Angelika Markul

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Angelika Markul
Angelika Markul lors du vernissage de son exposition personnelle "O, Lie on Me" à la Galerie Leto, Varsovie, Pologne, 2023.
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Angelika Markul, née le , est une artiste franco-polonaise. Reconnue pour ses installations vidéos et son travail de sculptures, elle vit et travaille à Paris.

Biographie

Elle est diplômée en 2003 de Beaux-Arts de Paris de Paris de l'atelier multimédia dirigé par Christian Boltanski. Angelika Markul est également titulaire du droit moral de Christian Boltanski, dont les prérogatives sont le droit de divulgation, le droit au respect de l’intégrité de ses œuvres et le droit à la paternité.

Elle a été lauréate du Prix Sam Art Projects (2012), Prix COAL Art et environnement (2016) et du Prix Maïf (2017).

Au début de sa carrière, son travail se fait remarquer par le soutien de grandes institutions françaises, avec les expositions I still believe in miracles au Musée d'Art moderne et contemporain de la Ville de Paris et J'en rêve à la Fondation Cartier en 2005. C'est à cette époque qu'elle démarre un travail plastique mêlant installation vidéo et sculptures en cire. Son travail a été exposé depuis dans de nombreuses institutions culturelles : centres d'art et musées à travers le monde, de Shanghai à Buenos Aires, en passant par Varsovie et New York.

Ces dernières années, son travail se concentre sur la relation entre la science et la fiction, pour produire à partir de ses installations vidéos un mythe, proche du genre de la science fiction. Elle se rend régulièrement sur des sites difficiles d'accès, considérés dangereux ou totalement abandonnés : la région de Tchernobyl, la ville de Fukushima, ou encore les grottes de Naïca au Mexique.

En 2013, Angelika Markul investit l’Orangerie du Domaine de Chamarande avec une création spécifique pour le lieu sous le commissariat de Lauranne Germond. En 2014, elle présente son exposition personnelle Terre de départ au Palais de Tokyo, dont la commissaire est Daria de Beauvais, et qui marque un tournant dans sa carrière. Les intérêts qui traversent son travail sont le temps, la mémoire, l'homme et la nature. Elle y expose quatre installations vidéos Bambi à Tchernobyl (2014), Gorge du Diable (2013), Terre de Départ (2014) et 400 milliards de planètes (2014).

En 2018, elle présente son exposition Tierra Del Fuego au Musée de la Chasse et de la Nature sous le commissariat de Lauranne Germond et Claude d’Anthenaise. Elle y exposait une série d'œuvres autour de la disparition du peuple amérindien des Yagans mise en relation avec la disparition actuelle des glaciers. Ce projet s'inscrivait dans le prolongement de Mémoire des glaciers (2017), vidéo réalisée à El Calafate où elle avait filmé la fonte des glaciers de Perito Moreno. Elle collabore régulièrement avec des scientifiques, notamment Masaaki Kimura, géologue pour sa vidéo Zone Yonaguni (2016), réalisée au sud du Japon à la découverte d'un monument enseveli sous l'eau dont on ne connait l'origine exact ainsi qu'avec Steve Salisbury, archéologue pour sa vidéo Marella (2020) tournée aux abords de la ville de Broome en Australie, sur le plus grand site au monde répertorié à ce jour de traces de dinosaures.

En 2020, elle présente une nouvelle exposition personnelle Formule du temps au Centre international d'art et du paysage de Vassivière.

Bien qu'elle ne se revendique pas écologiste, son œuvre est régulièrement associée à une prise de conscience écologique et à la notion d'Anthropocène. En 2018, elle était invitée au Centre Pompidou pour le colloque Quelle transition écologique pour la culture ? animé par Jean Max Colard.

L'artiste est représentée par les galeries Leto (Varsovie), Albarrán-Bourdais (Madrid), Kewenig (Berlin) et ColAAb (Paris).

Angelika Markul est également titulaire du droit moral de Christian Boltanski, dont les prérogatives sont le droit de divulgation, le droit au respect de l’intégrité de ses œuvres et le droit à la paternité.

