| Altice France | |
Logo d'Altice. | |
| Ancien nom | SFR Group |
|---|---|
| Création | |
| Dates clés | 2014 : fusion de SFR et Numericable 2016 : les marques Numericable et Virgin Mobile disparaissent. Le nouveau groupe est baptisé SFR Group |
| Personnages clés | Patrick Drahi |
| Forme juridique | Société anonyme à conseil d'administration (s.a.i.) (d) |
| Siège social | Paris |
| Holding | Altice France Holding |
| Siège social de la holding | |
| Direction | Arthur Dreyfuss (depuis ) |
| Actionnaires | |
| Activité | Activités des sociétés holding (d) |
| Filiales | RMC BFM (- SFR Presse SFR RMC Sport |
| B 135.296 | |
| SIREN | 794661470 |
| Site web | www.alticefrance.com |
| Fonds propres | |
| Dette | |
| Chiffre d'affaires | |
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Altice France, initialement Numericable-SFR puis SFR Group, est un groupe franco-luxembourgeois de télécoms et de médias français. Ce groupe est notamment issu de la fusion entre SFR et Numericable réalisée en , puis au rachat du groupe NextRadioTV en 2016. Le nouvel ensemble appelé SFR Group est créé en .
À partir de 2018, SFR Group adopte la dénomination Altice France. L'entreprise est détenue à 55 % par l'homme d'affaires Patrick Drahi, à travers Altice Group et sa holding personnelle Next Luxembourg. Altice France contrôle l'opérateur SFR, la chaîne RMC Sport et XpFibre.
Pour l'historique des deux marques avant la fusion :
Le , le conseil de surveillance du groupe Vivendi (contrôlé par le groupe Bolloré) entre en négociations exclusives avec Altice (Numericable), dirigé par Patrick Drahi, pour la vente de l'opérateur SFR. Altice propose 11,75 milliards d’euros pour le rachat et de confier 32 % du capital du nouvel ensemble à Vivendi,. Le groupe Bouygues, dirigé par Martin Bouygues, est alors en concurrence avec Altice pour le rachat de l'entreprise : Altice dépasse l'offre de Bouygues, qui proposait 11,3 milliards d’euros et une participation de 43 % dans la nouvelle entité. Une semaine plus tard, Bouygues réévalue son offre à 13,15 milliards d'euros. Le , Vivendi annonce avoir choisi Altice pour la vente de SFR, contre 13,36 milliards d'euros, tandis que Vivendi garde 20% des parts. L'opération porte la valorisation de SFR à 15,5 milliards d'euros.
Patrick Drahi s'est notamment engagé auprès de l'État à ce qu'il n'y ait pas de licenciement dans les trois années à suivre. Le choix est aussi motivé sur les critères suivants : la qualité du projet industriel ; la pérennité de l’emploi ; les risques les moins élevés de concurrence interne ; la valorisation totale la plus élevée pour Vivendi. Les deux projets principaux de rachat se différencient sur plusieurs points : Numericable présente son offre comme un projet de croissance et d'investissement.
Après l'accord de l'Autorité de la concurrence survenu fin octobre 2014, les deux sociétés (Numericable et SFR) fusionnent fin 2014. L'Autorité de la concurrence avait au préalable plusieurs conditions et obligations, comme la vente du réseau d'accès de Completel, l'ouverture du réseau câblé de Numericable ou encore la cession des activités mobiles d'Outremer Telecom dans l'océan Indien.
Au moment de la fusion, le groupe affiche une dette de 11,7 milliards d'euros. Le , Vivendi annonce vendre ses 20 % de parts restantes à Altice dans le cadre de la fusion entre SFR et Numericable pour un montant de 3,9 milliards d'euros.
Le , une grève au siège de Numericable-SFR due à des projets de délocalisation démontre la dégradation de l'ambiance interne de la société et entraîne notamment des difficultés d'accès à leur messagerie pour les abonnés. En , SFR et Numericable sont désignés comme étant les plus mauvais payeurs de France.
En , l'activité entreprises (Telindus France, Completel mais aussi la division en provenance de SFR (ex-Neuf Cegetel)) de Numericable-SFR prend le nom de SFR Business.
