| Alice Robert | |
L’Alice Robert | |
| Autres noms | SG-11, Bananier |
|---|---|
| Type | Bananier, puis escorteur |
| Histoire | |
| Lancement | 1934 |
| Statut | Épave depuis 1944 |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 95 m |
| Maître-bau | 15 m |
| Puissance | 1 900 ch |
| Vitesse | 16 nœuds |
| Pavillon | France |
| Localisation | |
| Coordonnées | 42° 35′ 21″ nord, 3° 07′ 48″ est |
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L’Alice Robert est un navire cargo français lancé en 1934, devenu navire de guerre allemand puis coulé en 1944 au large de Port-Vendres.
L’Alice Robert est construit en 1934 à Nakskov (au Danemark) pour la Compagnie franco-coloniale de navigation.
C'est un cargo réfrigéré affecté au transport des bananes entre les colonies françaises et les ports de Bordeaux et de Nantes.
De 1939 à 1942, il effectue des liaisons avec Dakar et Casablanca et, pour sa défense, il est armé de deux canons de 90 mm. Après l'occupation des ports de la façade atlantique, il a pour port de destination Marseille.
Après l'Opération Anton en 1942, l’Alice Robert est transformé par la marine allemande en escorteur rapide et est rebaptisé SG11. Il fait désormais partie de la Kriegsmarine. À partir de 1944, le SG11 est affecté à la 6e Sicherungsflottille et basé à Port-Vendres. Coulé le 2 juin 1944, il devient une épave connue de Méditerranée.
Le navire contenant une importante quantité de munitions, une première campagne de dépollution pyrotechnique est organisée en , suivie d'une deuxième en . À chaque fois, toute activité proche de l'épave est interdite, en raison de la dangerosité des travaux,.
Le , alors qu'il sort en compagnie du SG21 (ex Amiral Sénès, navire de la classe Chamois), pour une mission de lutte anti sous-marine, il est coupé en deux par une torpille du sous-marin anglais HMS Ultor ; il coule au large de Port-Vendres, tuant vingt-sept marins.
Cette épave est l'une des plus plongées de la Côte Vermeille, car elle est bien conservée et est une oasis de vie pour la faune sous-marine. La partie principale, depuis la proue jusqu'à la cassure à l'arrière du château, repose à l'horizontale sur le fond de sable ; le mât qui se détache dans le bleu est emblématique de l'épave.
Son armement est impressionnant, avec notamment un canon à la proue, deux canons sur tourelles de part et d'autre du mât, un double canon sur tourelle au-dessus du château et un autre canon dressé vers la surface au niveau de la cassure.
De nombreux obus sont encore visibles sur le pont et dans les cales.
La faune est particulièrement riche. Des nuées d'anthias colorent les coursives, des congres se sont établis dans les puits de chaîne des deux ancres, quelques langoustes ont élu domicile dans les cales. Des anémones bijoux multicolores ont recouvert une grande partie de l'épave.
Les conditions de plongée sont parfois rendues difficiles par le courant, par la faible visibilité et par les nombreux filets qui recouvrent et endommagent régulièrement l'épave.
La partie cassée de la poupe du bananier est située 350 m à l'est de la partie principale. Longue d'environ 15 m, reposant avec une forte inclinaison, elle porte un canon et est entièrement couverte de filets, colonisés par des spirographes.