| Albert Chambonnet | ||
Plaque hommage à Albert Chambonnet, rue du colonel-Chambonnet et de la place Bellecour à Lyon. | ||
| Surnom | Garros Védrines Didier Arnold Logarithme |
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| Naissance | Bessèges, France |
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| Décès | (à 40 ans) à Lyon, France |
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| Origine | française | |
| Allégeance | ||
| Grade | chef régional FFI | |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale | |
| Hommages | Compagnon de la Libération Chevalier de la Légion d'honneur Croix de guerre 1939-1945 |
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Albert Chambonnet, alias Didier, né le à Bessèges (Gard) et mort exécuté par la Gestapo le à Lyon, est un officier de l'Armée de l'air, résistant français. Le colonel Albert Chambonnet est compagnon de la Libération. Il est inhumé au cimetière du Val d'Enfer à Cerdon.
Fils d'un mineur, Louis Chambonnet, marié à Joséphine Lacroix, engagé en 1921, il est sous-officier mécanicien d'aviation et instructeur à l'école des mécaniciens de la base aérienne de Nîmes. Au terme de son engagement, en 1926, il est mécanicien dans un garage d'automobiles. Il contracte un nouvel engagement militaire en 1930.
Passant le concours d'officier de carrière dans l'Armée de l'air, il sort de l'École de l'air de Versailles avec le grade de sous-lieutenant, toujours mécanicien, en 1933.
Lieutenant en octobre 1935, il est muté à Mourmelon puis à la base aérienne de Tours, puis, en 1937, à la Direction du matériel aérien militaire, au Ministère de l'Air.
Il se marie le 18 septembre 1926 à Saint-Sébastien-d’Aigrefeuille (Gard) avec Yvonne Forest. Il eurent cinq enfants.
Capitaine en mars 1940, franc-maçon, Albert Chambonnet est affecté au Grand Quartier général aérien en mai 1940. Lors de la défaite, il suit l'Etat-major qui se replie successivement à Amboise, à Bordeaux et à Aulnat.
Affecté dans l'armée de la France de Vichy à la base aérienne de Lyon-Bron en mars 1942, il fait la connaissance de Claudius Billon et de Lucien Degoutte et rejoint un mouvement de résistance : le Coq enchaîné,. Il devient membre du mouvement Combat.
Démobilisé au moment de l'invasion de la Zone libre, il devient chef d'état-major de l'Armée secrète pour la région Rhône-Alpes en juillet 1942. En , sous le pseudonyme de Didier, il devient sous-chef régional de l'Armée secrète pour plusieurs départements. En , il devient le chef régional des Forces françaises de l'intérieur pour la Région R1.
En congé d'armistice fin novembre 1942, il est nommé commandant en janvier 1943, lieutenant-colonel en novembre 1943, puis colonel en avril 1944.
Le , il est arrêté Place des Terreaux à Lyon et remis à la Gestapo. Interné à la Prison Montluc, il est torturé, n'avoue pas et est condamné à mort.
Le , il est assassiné avec quatre autres résistants, en représailles à un attentat perpétré la nuit précédente, place Bellecour, contre le café du Moulin à vent, fréquenté par les Allemands.
Un maquis de l'Ain et du Rhône a porté son nom de résistance, le camp Didier, basé dans les environs de Mionnay et dirigé, entre autres, par Jean Gouailhardou.
La base aérienne 278 Ambérieu-en-Bugey porte son nom.
Il existe une rue du colonel-Chambonnet à Lyon, ainsi qu'à Bron. Une rue Albert Chambonnet perpétue également son souvenir à Bessèges, sa ville natale.
La promotion 1955 de l'École militaire de l'air porte son nom.