| Alsetex | |
| Création | 1920
01/01/1973 (société actuelle) |
|---|---|
| Forme juridique | SAS, société par actions simplifiée |
| Siège social | Ld Malpaire Précigné (72) |
| Direction | Bares Jean , Girodot Marie via le holding Société Etienne Lacroix Tous Artifices |
| Activité | Fabrication d'armes et de munitions |
| Société mère | Société Etienne Lacroix Tous Artifices (775 580 434) |
| Sociétés sœurs | Pirotecnia Zaragozana Moulages plastiques du Midi (MPM) Étienne Lacroix Logistics |
| Effectif | 177 (2025) |
| SIREN | 777 335 522 |
| Site web | https://www.alsetex.fr/ |
| Chiffre d'affaires | 35,1 millions € (2025) 36,7 millions € (2024) |
| Résultat net | 2,27 millions € (2025) 1,64 million € (2024) |
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | |
La Société d'armement et d'études Alsetex est un fabricant d'armes et de munitions français basé à Précigné dans la Sarthe.
Son activité principale est la fabrication de produits de maintien de l’ordre. À l’export, ses activités sont soumises à l’autorisation d’une commission interministérielle.
Alsetex, aussi appelé S.A.E ou « Société Alsacienne d’Explosifs », est une société privée créée en 1920 à Richwiller, près de Mulhouse, en Alsace.
En , Alsetex vend la moitié de l’usine d'Angers avec les maisons de la « Cité d’Alsace » à la société SITEC. Elle devient la SAE, diversifie ses activités pyrotechniques.
En 1973 elle est renommée Société d'armement et d'études Alsetex.
Dans les années 1990, elle devient une filiale de Titanobel.
En 2006, elle intègre le groupe Étienne Lacroix.
En 2014, une employée est tuée alors qu'elle préparait un mélange à l'usine Alsetex de Précigné (classée Seveso seuil haut). L’enquête pointe des failles répétées dans la sécurité de l'usine. Le , la société a été mise en examen pour homicide involontaire par le parquet du Mans.
Dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes des manifestations ont lieu devant l'usine de Précigné le , puis le .
En 2019, l'entreprise remporte plusieurs appels d’offres majeurs pour la fourniture d’armes utilisées par la police et la gendarmerie pour le maintien de l'ordre.

Le grenade OF F1, créée par la société Alsetex, dont le brevet n° 70.29341, est déposé le , est utilisée pour la première fois en 1976 par les forces de l'ordre. Elle a d'abord été suspendue, à la suite de la mort de Rémi Fraisse, pendant la manifestation des 25 et 26 octobre 2014 contre le barrage de Sivens,.
Elle est définitivement interdite par décret du , à la fin du quinquennat de François Hollande,,. La grenade GLI-F4 est alors devenue la principale grenade offensive utilisée en France pour le maintien de l'ordre.
L'État français indique en ne plus passer commande de la grenade GLI-F4. Classée dangereuse par les inspections générales de la gendarmerie (IGGN) et de la police nationale (IGPN), la grenade GLI F4 avait notamment emporté la main d'un manifestant sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, le . Le quotidien Libération pointe le manque de coopération et le silence du fabricant Alsetex.
Alsetex apparaît dans la plainte avec constitution de partie civile déposée en par l'avocat de l'étudiant dont une main a été arrachée par une grenade GLI-F4 en sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
À la suite de dysfonctionnements et défaillances répétés, la grenade GM2L se révèle dangereuse à l'usage pour les policiers lorsqu'elle est lancée à la main. Le le ministère de l'intérieur proscrit cet usage et l'usage de la GM2L se fera désormais exclusivement avec un lanceur,.
La grenade GM2L a arraché la main d'un manifestant le à Paris et d'un fêtard lors de la rave-party de Redon le
Alors que le gouvernement a présenté le remplacement de la GLI-F4 par la GM2L comme une réponse la dangerosité et aux nombreuses mutilations causées par la GLF-F4, il s'avère que ce remplacement est en fait dû à l'épuisement des stocks de GLI-F4 dont le fabricant a arrêté la production 6 ans auparavant,.
Comme ses prédécesseures OF F1, et GLI-F4, la GM2L est présentée comme étant "sans éclat". Cette présentation a été démontrée mensongère pour l'OF F1 et la GLIF-F4, et il en est de même pour la GM2L.
De nombreux usages non réglementaires de la grenade GM2L sont documentés depuis sa mise en service. À Sainte Soline lors de la manifestation d'opposition à la méga-bassine, de nombreux tirs non réglementaires sont filmés et l'analyse des images montre qu'un de ces tirs entraîne la blessure grave d'un manifestant qui reçoit la grenade sur la tête et se retrouve entre la vie et la mort dans le coma,,.
Le ministère affirme aussi que la GM2L serait fabriquée « sans explosif » et serait « sans effet de souffle », pourtant selon les données du fabricant la charge explosive est passée de 30 grammes pour la GLI-F4 à 58,4 grammes pour la GM2L. La seule expertise judiciaire à ce jour dans le cadre de la main arrachée à Redon contredit les affirmations du gouvernement et du fabricant: « Même si la nature de l’explosif a changé entre la GLIF4 et la GM2L, la similitude des effets de souffle et de bruit implique une dangerosité similaire en cas d’explosion de contact ».
Une semaine après les explosions qui ont ravagé une partie du centre de Beyrouth le 4 août 2020, les forces de l'ordre libanaises font usage de grenade G1 et du lanceur Cougar, matériel fabriqué par Alsetex, pour réprimer les manifestations contre le gouvernement.