Arithmaurel

Un arithmaurel avec ses tirettes, en haut, pour les opérandes et ses clés/aiguilles pour les opérateurs

Inventé par le Français Timoleon Maurel en 1842, l'Arithmaurel est une machine à calculer qui possède un mode opératoire très intuitif pour les multiplications car le résultat est obtenu par le simple fait d'inscrire les opérandes. Cette machine reçut la médaille d'or de l'exposition nationale de Paris en 1849 ainsi que le prix mécanique de la fondation Montyon. La complexité de son mécanisme, sa fragilité, et l'impossibilité technique d'en augmenter sa capacité pour une utilisation professionnelle, en empêchèrent sa commercialisation.

Le nom Arithmaurel vient de l'agrégation d'Arithmomètre, la machine dont elle est inspirée, et de Maurel, le nom de son inventeur. Le cœur de cette machine utilise un cylindre de Leibniz entrainé par un engrenage différentiel. Il faudra attendre 1889 pour qu'une vraie machine à multiplication directe soit inventée par le Français Léon Bollée et dont l'organe central est une représentation mécanique de la table de Pythagore.

Historique

Timoleon Maurel dépose un premier brevet en 1842 puis il améliore son invention avec l'aide de Jean Jayet et c'est en 1846 qu'ils déposent le brevet de la machine qui va gagner une médaille d'or à l'exposition nationale de Paris en 1849.

Une esquisse de production de série commence vers 1850 dans les ateliers de l'horloger Winnerl, mais seulement trente machines seront construites, car la complexité de la machine se heurte au manque de qualité de l'outil industriel de cet âge. Pendant les quatre premières années, Winnerl ne construisit aucune des machines de huit chiffres (un minimum pour un usage pratique) qui lui avaient été commandées alors que Thomas de Colmar a vu s'achever, dans le même espace de temps, plus de deux cents arithmomètres de dix chiffres et cinquante de seize chiffres.

Il est à noter qu'aucun des prototypes construits et aucune des machines décrites dans les brevets ne peuvent être utilisés dans toutes leurs capacités, car le nombre de chiffres du résultat est toujours égale au nombre de chiffres de l'opérande; une utilisation complète, pour les multiplications, demanderait un nombre de chiffres au résultat égale à celui de l'opérande augmenté de celui de l'opérateur.

Description

Ceci est la description d'une des deux machines du brevet de 1846, elle a une capacité de 5x10 (cinq chiffres pour l'opérateur, dix chiffres pour l'opérande et le résultat):

Toutes les commandes se trouvent sur la face avant de l'arithmaurel. La remise à zéro est sur le côté.

Opérations

Il faut toujours remettre la machine à zéro avec de commencer une nouvelle opération.

Notes et références

  1. ↑ Rapport du jury central sur les produits de l'agriculture et de l'industrie exposés en 1849, Tome II, page 542 - 548, Imprimerie Nationale, 1850 Gallica
  2. 1 2 Jean Marguin, Histoire des instruments et machines à calculer, Hermann, 1994, page 130
  3. ↑ Le calcul simplifié Maurice d'Ocagne, page 269, Bibliothèque numérique du CNAM
  4. ↑ Maurice d'Ocagne, Le Calcul Simplifié, Gauthier-Villars et Fils, 1894, page 29
  5. ↑ Brevet de Maurel 1842 - Document scanné par www.ami19.org
  6. 1 2 Brevet de Maurel et Jayet 1846 - Document scanné par www.ami19.org
  7. ↑ Cosmos, janvier 1854, page 77 Document scanné par Valéry Monnier

Annexes

Articles connexes

Liens externes