En , Numericable-SFR rachète les 33 % de Numergy détenus par la Caisse des dépôts et les 20 % détenus par Atos.
Fin , la marque et le logo Numericable disparaissent du site institutionnel au profit de SFR, dont l'adresse Web devient « www.sfr.com ».
Fin , le groupe, présidé depuis lors par Michel Combes, annonce une nouvelle organisation avec trois pôles : les parties médias (SFR Média) et régie publicitaire (SFR Publicité), dirigées par Alain Weill, et la branche télécoms (SFR Télécom), pilotée par Michel Paulin.
À la suite de la disparition de la marque commerciale Numericable, le groupe annonce que Numericable-SFR devient « SFR Group ». Ce dernier rachète auprès d'Altice, son actionnaire principal, 49 % de NextRadioTV et les activités d'Altice Media Group France pour environ 600 millions d'euros. Le groupe tente ainsi une stratégie de convergence entre télécoms et médias, déclinée en quatre thèmes : la presse (SFR Presse), l'information (SFR News), le sport (SFR Sport) et le divertissement (SFR Play),. Le , le groupe SFR annonce avoir finalisé l'acquisition d'Altice Media Group France et, le , la reprise par SFR de la participation d'Altice dans NextRadioTV est finalisée. Le , SFR Group annonce un accord de distribution avec la chaîne sportive qatarie beIN Sports. Il est désormais possible d'avoir accès à beIN Sports via les offres Fixe THD Power de SFR.
Le , Altice annonce son intention d'acquérir les parts qu'elle ne détient pas dans SFR Group, soit 22,25 %, avec une offre publique d'échange volontaire de 8 nouvelles actions ordinaires Altice NV de catégorie A, pour 5 actions SFR Group apportées. En , l'Autorité des marchés financiers s'oppose à cette opération.
En , le groupe passe des accords de diffusion exclusifs avec les groupes Discovery et NBCUniversal.
En , SFR annonce sa volonté d'acquérir 100 % du groupe News Participations et de NextRadioTV. Le , l'Autorité de la concurrence autorise la prise de contrôle exclusif du groupe NextRadioTV par SFR Group. Le , le CSA autorise lui aussi, sous conditions, cette prise de contrôle.
Le , SFR Group publie des résultats annuels pour l'année 2016 en baisse malgré une remontée des ventes et des abonnés au quatrième trimestre 2016.
Le , le groupe Altice, maison mère de SFR Group, annonce la volonté de changement de nom de toutes les filiales télécoms du groupe en Altice,,. L'objectif pour Altice consiste à remplacer les marques historiques régionales du groupe comme Portugal Telecom, Optimum et Suddenlink par une unique marque internationale et d'en refacturer l'utilisation aux filiales nationales, dont SFR. Concernant le remplacement de la marque SFR par Altice, le changement effectif initialement prévu pour n'a finalement pas lieu.
Le modèle financier développé pour l'acquisition de SFR avec achat à crédit financé par de la dette est renouvelé à chaque opération de croissance externe. En quelques années, Patrick Drahi accumule un montant de dettes colossal de plus de 60 milliards d'euros, dont 24 milliards pour la partie française et, dès 2015, un journaliste spécialisé de la revue Alternatives économiques pose le principe de la bulle financière pouvant affecter l'empire Drahi. L'échafaudage résultant de financements en LBO — qui prévoient que la dette contractée pour acheter une entreprise sera payée en ponctionnant cette même entreprise — fonctionne tant que les taux d'intérêts sont bas, que la rentabilité des entreprises rachetées est supérieure à la charge de la dette, que les résultats commerciaux sont conformes au plan d'affaires promu auprès des actionnaires ou investisseurs et que les milieux financiers font confiance à Patrick Drahi pour le refinancement de sa dette,.
Toutefois, en 2022, un événement fait chuter l'échafaudage : la remontée des taux décidée par les banques centrales. Les taux moyens exploités pour le groupe Altice s'élèvent dès lors à 10 %. Dans le même temps face à la concurrence, la fuite des abonnés fait baisser la rentabilité des entreprises du groupe.
