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Ludovic Sclafer |
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Angelo de Sorr (né à Sainte-Eulalie d'Ambarès le et mort à Bordeaux le ) est un écrivain français.
Angelo de Sorr est le pseudonyme de Ludovic Sclafer, né dans une famille de vignerons. Son frère Honoré (né en 1816) publiera plusieurs ouvrages sur la viticulture.
Monté à Paris, il se lance très jeune dans la littérature, chronique dans La Semaine dès 1846 et publie Les Filles de Paris en 1848. Il mettait la dernière main à un Vampire dont il attendait beaucoup, lorsque, lors d'une randonnée dans les Pyrénées, il tomba dans un précipice. Avant même que son corps ne soit retrouvé, le très sérieux Moniteur universel annonça son décès. Ses amis Charles Monselet et Aurélien Scholl lui consacrèrent des rubriques nécrologiques. Pourtant Sorr réapparut bientôt et il fut bien obligé d'admettre que l'annonce de sa mort était un canular concocté par le marquis Laurent de Villedeuil, directeur du journal Le Soleil, auquel il collaborait. Il n'avait pas cru bon de démentir la nouvelle, espérant un impact positif sur le chiffre des ventes de son Vampire.
Il collabora au Corsaire dont il fut le rédacteur en chef avec Aurélien Scholl en 1854, au Corsaire-Satan, à L'Union théâtrale, au Centenaire. Il participa à Nice, en 1857, à une ascension en ballon monté et disparut de nouveau. Cette fois pourtant sa disparition ne provoqua aucun commentaire et personne ne le crut quand il prétendit avoir atterri dans le cimetière de Lodève. Il publia par la suite des récits fantastiques, des chroniques paysannes et des études de mœurs.
Il devint éditeur et cofonda en 1862 à Paris la « Librairie Sartorius » avec Ferdinand Sartorius, maison qui eut l'opportunité de publier le très prolifique Paul de Kock. En 1870, il créa le journal Le Trac qui parut pendant la Commune. Après la guerre, il publia Ranalalalulu CXXXIV où l'on voit un roi africain visiter Paris pendant la Commune. En 1873, il reprit la maison Sartorius puis s'en retourna à Bordeaux où il mourut en 1881.
« Il était naturellement sale de sa personne, mais se lavait pour dissimuler. »
« La jeune épousée ne fit aucun mouvement et la vieille Kockburns laissa tomber le couperet du silence sur le cou d'une phrase à peine commencée. »
« Le romancier tend vers un but plus modeste, et n'aspire pas, que je sache, à la révélation. La psychologie est presque sa seule étude; c'est pour lui, simultanément, distraction et science. Curieux comme une fille, il fouille sans cesse dans les alvéoles secrètes des sentiments intimes, il exfolie avec amour toutes les couches des sensations inconnues, il place une lentille grossissante sur les tubercules du cœur. Puis, il raconte ses observations à ceux qu'elles intéressent. »