| Naissance | |
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| Décès |
(à 76 ans) |
| Nom dans la langue maternelle |
عارف الريس |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Enfants |
Hala El Rayess |
| Représenté par |
Galerie Sfeir-Semler (d) |
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The Road to Peace |
Aref Rayess (ou Aref El Rayess) (25 octobre 1928 – 27 janvier 2005) est un peintre moderniste et sculpteur libanais. Sa pratique comprend également l'eau-forte, la tapisserie et la sculpture monumentale,,.
Largement autodidacte, Rayess expose pour la première fois à l'Université américaine de Beyrouth en 1948, puis se forme à Paris, notamment à l'Académie de la Grande Chaumière, dans les ateliers de Fernand Léger, André Lhote et Ossip Zadkine. Ses voyages et ses séjours en Afrique de l'Ouest, en Europe, en Amérique du Nord et dans les pays du Golfe influencent une œuvre qui oscille entre abstraction, figuration et sujets à caractère politique.
Né à Aley, au Mont-Liban, Aref Rayess commence sa carrière comme peintre autodidacte et expose pour la première fois en 1948. Il vit plusieurs années en Afrique, durant lesquelles il voyage entre le Sénégal et Paris. À Paris, il fréquente les ateliers de Fernand Léger, André Lhote, Marcel Marceau et Ossip Zadkine, tout en étudiant à l'Académie de la Grande Chaumière. En 1957, il retourne au Liban, mais repart pour Florence en 1959 grâce à une bourse du gouvernement italien. De 1960 à 1963, il vit à Rome, où il poursuit ses études et expose ses œuvres. En 1963, il retourne au Liban.
Rayess participe à de nombreuses expositions collectives, notamment aux Biennales de São Paulo (1960) et de Bagdad (1974), à l'exposition de l'UNESCO à Montréal (1978), aux Mall Galleries de Londres (1986), ainsi qu'aux Salons du Musée Sursock de Beyrouth (1961, 1962, 1963, 1965, 1966 et 1968). Il organise plus de quinze expositions individuelles au Liban.
À l'international, ses expositions individuelles comprennent notamment celles de la galerie Poliani à Rome (1959), de la galerie Numero à Florence (1959), de la galerie D'Arcy à New York, de la galerie Excelsior au Mexique (1964), du musée Rodin à Paris (1966), ainsi qu'une rétrospective de ses œuvres réalisées entre 1957 et 1968 au Musée national de Damas (1969). Il expose également à la galerie Ornina de Damas (1974), à la galerie Racim en Algérie (1976) et au Venezuela.
Le gouvernement libanais lui commande la conception et la réalisation d'une tapisserie destinée au centre de l'UNESCO à Paris. Il lui demande également de créer deux sculptures représentant le Liban à l'Exposition universelle de New York de 1964.
Aref El Rayess reçoit plusieurs distinctions au Liban. Parmi celles-ci figurent le prix du ministère libanais de l'Éducation nationale lors de l'exposition de printemps de 1955, le prix de l'UNESCO au Salon de printemps de 1957, les premier et deuxième prix de sculpture du ministère des Travaux publics en 1963, le Grand Prix de sculpture du musée Sursock en 1965-1966 pour différentes œuvres exposées, ainsi que son premier prix de sculpture en 1966-1967 et les premier et deuxième prix du ministère du Tourisme en 1966.
Président de l'Association des artistes libanais – peintres et sculpteurs, El Rayess enseigne pendant plusieurs années à l'Université libanaise et à la Lebanese American University. Au début de la guerre civile au Liban, il s'installe en Arabie saoudite, où il est nommé pendant plusieurs années conseiller artistique de la ville de Djeddah. Le gouvernement saoudien lui commande plusieurs sculptures. L'une des plus remarquables représente le nom stylisé d'Allah. Conçue par l'artiste et fabriquée en Italie en aluminium, elle mesure 27 mètres de haut et se trouve sur la place de Palestine à Djeddah. Parmi les œuvres les plus récentes de l'artiste figure une série de peintures à l'huile représentant la nature et l'atmosphère du désert d'Arabie.
Rayess meurt en .
Aref El Rayess est un artiste prolifique, principalement connu comme peintre. Il pratique également l'eau-forte, la sculpture et la tapisserie. L'une de ses tapisseries, The Signs of Cadmus, fait partie de la collection du palais de l'UNESCO à Paris.
Son œuvre s'articule largement autour de l'être humain et de sa relation avec la nature et l'histoire. Il affirme notamment que « l'homme est une unité qui incarne à la fois les moyens et les fins ».
Dans les années 1960, sa peinture évolue autour de l'homme et du tiers-monde. Au début des années 1970, il présente de manière inattendue une exposition consacrée aux maisons closes situées à proximité de la place des Martyrs à Beyrouth.
Avec le déclenchement de la guerre civile libanaise, El Rayess est l'un des artistes qui interprètent les événements tragiques à travers l'art. Alors qu'il séjourne à Alger, il réalise en 1976 une série d'eaux-fortes intitulée The Road to Peace. Cette œuvre donne son nom à une exposition organisée en 2009 par Saleh Barakat au Beirut Art Center, consacrée aux arts visuels libanais entre 1975 et 1991. Outre la série d'eaux-fortes, l'exposition présente des peintures à l'huile représentant les horreurs de la guerre. Durant cette période troublée, El Rayess manifeste également son engagement politique en réalisant une affiche commémorant l'assassinat du dirigeant druze Kamal Joumblatt.
Aref El Rayess développe également une pratique de la sculpture abstraite. Il réalise des œuvres monumentales sur commande pour la ville de Djeddah, notamment une œuvre intitulée « Swords of God (Soyuf Allah) ».
Les peintures d'El Rayess apparaissent relativement rarement aux enchères. En octobre 2007, Labyrinths of the Millenium est estimée entre 30 000 et 35 000 dollars et vendue 37 000 dollars. Un an plus tard, H. T. M. (Human, Time and Machine) est estimée entre 60 000 et 80 000 dollars et vendue 62 500 dollars.
La plupart des ouvrages peuvent être consultés auprès de sa fille Hala Aref El Rayess et, pour certains, à la bibliothèque « RectoVerso », consacrée à l'art au Liban.