Le résultat accuse un effet de ciseaux selon lequel les intérêts de la dette vont dépasser les revenus, si la baisse des revenus se poursuit. Le groupe se retrouve avec des échéances de dette à rembourser considérables durant les années 2020 et subit un taux de refinancement de la dette prohibitif : l'agence de notation Moody's classe la dette d'Altice groupe « Caa2 » en mars 2024, soit dans la catégorie ultra-spéculatif.
Afin de sauver son groupe, Patrick Drahi est contraint de céder des actifs à hauteur de près de 10 milliards d'euros puis il tente de négocier en 2024 avec les créanciers, l'abandon d'une partie de leur dette, soit environ 20 %, afin de ramener le ratio volume de dettes sur excédent brut d'exploitation aux environs de 4 contre 6 en 2024, avant application de la nouvelle stratégie.
Le , Patrick Drahi met en place une nouvelle gouvernance, avec à sa tête Alain Weill comme PDG. Il a pour objectif de « déterminer la direction stratégique, opérationnelle, commerciale et technologique du groupe, et son exécution », à la suite des difficultés rencontrées par le groupe.
Concernant le marché d'internet à haut débit, Patrick Drahi a acquis la quasi-totalité des câblo-opérateurs pour des coûts compétitifs entre 1990 et 2006 issus principalement du « Plan Cable » gouvernemental lancé et subventionné par le ministère des Télécommunications de l'époque, devenant ainsi le leader français du câble. En marge de l'opérateur historique France Télécom, fournisseur principalement de téléphonie filaire et d'accès xDSL, ne lui permet toutefois pas d'intervenir comme acteur majeur du plan THD ; ainsi, il a espéré obtenir de l'ARCEP plus des 20 % des zones AMII, alors que l'opérateur historique en a obtenu jusqu'à 80 %.
En , avec l'annonce de scission d'Altice, la nouvelle société rebaptisée Altice Europe se compose d'Altice France SFR Group, Altice International pour les actifs à l'étranger et Altice Pay TV. Cette dernière entreprise de télévision payante détient notamment les droits de diffusion acquis par SFR, ainsi que ses chaînes payantes, et est chargée de revendre l'accès à ses chaînes aux différents opérateurs. SFR devient donc le principal client de Altice Pay TV et réalise ainsi artificiellement une économie de 600 millions d’euros. Altice France verse 550 millions d'euros à Altice International pour l'acquisition des filiales dans les territoires d'outre-mer français et le transfert d'Altice Technical Services France ainsi que les services de support technique d'Intelcia.
Le , SFR Group est renommé Altice France.
Le , le CSA autorise la prise de contrôle de NextRadioTV par Altice France, lui permettant de devenir le premier acteur de la convergence télécoms-médias en France,. Le , l'ensemble du groupe NextRadioTV annonce déménager à l'automne pour rejoindre le groupe Altice-SFR dans un ensemble immobilier à Paris.
Le , Altice France annonce l'acquisition de la chaîne locale lyonnaise TLM. Elle adopte le nom de BFM Lyon et rejoint BFM Paris dans le bouquet de chaînes locales d'information du groupe.
Le , Altice Europe annonce qu'Altice France a conclu un accord exclusif pour vendre 49,99 % du capital de SFR FTTH, structure hébergeant les actifs du réseau fibre de SFR hors des grandes villes, à un groupe d'investisseurs composé d'Allianz Capital Partners, Axa Investment Managers Real Assets et Omers Infrastructure pour 1,8 milliard d'euros. Le groupe entend ainsi valoriser SFR FTTH à environ 3,6 milliards d'euros, tout en restant propriétaire à 100 % de son réseau câblé comprenant encore neuf millions de prises à cette période ainsi que de ses 2,5 millions de prises fibre, en zone très dense. Cet accord entre dans la stratégie de désendettement souhaité par Altice Europe et est censé lui permettre quelques économies, car SFR FTTH ne doit comprendre qu'un million de prises de fibre fin 2018 mais devra en construire autant chaque année, pour espérer atteindre cinq millions de prises fin 2022.
