Áris Fakínos

Áris Fakínos
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Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Άρης ΦακίνοςVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Áris Fakínos, né en 1935 à Maroússi au nord d'Athènes et mort le à Montreuil, est un écrivain grec.

Biographie

Sa vie est marquée par le destin politique de la Grèce : un an après sa naissance, sous le règne du monarque Georges II, le général Métaxas prend le pouvoir et impose une dictature implacable, faisant la chasse aux intellectuels et aux communistes. Sa jeunesse est ainsi marquée par les persécutions que subissent les démocrates, marquée également par la terrible guerre civile dans laquelle sont engagées les populations en Grèce pendant la période 1947-1949 « aussi meurtrière et sauvage, dit-il, que celle d’Espagne ».

Jusqu’en 1967, il enseigne à l’Institut français d'Athènes notamment à Kalamata et en Crète, tout en écrivant ses premiers romans et des reportages pour le journal crétois Allaghi; puis il délaisse l’enseignement pour se consacrer à la littérature et au journalisme. Mais il fuit la Grèce après le coup d'État des colonels dont il subit la censure. Il s'installe à Paris en 1967 et n’a de cesse de lutter pour le retour à la démocratie en Grèce. En 1969, paraît en France son premier roman, Derniers barbares, qui, bien qu'écrit en grec et traduit en français et en anglais, ne sera publié en Grèce que dix ans plus tard.

Les romans se succèdent, traduits pour la plupart par sa compagne Roselyne Majesté-Larrouy publiés chez Fayard et au Seuil. Son œuvre puise dans la mémoire collective du peuple grec : constituée à la fois par la narration historique, la tradition orale et l’épopée.

Éditorialiste au quotidien Ta Nea, Áris Fakínos est aussi producteur à Radio-France, spécialiste de la musique traditionnelle. Il contribue ainsi à faire mieux connaître en France le chant byzantin, représenté notamment par l’ensemble vocal du chantre Théodore Vassilikos, la chanson populaire traditionnelle, le chant des Akrites, tous édités dans la collection Ocora.

Áris Fakínos est décédé le , à Montreuil (Seine-Saint-Denis), d'un œdème pulmonaire.

Œuvres traduites en français

d’après les notices de la Bibliothèque nationale de France

Notes et références

  1. ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
  2. ↑ A. Fakinos, 1988, Grèce, Paris : Point-Seuil, p. 17.

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