| Naissance | |
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| Décès |
(à 75 ans) Nanterre |
| Nom de naissance |
Alexis Louis Deloche |
| Nationalité |
française |
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| A travaillé pour | |
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| Membre de | |
| Personne liée |
Alexis Deloche, né le à Lyon et mort le à Nanterre, est un journaliste, libraire et militant blanquiste français.
Né en 1855, Alexis Deloche s'implique très jeune dans le mouvement socialiste lyonnais. Déjà le , il participe à une manifestation contre le Second Empire dans le quartier de la Croix-Rousse qui dégénère en émeute. Arrêté avec une quinzaine de manifestants et incarcéré, il est délivré avec la proclamation de la République française du 4 septembre 1870 et la chute de l'Empire. Après la guerre de 1870, son oncle Christophe Deloche est fusillé le pour avoir participé au meurtre du commandant de la Garde Nationale Arnaud durant la Commune de Lyon.
En 1875, Deloche réalise son service militaire puis, à partir de 1878, rejoint le parti blanquiste lyonnais et devient, en 1879, le secrétaire du comité chargé de présenter la candidature de Auguste Blanqui. Il participe dans le même temps à un cercle socialiste dans le quartier de la Croix-Rousse et au Cercle d’Études sociales. Il se rapproche dans le même temps des anarchistes et des militants du Parti ouvrier français (POF) et assiste régulièrement aux réunions publiques. Il est également membre de la section lyonnaise de la Ligue pour l'abolition de l'armée permanente fondée par les blanquistes du Comité révolutionnaire central (CRC).
Le , il se marie avec Jeanne (Lucie) Eudes, la fille du leadeur blanquiste Émile Eudes (ils divorceront le et Jeanne Eudes se remariera avec le blanquiste Adrien Farjat), rallie la même année le boulangisme comme de nombreux blanquistes lyonnais et devient un de ses plus actifs propagandiste dans le Rhône. En 1890, la rupture avec les socialistes non-boulangistes se fait sentir le lors d'un meeting tenu à la Croix-Rousse devant 600 personnes réunies à la Brasserie Française, rue des Ecoles. En effet, Deloche durant son discours prends violemment à partie Christophe Thivrier, Valentin Couturier et Félix Lachize alors présent leur reprochant leur malveillance à l’égard du boulangisme. Il déclara que:
"Je voudrais 500 députés boulangistes qui voteraient 500 000 francs pour les grévistes de Cours. Ce que je veux ce n’est pas la question économique, c’est la révolution (...) Cassagnac me donnerait des munitions, je ne les refuserais pas".