Courant 2019, Altice demande aux opérateurs de télévision de payer pour diffuser ses chaînes parmi lesquelles BFMTV, RMC Story ou RMC Découverte. Fin août, Free refuse et ne retransmet plus les chaînes du groupe dans son offre ; Orange adopte la même décision quelques jours plus tard. À la suite de ces réactions, Alain Weill choisit de ne rien facturer à Orange et à Free pour pouvoir proposer BFMTV, RMC Découverte et RMC Story à leurs abonnés. En revanche, les services de replay et de start-over de ces trois chaînes deviennent payants,,.
En , les organisations syndicales sont averties de la tenue d'un plan d'économies à venir dans la branche médias. Le plan consiste à encourager les départs volontaires du groupe NextRadioTV et, le cas échéant, de contraindre des départs si l'objectif de réduction de coûts n'est pas atteint par la direction et les équipes commerciales. Le pôle sports comprenant 154 salariés est particulièrement dans la ligne de mire en raison du volume de ses dépenses et charges.
La chaîne gratuite d'information sportive RMC Sport News doit cesser d'émettre le . Des discussions sont en cours pour l'avenir des chaînes payantes détenant les droits de télédiffusion de la Ligue des champions de football, jusqu'au terme de la saison 2020-2021. Patrick Drahi espère renégocier ces droits sportifs avec d'autres diffuseurs concurrents, afin de récupérer une partie de ses fonds. Fin , Mediapro et Altice annoncent un accord pour la retransmission des matchs de Ligue des champions et de Ligue Europa de football. Altice revend les droits des deux compétitions européennes détenus jusqu'en , tandis que RMC Sport programme toutefois les matchs, grâce à l'accord signé avec Mediapro. De plus, la chaîne Téléfoot est accessible sur le bouquet SFR. Grâce à ces accords, Altice réduit une partie des coûts liés à l'achat des droits de retransmission mais continue de programmer l'intégralité des compétitions de club les plus suivies comme la Ligue 1, la Ligue 2, la Ligue des champions, la Ligue Europa et les championnats étrangers les plus suivis, Angleterre, Espagne, Allemagne et Italie.
Au mois de , après plusieurs mois marqués par des grèves et des protestations à l'encontre d'un plan de départs volontaires, syndicats et direction du groupe NextRadioTV parviennent à un accord concernant un plan prévoyant la suppression de 245 postes au lieu des 330 à 380 initialement annoncés par la direction,. Ces départs doivent avoir lieu avant le .
En , Altice France annonce céder sa participation majoritaire dans Hivory, qui gère 10 500 pylônes de télécommunications, au groupe espagnol Cellnex, pour une valeur d'entreprise de 5,2 milliards d'euros,.
En , SFR FTTH change de nom pour devenir XpFibre. La société avait préalablement intégré les actifs de Covage pour un montant d'un milliard d'euros ; des actifs non stratégiques sont cédés à Altitude sous la contrainte de la Commission européenne.
En , Altice France annonce le rachat d'Afone Participations, co-actionnaire avec le groupe E.Leclerc du MVNO Réglo Mobile. Cette opération permet à SFR de voir son parc d'abonnés augmenter mécaniquement avec l'arrivée des 770 000 clients mobiles d'Afone et Réglo Mobile et de profiter du réseau de distribution des magasins E.Leclerc,.
En juin 2021, Altice France acquiert l'opérateur virtuel Prixtel pour un montant non dévoilé.
En septembre 2021, Altice France annonce l'acquisition de Coriolis Télécom pour 415 millions d'euros.
En mai 2022, Altice France annonce également l'achat de SYMA Mobile.
En , Altice France annonce le départ de Grégory Rabuel après 13 ans de présence au sein du groupe. Il est remplacé par Arthur Dreyfuss au poste de PDG.
En 2022, l'opérateur télécom mandate la banque d'affaires Perella Weinberg pour céder 92 centres de données et ainsi préparer leur vente pour un montant estimé à environ un milliard d'euros.
