| Conseiller (d) Union française | |
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| Président Société des ingénieurs civils de France | |
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| Président Association française pour l'avancement des sciences | |
| Président Société de géographie commerciale |
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| Nom de naissance |
Alfred Léon Jacobson |
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Ingénieur civil, militaire, résistant |
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Max Jacobson (d) |
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Alfred Jacobson, né le à Rotterdam (Pays-Bas) et mort le dans le 8e arrondissement de Paris, est un ingénieur, militaire et résistant français.
Alfred Léon Jacobson est le fils d'Alexander Jacobson, commerçant à Rotterdam puis agent général de compagnie maritime, et de Rosa Fleck,. Il est issu d'une famille juive,,, vivant aux Pays-Bas depuis plusieurs siècles.
La famille Jacobson s'installe à Paris à la fin du XIXe siècle.
Alfred Jacobson a cinq frères et sœurs, dont Max Jacobson (1890-1981), centralien, résistant et commandeur de la Légion d'honneur.
Il se forme à l'École Centrale des Arts et Manufactures de Paris (promotion 1905), dont il sort major.

Par ailleurs, il est naturalisé français en 1905,.
Dès 1906 il entre dans la SA Coignet, comme ingénieur au Service des études,.
Il y dirige ensuite les travaux des quais de Saint-Louis du Sénégal (1911), puis participe pendant deux ans à plusieurs constructions tout en étudiant l'emploi du béton en zone tropicale.
A la veille de la Grande guerre il est directeur technique de ladite société.
Alfred Jacobson prend part à la Première guerre mondiale contre l'Allemagne durant toute la durée de la guerre.
Il est d'abord mobilisé en comme lieutenant, commandant un poste fixe de D.C.A. du gouvernement militaire de Paris.
En , il est promu capitaine, au même emploi. Sa responsabilité s'accroît à compter de avec le commandement d'un groupe de D.C.A.
À partir de , toujours comme capitaine, il sert successivement dans plusieurs régiments d'artillerie : 13e régiment d'artillerie, 46e régiment d'artillerie (12e batterie), 246e régiment d'artillerie (26e batterie).
D' à il est détaché auprès du corps expéditionnaire américain, comme officier de liaison de la Division Rainbow.
Durant le conflit il participe à diverses batailles : Verdun (la 1re bataille en 1916 et la 2de bataille en 1917), la Somme en 1916, l'Aisne en 1917, l'Argonne en 1918.
Par ailleurs, il essuie quatre blessures de guerre : deux en 1916 par éclat d'obus, deux en 1917 dont une par éclat d'obus et une par gaz.
A compter d' il quitte le front pour être détaché auprès du ministère de la reconstitution industrielle.
En il est désigné pour faire partie de la Commission Militaire Interalliée de Contrôle en Allemagne, avec une promotion au grade de chef d'escadron en .
Son comportement exemplaire durant la Grande Guerre lui vaut la croix de chevalier de la Légion d'honneur (1917) et quatre citations, dont deux à l'ordre de l'armée, ainsi que la Distinguished Service Cross américaine.
En 1927, il est chef adjoint du cabinet du ministre des pensions.
De retour en Afrique (1928-1932), il préside la Commission de l'équipement au Conseil supérieur des Colonies (1931-1939), puis la Société des ingénieurs civils de France (dès 1936) et l'Association française pour l'avancement des sciences (1936-1939).
Il s'engage politiquement comme candidat aux élections législatives françaises de 1932 à Boulogne-Billancourt (8e circonscription de Saint-Denis, département de la Seine), investi par l'Alliance républicaine Démocratique, et soutenu par les grands partis nationaux. Un autre candidat, Jean Fernand-Laurent, est élu député. Lorsque l'élection est invalidée en 1933, il se porte à nouveau candidat, mais le résultat initial reste inchangé,.
Lors de la campagne de France de 1940, lieutenant-colonel, il commande le 13e régiment d'artillerie hippomobile, intégré à la 41e division d'infanterie du général Bridoux. Il combat notamment en Lorraine et sur la Loire.
Blessé à un œil durant les opérations, il refuse de quitter son poste. Encerclé, il est ensuite fait prisonnier le durant le combat d'Ouzouer-sur-Loire (Loiret). Libéré en pour raison de santé, puis malade, il est promu colonel de réserve en , pour être finalement rayé des cadres de l'armée d'armistice à compter du .
Profondément patriote, bien que dégagé de ses obligations militaires, dès son retour dans ses foyers il forme une unité de Résistance (groupe du 13e régiment d'artillerie), affiliée au mouvement Organisation civile et militaire (OCM),,. Son engagement lui vaut la médaille de la Résistance (1947).

Il reprend l'uniforme et participe aux combats de 1944-1945 de la Libération de la France : à Paris, dans le Morvan puis sur les poches de l'Atlantique (Royan, Pointe de Grave). Sur ce dernier théâtre d'opérations, en tant que colonel, il commande l'artillerie des Forces françaises de l'Ouest (FFO) du général de Larminat, rebaptisées Détachement d'Armée de l'Atlantique (D.A.Atl.) en ,,,.
En il est démobilisé.
A l'issue du conflit mondial, il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur (1947) et titulaire de trois citations supplémentaires à l'ordre de l'armée, ainsi que de la Bronze Star Medal américaine.
Rendu à la vie civile, il préside la Commission consultative du plan du ministère de la France d'outre-mer (1945) avant d'exercer les fonctions de conseiller de l'Union française (1947-1958).
Membre du Conseil supérieur du FIDES (1948-1958), il préside par ailleurs la Société de géographie commerciale.
Alfred Jacobson est élu membre titulaire de la 3e section de l'Académie des sciences d'outre-mer le .
En 1963 il est nommé conseiller technique à la présidence de la République du Dahomey (actuel Bénin).
En 1967 il est élevé à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur.
Il meurt le dans le 8e arrondissement de Paris à la suite d'une longue maladie.
Il est inhumé au cimetière de Passy dans le 16e arrondissement de Paris.
Alfred Jacobson se marie en 1re noce avec Charlotte Tourret (vers 1882-1948) en 1917,,,.
Veuf, il se marie en 2de noce avec Jeannine Rodrigue (1920-2013) le ,.
Il n'a pas de postérité subsistante connue.
Alfred Jacobson est récipiendaire des décorations suivantes, :

Il totalise 16 titres de guerre (9 citations françaises, 2 citations américaines, 5 blessures de guerre).
Le général de Gaulle lui exprime l'hommage suivant dans ses Mémoires[réf. souhaitée] :
« Il a été, par sa bravoure, un magnifique exemple pour ses troupes et a fait preuve des plus hautes vertus de chef. »
Par ailleurs, dans ses Mémoires de guerre il relate :
« Le 14 avril, nos troupes partent à l'assaut, appuyées au sol par les 300 pièces de Jacobson, du ciel par les 100 avions de Corniglion-Molinier, du large par les navires de Rüe. Le Général d'Anselme a le commandement de l'attaque. »
Le général Edgard de Larminat a, de son côté, porté dans ses notes[réf. souhaitée] :
« Les titres du Colonel Jacobson se passent de commentaires. En toutes circonstances, au cours des deux guerres, il a magnifiquement servi son Pays, accumulant actions d'éclat, blessures, services utiles. »
« Commandant d'Artillerie de Détachement d'Armée, qui s'est battu et a vaincu. »