 70 ans) Caen |
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Alain Jeanne, né le 24 juin 1945 à Falaise (Calvados) et mort le 15 novembre 2015 à Caen, est un graveur français.
Formé à l’École des beaux-arts de Caen puis à Paris, il pratique principalement le burin, parfois associé à l’eau-forte ou à l’aquatinte. À partir de 1973, sa participation au Salon de la gravure originale de Bayeux est documentée sur plusieurs éditions, où il reçoit un prix spécial du jury en 1973 puis le prix du Musée en 1974,. Son œuvre, souvent de petit format et d’une exécution minutieuse, développe un univers où se mêlent architectures, végétation et animaux, notamment les oiseaux,.
Plusieurs de ses gravures sont conservées dans les collections publiques du Musée d'Art et d'Histoire Baron-Gérard de Bayeux et du Musée-Château d’Annecy,.
Alain Jeanne naît le 24 juin 1945 à Falaise, dans le Calvados. Il étudie à l’École des beaux-arts de Caen de 1963 à 1966, puis poursuit sa formation à Paris dans l’atelier Cami, de 1966 à 1969.
À partir de 1972, il réalise des gravures principalement au burin, parfois complétées par l’eau-forte ou l’aquatinte. En 1981, une notice publiée à l’occasion de l’exposition L’Estampe dans les collections du Musée d’Annecy indique qu’il vit alors à Cabourg et rappelle sa formation à l’École des beaux-arts de Caen puis à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris.
La participation d’Alain Jeanne au Salon interrégional de la gravure originale de Bayeux est documentée à partir de 1973. Lors de la quatrième édition, organisée cette année-là, il présente Rambuteau et Embarcadère. Embarcadère reçoit le prix spécial du jury et entre dans les collections du musée de Bayeux.
En 1974, il présente Le Pont et T’inquiète pas Lary !!! et reçoit le prix du Musée,.
En 1975, le jury du sixième Salon le désigne comme jeune graveur invité à présenter dix œuvres. La presse locale le présente alors comme l’« invité d’honneur » de cette édition et rappelle ses récompenses obtenues en 1973 et 1974.
Jeanne poursuit sa participation au Salon au cours des années suivantes. Il y présente notamment Les Automates et Les Petites Pharies en 1978, Le Havre et Le Bel Air en 1979, La Hulotière et Le Veillary en 1980, La Chute et La Vallée en 1981, Villevillon et Chouette photographe en 1982, puis Rambuteau 84 et Famille en 1984.
L’œuvre gravé d’Alain Jeanne se développe principalement à partir du début des années 1970. Il pratique surtout le burin, parfois associé à l’eau-forte ou à l’aquatinte. Ses gravures sont généralement de petit format et se caractérisent par une exécution minutieuse.
En 1978, à l’occasion de sa première exposition personnelle à Port-en-Bessin, Georges Goubot consacre dans L’Amateur d’Art un article à son travail. Il souligne la densité de ses compositions malgré leurs dimensions réduites, la précision du dessin et la multiplication des motifs et des perspectives. Il relève également la présence d’une végétation envahissante et d’architectures complexes, qu’il rapproche de l’univers de Piranèse.
Goubot insiste également sur la maîtrise technique du burin chez Jeanne et décrit son univers comme à la fois irréel, fantastique et poétique.
D’autres comptes rendus du Salon de la gravure de Bayeux témoignent de la réception de son travail au cours des années 1970. En 1973, A. G. Regner le rattache à la tendance surréaliste du Salon et le décrit comme un « illustrateur né ». En 1977, Solange Lemaire qualifie son travail de « romantique » dans son compte rendu du huitième Salon. L’année suivante, A. M. Darnault distingue Les Petites Pharies, dont il décrit le « monde poétique » peuplé d’oiseaux de nuit et de branches entrelacées.
Les oiseaux, et notamment les chouettes, constituent par ailleurs un motif récurrent de son œuvre gravé, comme en témoignent Petites chouettes, Chouette aux trois visages, La Chouette ou 5 chouettes, conservées au Musée-Château d’Annecy.
Le catalogue De Bonnard à Baselitz, publié par la Bibliothèque nationale en 1992, signale quatorze planches d'Alain Jeanne, dont La Rainette, un burin édité en 1974 par la Galerie des peintres-graveurs à 140 exemplaires.
Des œuvres d’Alain Jeanne sont conservées dans plusieurs collections publiques françaises. Le Musée-Château d’Annecy conserve un ensemble de 27 gravures, réalisées principalement de la seconde moitié des années 1970 au début des années 1980. Une grande partie de cet ensemble est entrée dans les collections en 1980 grâce à la donation de Maurice Léon Chaufour.
Le Musée d’Art et d’Histoire Baron-Gérard de Bayeux conserve également plusieurs gravures d’Alain Jeanne, parmi lesquelles Embarcadère (1971), T’inquiète pas Lary !!! (1972), Chouette aux trois visages (1975), Les Automates (1979), La Rainette (1979) et Le Veillary (1980).
En 1978, Alain Jeanne présente à la mairie de Port-en-Bessin sa première exposition personnelle. Elle réunit vingt-six burins et eaux-fortes réalisés au cours des cinq années précédentes. À cette occasion, Georges Goubot lui consacre dans L’Amateur d’Art un article intitulé « Les estampes d’Alain Jeanne ou le burin-roi ».
En 1981, La Largerie étrangement calme est présentée dans l’exposition L’Estampe organisée par les musées d’Annecy et reproduite dans le catalogue de l’exposition.
En 1984-1985, une œuvre d’Alain Jeanne figure dans l’exposition De Daumier à Lars Bo. 25 peintres graveurs de la collection Jacques Frapier, organisée au Musée d’Art moderne de Troyes, ainsi que dans son catalogue.
En 2012, une exposition personnelle lui est consacrée à la Galerie Lazoukine de Deauville, du 15 novembre au 14 décembre. Il y présente notamment des compositions photographiques et numériques. Un texte de Catherine Muller de Schongor accompagnant l’exposition souligne la continuité entre ce travail et sa pratique antérieure de la gravure.
En 2014, plusieurs de ses gravures sont présentées au Musée-Château d’Annecy dans l’exposition Ciel, un oiseau, notamment Petites chouettes, La Colombe, La Chouette et 5 chouettes.