Le , l'opérateur annonce céder 70 % des parts de da filiale UltraEdge regroupant ses 257 centres de données à Morgan Stanley Infrastructure Partners pour la somme de 530 millions d'euros. L'opération est finalisée en juin 2024.
Le , Altice France annonce la signature d'une promesse de rachat par CMA CGM de sa filiale Altice Média qui inclut toutes les chaînes des marques BFM et RMC, à l'exception de RMC Sport. Le , l'Arcom agrée le changement de contrôle d’Altice Média au profit du groupe CMA CGM. Le , avec le transfert de fonds entre CMA GGM et Altice France, la vente est finalisée pour 1,55 milliard d'euros.
En 2024, le nombre d'abonnés mobile passe sous la barre symbolique de 20 millions (19,4 millions d'abonnés au 31 décembre 2024). Sur cette année, le chiffre d'affaires atteint 10,1 milliards d'euros, en baisse de 5,4%, tandis que le résultat brut d'exploitation (Ebitda) chute de 9,4 % pour s'établir à 3,4 milliards d'euros.
En février 2025, Patrick Drahi parvient à négocier un allègement de la dette d'Altice France de 24 milliards à 15,5 milliards d'euros contre la cession d'une participation de 45 % aux créanciers ; avec cette opération de restructuration de la dette, leur capital n'est pas remboursé aux créanciers mais est converti en titres Altice dont la valorisation future est incertaine.
Le , pour éviter la cessation de paiements et le risque de liquidation judiciaire, le Tribunal de commerce de Paris accepte d'examiner la procédure de sauvegarde accélérée du groupe Altice, censée permettre d'entériner la restructuration de la dette d’Altice, estimée à plus de 24 milliards d’euros.
La restructuration de la dette doit être effective au avec une réduction de celle-ci de 8,6 milliards d'euros par cession de 45 % du capital aux créanciers dont les fonds américains BlackRock, Pimco et Fidelity. L'opération ouvre la porte à des possibilités de rachat de SFR particulièrement par les trois autres opérateurs en France, Orange, Free et Bouygues Telecom, ce qui suscite des inquiétudes chez les salariés.
À la suite de mauvais résultats commerciaux et d'opérations ou décisions stratégiques controversées, Altice accumule en 2024 plus de 60 milliards de dettes, une situation affectant considérablement la valeur du groupe et de ses filiales. Le , via un communiqué de presse, Bouygues Telecom, Orange et Free (groupe Iliad) annoncent une offre conjointe non engageante pour le rachat de la majeure partie des activités télécoms de SFR, qu'Altice refuse le lendemain.
En novembre 2025, Altice France, a annoncé la signature d’un accord de vente de sa participation majoritaire de 65 % dans le groupe marocain Intelcia, spécialisé dans les centres d’appels et l’externalisation de services. La transaction, finalisée au premier trimestre 2026, a permis aux actionnaires dirigeants d’Intelcia, Karim Bernoussi et Youssef El Aoufir, de reprendre le contrôle intégral de l’entreprise, marquant ainsi son retour à une indépendance totale après près de dix ans sous le pavillon d’Altice. Cette cession s’inscrit dans la stratégie de désendettement et de recentrage du groupe Altice, tout en offrant à Intelcia une nouvelle flexibilité pour accélérer sa croissance et sa diversification à l’international.
Le , Altice entre en négociations avec Free, Orange et Bouygues Télécom pour la vente de SFR sur la base d'une offre de 20,35 milliards d'euros, acceptée par Patrick Drahi.

Altice France holding, à travers SFR, est le deuxième opérateur de télécommunications en France au service de 25 millions de clients. Il propose des services de téléphonie, d'Internet à très haut débit, triple et quadruple play, ainsi que des services de sécurité. SFR propose des :


Altice France lance une partie de ses cinq nouvelles chaînes de sport le . Ce lancement concerne les chaînes SFR Sport 2 (ex-MCS), SFR Sport 3, la chaîne du sport extrême, et SFR Sport 5, la chaîne des sports de combat. Les lancements de SFR Sport 1, la chaîne prévue pour diffuser la Premier League dont les droits ont été achetés par Altice, et de SFR Sport 4K, la chaîne de sport diffusée en 4K, se font ultérieurement.