Expositions

Expositions individuelles

Expositions collectives

Prix

Bibliographie

Liens externes

Notes et références

  1. ↑ « Le Prix COAL Art et environnement » [archive du ], sur projetcoal.org via Internet Archive.
  2. 1 2 « Prix COAL 2016 » [archive du ], sur projetcoal.org via Internet Archive.
  3. 1 2 « Angelika Markul – Entre science et fiction », sur Artais Artcontemporain, (consulté le ).
  4. ↑ « A Hole in Time », sur paris-art.com, (consulté le ).
  5. 1 2 « Angelika Markul, Installation Monumentale au Domaine de Chamarande : COAL », sur COAL, (consulté le ).
  6. ↑ « Angelika Markul : Terre de départ », sur palaisdetokyo.com/.
  7. ↑ « Angelika Markul - Terre de départ - Palais de Tokyo », sur Artistikrezo, (consulté le ).
  8. 1 2 « «Tierra del fuego» Angelika Markul », sur chassenature.org.
  9. ↑ « Vassivière et le Centre International d’Art et de Paysage - Ép. 1/5 - Culture en zone rurale », sur France Culture, (consulté le ).
  10. ↑ « 10 œuvres d'art pour alerter sur le climat », sur Connaissance des Arts, (consulté le ).
  11. ↑ « Quelle transition écologique pour la culture ? » [archive du ], sur centrepompidou.fr via Wikiwix.
  12. ↑ Gilles, « Angelika Markul », sur macval.fr, .
  13. ↑ (pl) « Angelika Markul : Do Not Forget », sur galeriafoksal.pl, .
  14. 1 2 (en) « Museos de la Universitad national de tres de Febrero : Angelika Markul » [archive du ], sur untref.edu.ar via Internet Archive.
  15. ↑ « Palais de Tokyo »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?), sur palaisdetokyo.com/.
  16. ↑ « Angelika Markul : b. 1977, lives and works in Paris (FR). », sur leto.pl.
  17. ↑ « FACSIMILE : A group exhibition at Ace Hotel Chicago, curated by Britton Bertran : If the hours were already counted », sur sector2337.com, .
  18. ↑ (en) « Tierra de Origen », sur albarran-bourdais.com.
  19. ↑ « Angelika Markul, "Formule du temps", exposition au Centre d'art de Vassivière », sur culture.gouv.fr (consulté le ).
  20. ↑ Claude VerseinRédacteur / Editor chez Bulles de CultureNe dis-t'on pas que le bonheur ne vaut que s'il est partagé ? En écrivant dans Bulles de Culture et je suis un défenseur du spectacle vivant Qu'il s'agisse d'une œuvre tragique, « "Excavation of the Future" : Angelika Markul à la Galerie Saint-Séverin - Bulles de Culture », (consulté le ).
  21. ↑ Tel.: +48 661 918 814 et E.-Mail: Press@leto.pl, « ANGELIKA MARKUL — DEADLY CHARM OF SNAKES | Leto Gallery », sur leto.pl (consulté le ).
  22. ↑ (pl) Vogue Polska, « Nowa wystawa Angeliki Markul we wrocławskim Op Enheim », sur Vogue Polska, (consulté le ).
  23. ↑ « Kunstverein Arnsberg : Angelika Markul » [archive du ], sur kunstverein-arnsberg.de via Internet Archive (consulté le ).
  24. ↑ (en-US) « Después - Albarrán Bourdais Menorca », sur Albarrán Bourdais (consulté le ).
  25. ↑ (pl) Artinfo Poland, « Sekwencje #4 : Kim jesteś? Tadeusz Kantor Angelika Markul », sur artinfo.pl.
  26. ↑ (en) « Exhibition - ANGELIKA MARKUL LA MÉMOIRE DES GLACIERS - KEWENIG », sur kewenig.com (consulté le ).
  27. ↑ « Si les heures m’étaient comptées d'Angelika Markul | Musée de Valence », sur museedevalence.fr (consulté le ).
  28. ↑ Galerie Leto, « O, Lie on Me », sur leto.pl.
  29. ↑ « I Still Believe In Miracles. Derrière l’horizon - Publication livre », sur Paris Art, (consulté le ).
  30. ↑ (en) « J'en rêve » [archive du ], sur Fondation Cartier pour l'art contemporain via Internet Archive, (consulté le ).
  31. ↑ (it) « T1 – La sindrome di Pantagruel », sur Castello di Rivoli (consulté le ).
  32. ↑ (en) « La Chaîne - Japan & France Contemporary Art Exhibition (Bank Art 1929 Yokohama) », sur Tokyo Art Beat (consulté le ).
  33. ↑ (en) Huncwot.com, « Documentation and library - catalogue - Zachęta Narodowa Galeria Sztuki », sur zacheta.art.pl (consulté le ).
  34. ↑ « 07.11.06. Résultats du Prix Altadis 2006-2007 pour les arts plastiques. », sur Paris Art, (consulté le ).
  35. ↑ « Angelika Markul, prix SAM pour l’art contemporain », sur liberation.fr, Libération, (consulté le ).
  36. ↑ « Prix MAIF pour la sculpture », sur Entreprise MAIF (consulté le ).
  37. ↑ (en) « La Terre en colère , Bernard Chambaz, ... », sur www.seuil.com (consulté le )
  38. ↑ « guide de l'exposition Nów » [PDF], sur csw.torun.pl.