| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Alfred François Alexis Mouillon |
| Surnom |
« Le peintre des blés »,, |
| Autres noms |
Alfred Moullion, Alfred Mouillion |
| Nationalité | |
| Activités |
| Membre de | |
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| Mouvements | |
| Maître |
Jean-Baptiste Delestre, Leroy de Bonneville, Théodore Caruelle d'Aligny |
| Personnes liées | |
| Genres artistiques | |
| Distinction |
médaille de 3e classe au Salon des artistes français (1880), mention honorable au concours des édifices municipaux (1880), |
L'Ange et Tobie (1868) — Les Blés (1872) — Une Famille de perdrix (1872) — La Mare-aux-Cerfs (1879) — Le Moissonneur (1880) |
Alfred Mouillon, né le à Paris et mort dans la même ville le , est un peintre, illustrateur et graveur français.
Alfred François Alexis Mouillon est le fils d'Étienne Alexis Mouillon (1795-1858), marchand de vin, et de Reine Alexandrine Moreau (1808-1871). En 1862, il se marie à Paris avec Mathilde Marie Clémentine Desmonceaux Dumesnil (1845-1914). Le couple donne naissance à une fille, Renée Marguerite, en 1863. En 1882, il est témoin, aux côtés d'Eugène Lavieille, du mariage d'Antoine Guillemet et d'Élisabeth Cabanier.
Paysagiste rattaché à l'école de Barbizon, Alfred Mouillon peint principalement dans la région parisienne et en Bretagne,. Il signe ses œuvres « A. Moullion » et est fréquemment répertorié sous ce nom, ce qui explique la coexistence des graphies « Mouillon », « Moullion » et « Mouillion » notamment dans les catalogues et les collections publiques. Des voyages d'études le conduisent en Italie, en Roumanie et dans les Carpates. Élève de Jean-Baptiste Delestre, de Leroy de Bonneville et de Théodore Caruelle d'Aligny, il commence à exposer son travail en 1863 au Salon des refusés à Paris (Bords de la Loire : le meunier, son fils et l'âne ; Le pêcheur ; Effet de soir),. Il expose au Salon de peinture et de sculpture puis au Salon des artistes français de 1864 à 1886 où il est récompensé d'une médaille de troisième classe en 1880 pour Le Moissonneur,.
Il aborde également la peinture religieuse et mythologique de grand format, comme L'Ange et Tobie (1868, musée d'Orsay). Il réalise en outre pour l'État des copies de grande taille d'après les maîtres anciens — un Christ en croix (1867) d'après Philippe de Champaigne et une copie du Déluge (1870) de Nicolas Poussin —, aujourd'hui conservées par le Centre national des arts plastiques et mises en dépôt dans des institutions publiques.
Après avoir résidé à Orsay, il installe ses ateliers successifs à Paris au 52 rue Madame, au 9 rue de l'Est, au 119 boulevard Saint-Michel, au 84 rue d'Assas, au 20 rue de l'Odéon et enfin 6 rue du Val-de-Grâce.

En 1878, Alfred Mouillon fait construire la villa « L'Épave », une maison-atelier de villégiature, dans le nouveau lotissement balnéaire des « Villas de la Mer » à Saint‑Énogat (aujourd’hui intégré à Dinard),. Située en bord de plage, cette propriété est l’un des rares témoins matériels encore existant de la première vague de villégiature impulsée, à partir de 1875, par l'éditeur de Victor Hugo, Albert Lacroix, qui y fait venir de nombreux artistes et écrivains de son entourage. Alfred Mouillon y séjourne régulièrement, y peignant des marines et des vues du littoral malouin, dont Le Petit chemin à Saint‑Énogat ou La Goule-aux-Fées ; Bretagne. Il décore également de seize de ses toiles la grande salle de l'Hôtel de la Mer, situé à deux pas de sa villa (dont Un troupeau de moutons sous bois, Le Chêne vert, La Caravane à Cancale, Un Clair de lune au Guildo et La Récolte du varech). Dans ce microcosme de voisinage, il retrouve son ami Louis Jacolliot, propriétaire de la « villa India » (ou villa Indienne), ainsi que Judith Gautier, qui possède à proximité la villa « le Pré des oiseaux », et d’autres personnalités des cercles intellectuels et artistiques parisiens attirées par la station naissante,.
Dans les années 1870 et au début des années 1880, Alfred Mouillon participe à plusieurs reprises aux grandes manifestations artistiques internationales de son temps, où il présente le plus souvent ses scènes rurales et ses paysages de moisson. Ses œuvres figurent aux expositions universelles de la période : à l'Exposition universelle de Vienne en 1873 (Les Blés), à l'Exposition universelle de Philadelphie en 1876 (Le Paradis des oiseaux), à l'Exposition universelle de Paris en 1878 (Les Blés ; midi), puis à l'Exposition universelle d'Amsterdam en 1883 (Paris vu de Meudon). Il prend également part à des expositions internationales, à Londres en 1872 (La Rivière d'Orsay) et en 1874 (Avant l'orage), à Vienne en 1882, où il montre sa toile primée Le Moissonneur, ainsi qu'aux salons belges de Bruxelles (1872 et 1875), et de Gand (1877 et 1880),.
Parallèlement à la peinture, Alfred Mouillon exerce comme illustrateur. Il figure parmi les artistes réunis pour la première édition illustrée de L'Assommoir d'Émile Zola, parue en 1878, aux côtés notamment d'André Gill, de Maurice Leloir et d'Auguste Renoir. Il réalise ensuite les illustrations de cinq récits de Louis Jacolliot dont Voyage au pays des fakirs charmeurs (1881) et Voyage au pays du hatschisch (1883).
Longuement malade à la fin de sa vie, il meurt à son domicile du 6 rue du Val-de-Grâce à Paris à l'âge de 53 ans,,,,. Il est inhumé le au cimetière parisien d'Ivry.
Le , une vente aux enchères d'une soixantaine d'œuvres issues de son atelier est organisée à l'Hôtel Drouot de Paris.
Les œuvres d'Alfred Mouillon sont présentes dans une dizaine de musées français, à Paris comme en province. La pièce la plus prestigieuse est L'Ange et Tobie (1868), grande composition religieuse conservée par le musée d'Orsay. Les collections provinciales rassemblent surtout de grandes toiles de paysage représentatives de son œuvre. Des marines et vues du littoral breton figurent au musée de l'hôtel Sandelin de Saint-Omer (La Baie, matinée d'octobre en Bretagne, 1881), au musée de Cambrai (À l'aube, le pêcheur, 1885) et au musée Hèbre de Saint-Clément de Rochefort (Grande marée, 1881) ; des paysages ruraux et forestiers au musée du Berry de Bourges (Pommier en mai, 1880), au Musée des Beaux-Arts de Reims (Coup de vent sur la Marne, 1873) et au Musée des Beaux-Arts et d'Archéologie de Vienne (La Mare aux cerfs, 1879). Les musées de Chalon-sur-Saône (musée Denon), de Mulhouse et de Pontoise (musée Tavet-Delacour) conservent également plusieurs de ses toiles.

