Alice Regnault

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Ne doit pas être confondu avec Antoinette Lemonnier, dite Mademoiselle Regnault à l'Opéra-Comique

Alice Regnault
Alice Regnault, photographiée par Nadar, vers 1880.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Augustine Alexandrine TouletVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Conservatoire de Musique (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoint
Autres informations
A travaillé pour
Maître

Alice Regnault, née Augustine-Alexandrine Toulet le dans l'ancien 1er arrondissement de Paris et morte le à Triel-sur-Seine, est une actrice et courtisane française.

Biographie

Augustine-Alexandrine Toulet est la fille d'Edmond Désiré Toulet et de Louise Hermanjat. Elle se marie, en 1865, avec Jules Louis Renard et, en 1866, ont ensemble un fils Édouard dont elle perd la garde, peu après la mort de son mari, en 1868, pour cause de vie jugée dissolue. Alice se prostitue de 1869 à 1881.

Pour gagner sa vie, elle se lance dans le théâtre et fait ses débuts aux Bouffes Parisiens, en 1869. Elle prend des cours de comédie au conservatoire de musique et de déclamation dans la classe de Regnier.â

Après une modeste carrière théâtrale, où on a plus souvent loué sa beauté que son talent, elle est devenue très riche grâce à ses succès galants. Elle entretient une relation avec le général et sénateur Gaston d'Andlau, et avec Arthur Meyer.

En 1873, au moment des perquisitions opérées rue de Suresnes, lupanar et refuge galant des filles de théâtre et des jeunes dames qui s'y rendent en cachette de leur amant, elle est dénoncée, par Gabriel Hugelmann, avec une vingtaine de ses camarades artistes, Marguerite Debreux, Méry Laurent, Gabrielle Roux, etc. Elle intente un procès à Hugelmann pour calomnie,.

Elle prend une retraite prématurée, en 1881, après avoir vainement espéré être reçue à la Comédie-Française, en 1880. Elle a tenté brièvement sa reconversion dans le journalisme — elle a collaboré un temps au Gaulois sous le pseudonyme de Mitaine de Soie — et dans la littérature, en publiant deux romans médiocres, Mademoiselle Pomme (1886) et La Famille Carmettes (1888).

Elle est surtout connue pour avoir épousé en catimini l'écrivain Octave Mirbeau, en , à Londres, et pour l'avoir trahi au lendemain de sa mort en faisant paraître un faux Testament politique d'Octave Mirbeau, rédigé par l'ancien pacifiste et antimilitariste Gustave Hervé, converti au bellicisme. Sacha Guitry se souviendra de cette trahison dans sa comédie de 1923, Un sujet de roman, inspirée du couple Mirbeau, qu'il a bien connu.

Quelques rôles

Mlle Alice Régnault, rôle de Julia, dans Le Trône d'Écosse, Théâtre des Variétés, 1871

Bibliographie

Notes et références

  1. ↑ « Acte de décès à Triel-sur-Seine, no 37, vue 14-15/25. ».
  2. 1 2 « Généalogie de Alice Regnault », sur Geneanet (consulté le ).
  3. ↑ « Courrier des théâtres : Concours de comédie », Le Figaro,‎ (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  4. ↑ Affaire de la rue de Suresnes. La baronne Strausack & Cie. Tribunal correctionnel de Paris audiences des 20,21 et 22 Février 1873, Imp. Sacre-Duquesne, (lire en ligne).
  5. ↑ Antoine Claude et Théodore Labourieu, Mémoires de M. Claude, chef de la police de sûreté sous le second Empire. Tome 7, 1881-1883 (lire en ligne), p. 204.
  6. ↑ « Affaire 2900-Regnault - Debreux », Le Tintamarre,‎ (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  7. ↑ « Nos informations », Le Figaro,‎ (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  8. ↑ « Gazette des tribunaux », Le Figaro,‎ (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  9. ↑ Voir l'article « Faux testament », dans le « Dictionnaire Octave Mirbeau ».
  10. ↑ « Petit courrier des théâtres : Apothicaire et Perruquier », Le Figaro,‎ (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  11. ↑ « Bruits de coulisses », Le Gaulois,‎ (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  12. ↑ « Courrier des théâtres », Le Figaro,‎ (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  13. ↑ Hector-Jonathan Crémieux, Le tour du cadran folie-vaudeville en cinq actes et six tableaux par Hector Cremieux et Henry Bocage, M. Levy freres, (lire en ligne).
  14. ↑ « Courrier de Paris », L'Univers illustré,‎ (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  15. ↑ « Premières représentations », Le Figaro,‎ (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  16. ↑ La maison du mari piece en cinq actes par Xavier de Montepin & Victor Kervani, Tresse, (lire en ligne).
  17. ↑ « Théâtres : Les Sceptiques », Paris à l'eau-forte,‎ , p. 160 (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  18. ↑ « la salle et les coulisses », Le Petit Parisien,‎ (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  19. ↑ « Premières représentations », Le Figaro,‎ (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  20. ↑ « Téatres », L'Univers illustré,‎ (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  21. ↑ « Gymnase dramatique », Le Petit Parisien,‎ (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  22. ↑ François Mons, « Paris-Théâtre », Le Petit Parisien,‎ (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  23. ↑ François Mons, « Paris-Théâtre », Le Petit Parisien,‎ (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
  24. ↑ Édouard Pailleron, Théâtre complet. Tome 3, 1909-1912 (lire en ligne sur Gallica).
  25. ↑ Léon Naplin, « Paris-Théâtre », Le Petit Parisien,‎ (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).

Articles connexes

Liens externes

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