Un arabisant (ou parfois anciennement arabiste) est une personne pour qui la langue arabe est une langue seconde, c'est-à-dire qu'elle la maîtrise bien que ce ne soit pas sa langue maternelle.
Usage
Le terme «arabisant» est généralement utilisé dans le monde universitaire (à propos des orientalistes spécialisés dans les études arabes), diplomatique (par exemple pour les drogmans) ou encore dans le cadre colonial.
Le terme «arabiste» est également utilisé jusqu'au début du XXesiècle.
Références
↑Marie Brossier, chap.11 «Trajectoires d'éducation et d'engagements politiques à travers le Sahel: Le cas des arabisants au Sénégal», dans Amy Niang (dir.) et Baz Lecocq (dir.), Identités sahéliennes en temps de crise: Histoires, enjeux et perspectives, Berlin et Münster, Lit Verlag(de), , 258p. (ISBN978-3-643-14256-6), p.267–296 [lire en ligne], citant Dia 2015.
↑Hamidou Dia, «Les diplômés en langue arabe au sein de l'élite sénégalaise: Du symbolique à l'académique», Cahiers de la recherche sur l'éducation et les savoirs, no14, , p.187–206 (DOI10.4000/cres.2807, lire en ligne).
Alain Messaoudi, Les Arabisants et la France coloniale: Savants, conseillers, médiateurs, - (texte remanié d'une thèse de doctorat en histoire soutenue à Paris-I en : Savants, conseillers, médiateurs: les arabisants et la France coloniale, vers -vers ), Lyon, ENS éditions, coll.«Sociétés, espaces, temps», , 554p. (ISBN978-2-84788-557-6, DOI10.4000/books.enseditions.3705, lire en ligne).
Katia Zakharia, «Le grand écart de l'arabisant, transmetteur de connaissances et témoin d'une éthique», Écarts d'identité, no126 «Laïcité et religions: Engagements, fidélités et transmissions autour de Mohamed-Chérif Ferjani», , p.18–35 (lire en ligne[PDF]).