| Directeur Archives départementales de la Haute-Vienne | |
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Camille Rivain (d) Auguste Petit (d) |
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Auguste Alfred Leroux, né à Elbeuf le et mort à Bergerac le , est un archiviste et historien protestant français.
Issu d’une famille de la bourgeoisie commerçante catholique normande, Leroux intègre l’École des chartes en 1875, où il fait notamment la connaissance de Gabriel Hanotaux, Émile Molinier et surtout Antoine Thomas, avec qui il restera lié d’amitié toute sa vie. C'est au cours de ses années d'études qu'il se convertit au protestantisme.
À sa sortie, et après un bref passage à la Bibliothèque nationale, il est nommé archiviste de la Haute-Vienne (1878). Bien qu’y découvrant un milieu très fermé autour de valeurs « résolument réactionnaire[s] », en d’autres termes catholiques et conservatrices, voire royalistes (Louis Guibert), ce républicain y fera toute sa carrière.
Membre de la Société Archéologique et Historique du Limousin (SAHL) « alors haut lieu de l’histoire régionale » (Louis Pérouas), il contribue à son activité par de nombreuses communications et quelques travaux d’envergure, mais y sera toujours mal à l'aise. En effet, il supporte mal, outre la pente idéologique dominante, les « oisifs encombrants » qui prennent des libertés avec cette vérité historique que ses études lui ont appris à respecter, et ne cache guère mieux une « supériorité dont il avait une orgueilleuse conscience ». Il accepte cependant d’en être le secrétaire général à partir de 1904 et jusqu’à sa retraite en 1908. Son rôle au sein de cette Société « reste inoubliable pour ceux qui ont vu Leroux à l’œuvre ».
Ses convictions très tranchées, doublées d’un caractère droit jusqu’à la raideur, lui vaudront de solides inimitiés dont il acceptera les conséquences professionnelles, en particulier celle de rester confiné à Limoges, devenant ainsi presque malgré lui « le géant de l’érudition limousine ». Si la plus grande partie de ses travaux archivistiques sont parus à Limoges, il a aussi fortement contribué aux Annales du Midi d'Antoine Thomas.
Il prend sa retraite dès 1908 et se retire alors à Bordeaux, où il poursuit ses recherches et ses publications à un rythme soutenu. En 1916, il est élu à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux.
Son œuvre est clairement centrée autour de trois axes :
Retiré dans la maison familiale de Bergerac à la suite du décès de sa femme en 1921, il y meurt lui-même prématurément des suites d’une opération apparemment bénigne le de la même année. Il est enterré au cimetière protestant de Bordeaux dans le caveau familial.
Alfred Leroux avait été nommé en 1882 sous-conservateur au musée national Adrien Dubouché de Limoges. Officier d’Académie en 1885, il était correspondant du Ministère de l’Instruction publique (1889), membre non-résidant du Comité des Travaux Historiques (1904), correspondant de l’Institut (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (1918) et chevalier de la Légion d'honneur (1919). Il est également l’auteur d’une autobiographie manuscrite, non publiée, intitulée Souvenir d’un provincial, conservée aux Archives départementales de la Haute-Vienne.
L'allée qui mène à ces Archives départementales porte le nom d'Alfred Leroux.