Angolares

Page d’aide sur l’homonymie

Cet article concerne le peuple angolare. Pour la langue angolar, voir angolar.

Rue à São João dos Angolares.

Les Angolares constituent une population de Sao Tomé-et-Principe. En nombre, c'est le second groupe du pays, après les métis et avant les Forros. Le recensement de 1950 dénombrait 4 490 Angolares, ils seraient aujourd'hui environ 10 000. Ce sont les seuls Africains de pure souche dans l'archipel. Généralement pêcheurs, ils sont établis le long du littoral, au nord-est et surtout au sud de l'île de São Tomé, entre São João dos Angolares et Porto Alegre. Ils ont longtemps vécu séparés des autres populations et leur identité culturelle (angolaridade) est forte, marquée par l'histoire – voire la légende – qui leur confère une image de valeureux, voire de redoutables résistants.

Ethnonyme

Les premières informations publiées et la première occurrence du terme « Angolares » sont dues à Cunha Matos (1776-1839), officier à Sao Tomé entre 1797 et 1814, puis gouverneur de 1816 à 1817.

Histoire

Trois grandes hypothèses s'affrontent pour expliquer l'origine des Angolares.

Sete Pedras, les écueils où se serait produit le naufrage fondateur.

Langue et culture

Ils parlent l'angolar (ou crioulo angolar, crioulo n'golá), un créole à base lexicale portugaise.

La culture des Angolares est riche en contes et chants traditionnels que l'on dit influencés par la tradition bantoue.

Économie

La pêche joue un rôle central. Les Angolares se servent de dongos, des pirogues monoxyles creusées dans le tronc de fromagers (Ceiba pentandra) ou de mûriers, traditionnellement à rames avec de petites voiles carrées.

Ce sont les femmes qui se chargent de la transformation et de la commercialisation des produits de la pêche. Elles élèvent également des chèvres et vendent du tissu ou d'autres articles.

Notes et références

  1. ↑ (en) Mohamad Z. Yakan, « Angolares », in Almanac of African Peoples & Nations, Transaction Publishers, New Brunswick, N.J., 1999, p. 176 (ISBN 9781560004332)
  2. 1 2 (en) Gerhard Seibert, « Castaways, autochtons or maroons ? The debate on the Angolares of Sao Tomé island », in P. J. Havik et M. Newitt (dir.), Creole societies in the Portuguese colonial empire, University of Bristol, 2007, p. 109
  3. 1 2 3 4 Dominique Gallet, « Les Angolares », in Sao Tomé et Principe : les îles du milieu du monde, Karthala, Paris, 2008, p. 51-52
  4. ↑ (pt) Gerhard Seibert, « Os angolares da ilha de São Tome: Náufragos, Autóctones ou Quilombolas? », in Textos de Historia. Textos de História. Revista do Programa de Pós-graduação em História da Universidade Federal do Rio Grande do Sul, vol. 12, nos 1-2, 2004, p. 49-50, [lire en ligne]
  5. ↑ (pt) Raimundo José da Cunha Matos, Corographia Histórica das Ilhas de S.Thomé, Príncipe, Anno Bom e Fernando Pô, Porto, 1842
  6. ↑ Lawoetey-Pierre Ajavon Traite et esclavage des Noirs : quelle responsabilité africaine ?, Éditions Menaibuc, Paris, 2005, p. 113-114 (ISBN 2-911372-71-9)
  7. ↑ (pt) Carlos Neves Lemos, Esboço Histórico das Ilhas de S.Tomé e Príncipe, 1975
  8. ↑ Jean-Louis Rougé et Emmanuel Schang, « Histoire des créoles et génétique : le cas de l'angolar », in Sciences et techniques du langage. Revue du Centre de linguistique appliquée de Dakar, no 9, 2012, p. 72-73, [lire en ligne]
  9. ↑ (en) Luiz Ivens Ferraz, « A Linguistic Appraisal of Angolar », In Memoriam António Jorge Dias, Junta de Investigações Científicas do Ultramar, Lisbonne, 1974, vol. 2, p. 177-186
  10. ↑ (en) Fiche langue [cpp] dans la base de données linguistique Ethnologue.
  11. ↑ (pt) Egoismo castigado : Fábula angolar (António de Almeida et Maria Cecília de Castro, Garcia de Orta, vol. 5, no 2, 1957, p. 319-325) ; O galo, a galinha e o falcão : Fabula angolar (A. de Almeida et M. E. de Castro e Almeida, Garcia de Orta, vol. 7, no 1, 1957, p. 187-192)
  12. ↑ Emmanuel Schang, L'émergence des créoles portugais du golfe de Guinée, Université Nancy 2, 2000, p. 19

Voir aussi

Bibliographie

Filmographie

Articles connexes