| Antoine Jourde | |
Antoine Jourde en 1898. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – | |
| Élection | 20 mai 1906 |
| Circonscription | Gironde |
| Législature | IXe (Troisième République) |
| Groupe politique | Socialistes parlementaires |
| Prédécesseur | Albert Dormoy |
| Successeur | Calixte Camelle |
| – (12 ans, 6 mois et 19 jours) |
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| Élection | 6 octobre 1889 |
| Réélection | 3 septembre 1893 8 mai 1898 |
| Circonscription | Gironde |
| Législature | Ve, VIe et VIIe (Troisième République) |
| Groupe politique | Républicains progressistes |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Successeur | Albert Dormoy |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Saint-Merd-de-Lapleau |
| Date de décès | (à 74 ans) |
| Lieu de décès | Cauderan |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | POF (1890-1902) Socialistes indépendants (1906-1910) |
| Profession | Employé de commerce |
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Antoine Jourde, né le à Saint-Merd-de-Lapleau et mort le à Cauderan, est un homme politique socialiste français.
Élu en 1906, il est le premier député socialiste de la Gironde.
Né dans une famille de paysans corréziens, Antoine Jourde travaille à 14 ans dans une fabrique de parapluies d’Angers. Engagé avec enthousiasme dans la guerre de 1870, après sa démobilisation, il travaille pendant de nombreuses années comme marchand ambulant avant de s’installer à Bordeaux. Marié en 1877 à une fleuriste, il tient le magasin de sa femme situé à Bordeaux. Il se fait connaître pour avoir, avec Ernest Roche organisé la campagne victorieuse d'Auguste Blanqui en 1879.
Franc-maçon en lien avec plusieurs milieux politiques, il participe à l'organisation du Parti ouvrier français (POF) à Bordeaux tout en conservant une orientation patriotique. Il était ainsi « membre de la Ligue des patriotes tout en occupant simultanément le poste de président des organisations guesdistes ».
Lors des élections législatives de 1885, il conduit avec l'anarchiste Sébastien Faure, une liste regroupant cinq groupes socialistes de Bordeaux. Malgré un bon score personnel, la liste n'est pas élue. Lors des législatives de 1889, il se laisse entraîner comme beaucoup de socialistes par la fièvre « insurrectionnelle et sociale » du général Boulanger.
Grâce à l'appui de comité électoraux boulangistes, il est élu dans la 3e circonscription de Bordeaux en même temps que cinq autres candidats boulangistes. Cependant, en 1890, il dissipe le trouble vis-à-vis de ses amis socialistes en prenant la tête de la première manifestation du , réclamant la journée de huit heures de travail.
Il est réélu député de la Gironde en 1893 et en 1898. En 1898, il se fait réprimander par Jaurès, duquel il s’était rapproché, pour avoir demandé aux socialistes de ne pas approuver une lettre qu’un écrivain « bourgeois », nommé Emile Zola vient de publier en faveur de Dreyfus.
En 1902, il perd les législatives sous l’étiquette du Parti ouvrier français (POF), et refusera de rejoindre la jeune Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO). Il est secrétaire de la Chambre de 1897 à 1899. Il est à nouveau député de la Gironde de 1906 sous la couleur réformiste de socialiste indépendant. En 1910, il est battu aux législatives par le socialiste « unifié » Calixte Camelle.
En 1941, il est cité par le gouvernement de Vichy comme faisant partie des dignitaires de la franc-maçonnerie.