SFR Sport est renommé RMC Sport le ,. Le 2 juillet 2024, toutes les chaînes sont supprimées à l'exception de RMC Sport 1.

Lancé en , SFR Play propose des chaînes de cinéma, découverte, séries et jeunesse ainsi que des applis (Napster, L'Équipe, SFR Jeux, iCoyote). Les clients SFR bénéficient également du catalogue de Zive, le service de SVOD disponible en illimité avec des milliers de films, épisodes de séries et de documentaires.
Le , SFR annonce l'arrivée de cinq nouvelles chaînes (National Geographic Channel, Nat Geo Wild, Voyage, Canal J et TiJi) incluses dans l'univers SFR Play pour les abonnés ADSL/FTTH.

Xp Fibre a été lancé en 2013 par le groupe SFR sous le nom de SFR Collectivités est lancé en 2013 par le groupe SFR en tant que société dédiée à la conception, la construction et l'exploitation de réseaux et d'infrastructures de télécommunications, au profit des collectivités territoriales.
En 2018, cette société est intégrée à SFR FTTH, la filiale détenue à 50,1% par Altice France, qui déploie la fibre dans les zones moins denses. Le , Altice Europe annonce qu'Altice France a conclu un accord exclusif pour vendre 49,99 % du capital de SFR FTTH à un groupe d'investisseurs composé d'Allianz Capital Partners, Axa Investment Managers Real Assets et Omers Infrastructure pour 1,8 milliard d'euros. SFR FTTH est alors valorisé à 3,6 milliards d'euros, tout en restant propriétaire à 100 % de son réseau câblé (9 millions de prises) ainsi que de ses 2,5 millions de prises fibre en zone très dense. Cet accord entre dans la stratégie de désendettement souhaitée par Altice Europe et lui permet de faire des économies.
En 2019, SFR FTTH fait l'acquisition de l'opérateur d'infrastructure Covage. En 2020, avec l'autorisation de la Commission européenne, SFR FTTH finalise le rachat de Covage pour devenir le principal concurrent d'Orange pour l'infrastructure à l'échelle française.
En mars 2021, SFR FTTH devient XpFibre,. Le mois suivant, Altice revend 50 % de Covage à l'opérateur Altitude Infra pour des raisons de concurrence, à la demande de l'UE,. XP Fibre est ensuite placé en dépôt (fiducie) chez Natixis pour garantie d'une créance de 5,7 milliards d'euros.
En 2026, Altice cherche à vendre XpFibre. Quatre offres parmi les sept reçues depuis le mois de février sont retenues par l'entreprise : celles de l'américain KKR, du français Vauban Infrastructure Partners, du canadien Brookfield Infrastructure Partners et de DigitalBridge.
En , Alain Weill et Altice acquièrent des participations dans NextRadioTV à travers une nouvelle structure appelée News Participation, détenue à 51 % par Alain Weill et à 49 % par Altice. Pour financer cette opération, Altice prévoit de faire une augmentation de capital de 200 millions d'euros et d'émettre une obligation de 600 millions d'euros. En et en , News Participation acquiert les actifs que détient Alain Weill dans NextRadioTV ; à la suite de cet accord, News Participation détient une participation majoritaire dans NextRadioTV.
En , SFR rachète tous les actifs médias de sa maison mère Altice, que ce soit la presse (Libération, L'Express, L'Expansion, L'Étudiant, Stratégies, 01net…), la télévision et la radio (avec les 49 % détenus dans NextRadioTV), pour former la filiale SFR Media, dirigée par Alain Weill,,. Cette opération valorise NextRadioTV à 741 millions d'euros et Altice Media Group à 241 millions d'euros. SFR débourse environ 600 millions d'euros, dont 500 sur ses ressources propres ainsi qu'un emprunt de 100 millions d'euros. Dans le même temps, un bouquet de cinq chaînes de sport est annoncé, pour diffuser notamment les matchs de la Premier League anglaise de football, dont les droits ont été acquis par SFR, ainsi que la création de deux nouvelles chaînes : BFM Sport, une chaîne d'information sportive s'appuyant sur les équipes de RMC, et BFM Paris, une chaîne d'information locale en Île-de-France.
Au , Altice annonce une nouvelle organisation de SFR Media, dirigé par Alain Weill, en trois pôles, :
L'accord exclusif passé en avec Discovery et NBCUniversal permet au groupe de se renforcer dans le divertissement en se dotant de deux bouquets thématiques,. Le premier porte sur le thème de la découverte avec RMC Découverte et les chaînes de Discovery Communications (Discovery Channel, Discovery Science, Discovery Investigation et Discovery Family). Le second traite du thème du cinéma et des séries avec les chaînes de NBCUniversal (Syfy, 13e rue, E!). Altice Studio, lancée le , diffuse notamment le catalogue de NBCUniversal.
En , SFR Media officialise le rachat par Marc Laufer de 75 % du groupe NewsCo, qu'il a fondé en 2011, ainsi que du groupe L'Étudiant, au travers de la holding Coalition Media Group ; SFR gardant 25 % du groupe de médias.
Le , SFR Media rachète la totalité de la chaîne de télévision Numéro 23, renommée RMC Story en 2018.
Le , le CSA autorise la prise de contrôle de NextRadioTV par SFR, SFR devenant le premier acteur de la convergence télécoms-médias en France,. Le , on apprend que l'ensemble du groupe NextRadioTV déménagera à l'automne pour rejoindre le groupe Altice-SFR dans un gigantesque ensemble à Paris.
Au mois de , après plusieurs mois marqués par des grèves et des protestations à l'encontre d'un plan de départs volontaires, syndicats et direction du groupe trouvent un accord sur un plan qui prévoit la suppression de 245 postes au lieu des 330 à 380 souhaités à l'origine par la direction,. Ces départs doivent avoir lieu avant le .
Le , Altice annonce être en négociations exclusives pour les acquisitions des chaînes 6ter et TFX, l'une appartenant au groupe TF1 (TFX) et l'autre appartenant au groupe M6 (6ter), qui projettent de fusionner. Le , l'Autorité de la concurrence valide le rachat de 6ter et TFX par Altice Media mais après que cette même autorité ait émis un avis défavorable à cette fusion, les deux groupes annoncent le dans un communiqué vouloir abandonner le projet de vente de leurs chaînes.
En mars 2024, Altice vend Altice Media à la CMA CGM contre 1,5 milliard d'euros. Altice France garde uniquement RMC Sport, qui présente l’avantage de servir « d’appât commercial » pour gagner des abonnés à la téléphonie mobile et au fixe. Arthur Dreyfuss, qui en était le PDG depuis , quitte alors son poste.

SFR News est un bouquet de chaînes d’information en continu regroupant BFM TV, BFM Business, i24news (en 3 langues) en HD et BFM Paris.

Lancée en , Altice propose une application nommée « SFR Presse ». Baptisée par Michel Combes « le Netflix de la presse écrite », il propose l'accès illimité à 17 titres (Libération, L'Express, etc.) inclus dans les offres fixe et mobile de SFR, et commercialisés à 19,90 euros pour les autres. Elle est disponible sur les supports mobiles (Android et iOS), et PC/Mac. En juin 2016, 23 titres supplémentaires rejoignent l'offre, parmi lesquels des quotidiens de la presse quotidienne nationale (Le Parisien et Le Journal du dimanche), des titres de la presse quotidienne régionale (Midi libre, La Montagne, Le Télégramme) ainsi que des magazines (Glamour, Grazia, Marie Claire, GQ, Public, L'Auto-Journal, Santé Magazine, Télé Star, etc.).
Au , le service comptait 65 titres et revendiquait 10 millions de téléchargements.
Le , Cafeyn annonce l'acquisition de miLibris et récupère donc le service SFR Presse, qui est transféré vers Cafeyn. Un accord est toutefois conclu avec SFR, qui intègre les bouquets de Cafeyn dans ses offres.
En 2023, Altice vend ses parts restantes dans le groupe L'Express.

Lancée le , Altice propose une chaîne de télévision consacrée aux séries et au cinéma, disponible sur le satellite, le câble, l'IPTV et en web TV (OTT). Elle cesse d'émettre le .
| 2010 | 2011 | 2012 | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2017 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires (hors médias, en milliards d'euros) | 12,58 | 12,18 | 11,29 | 10,2 | 11,44 | 11,04 | 10,69 | 10,4 | 9,72 | 10,35 | 10,6 | 10,74 |
| Endettement (total dette non-courante) | 27,2 | 30,9 | ||||||||||
| Résultat net | <-0.224> | <-0.415> | ||||||||||
| Impôt | 0,535 | 0,516 | 0,315 | <-0,317> | 0,215 | 0,057 | <-0,392> | <-0,099> | <-0,168> | 0,023 | <-0,383> | |
| Salariés | 36 894 | 39 240 |
Sources chiffres 2020 et 2021 : états financiers consolidés 2021.
Le chiffre d'affaires du groupe a décliné en 2012 en raison de l'entrée du concurrent Free sur le marché, puis en 2015 après le rachat par Patrick Drahi, qui a appliqué une politique d'augmentation des prix et de baisse de qualité de service ayant accéléré la perte de clientèle. La tendance a commencé à s'inverser en 2018. Le CA 2021 est en hausse grâce à l'acquisition de deux petits opérateurs, Prixtel et Afone, représentant 1,2 million d'abonnés.
Le groupe est connu pour son très fort endettement qui ne baisse pas avec le temps, résultant de la politique de Patrick Drahi d'acquisitions par LBO. Altice France a une charge d'impôt quelquefois faible, quelquefois bénéficiaire, en raison de déficits fiscaux accumulés, et de plus en plus fortes charges d'intérêt pesant sur ses résultats.
Les fonds propres sont devenus fortement négatifs du fait d'une distribution de dividendes de 2,37 milliards d'euros en 2017 et 4,6 milliards en 2021.
Les effectifs ont principalement été marqués par un plan de départs volontaires en 2017 de 5 000 postes, puis par un plan de licenciement de 1 400 personnes en 2021.
Fin 2022, face à sa « montagne de dettes » et la hausse des taux, la direction d'Altice réfléchit à plusieurs options pour alléger le poids de ses 31 milliards d’euros d’endettement. Bien que plus de 90 % de la dette de SFR est à taux fixe, la part des taux fixes tombe entre 80 % et 85 % en 2023 avec pour résultat, que les charges financières annuelles augmenteront de 80 millions d’euros en la même année. Mi-2023, la maison mère Altice, groupe mondial, cumule presque 60 milliards d'euros de dettes, une partie ayant été émise en obligations jugées « hautement spéculatives ».
Le l'Autorité de la concurrence condamne le groupe Altice à une amende de 75 millions d'euros pour non-respect de certaines obligations de déploiement de la fibre dans les zones très denses.
Le groupe est entièrement détenu par Altice France Holding SA basée au Luxembourg (moins une part détenue par Altice Luxembourg SA), elle-même filiale indirecte de Next Alt SARL, contrôlée par Patrick Drahi.
Le siège social du groupe SFR était jusqu'en situé dans la Tour SFR, à la Défense, puis, en 2014 sur le « Campus SFR », 12 rue Jean-Philippe-Rameau à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis. 3 500 salariés supplémentaires y arrivent à l'automne 2015.
Depuis 2018, Altice France, une filiale du groupe, a établi son siège social à l'« Altice Campus » situé dans le XVe arrondissement de Paris. La volonté du groupe est de rassembler ses activités média, télécoms et contenu. À partir du mois d', les rédactions de BFM TV, RMC Sport, Libération, L'Express et les employés de SFR sont réunis dans ce seul et même bâtiment, situé face au ministère des Armées. Plus de 7 000 personnes, parmi lesquelles 1 000 journalistes, travailleront ensemble dans ce lieu qui regroupe notamment sept studios modernes. Le nouveau siège est inauguré officiellement le et Altice France annonce par ailleurs à cette occasion l'allumage de la 5G au sein de son bâtiment, une première.