| Naissance | Saint-Pierre de Mons |
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| Décès |
(à 57 ans) Baurech |
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| Rédacteur à |
| Organisation |
Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Bordeaux |
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Prêtre-poète bazadais |
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| Distinction |
Un Œillet aux Jeux Floraux ; médaille d'or du concours de poésie de l'académie des sciences et belles lettres de Bordeaux ; médaille d'argent au concours de poésie de la Société des langues romanes |
La Rabagassade ; La sœur de charité ; La légende de la Durandal ; La cansoun dou roussinoun ; revirament en vers francezes de L'Arada de Perbosc |
Arnaud Ferrand, né le à Saint-Pierre-de-Mons et mort le , est un prêtre, enseignant et poète français qualifié de Félibre d'Aquitaine par Frédéric Mistral.
L'abbé Ferrand nait à Saint-Pierre-de-Mons le . Il termine ses études au grand séminaire de Bordeaux en 1873 puis enseigne la rhétorique en classe de seconde au petit séminaire de Bordeaux jusqu'en 1883. Âgé de 33 ans, il abandonne l'enseignement et devient curé de la paroisse de Baurech, qu'il ne quittera pas. Son corps repose au cimetière de l'église Saint-Saturnin de Baurech.
En 1879, Ferrand publie La Rabagassade, un « chef-d'œuvre du genre satirique » selon Charles Camproux, une satire politique virulente et burlesque des républicains qui renversèrent le second empire en 1870, en référence à Rabagas, une pièce de théâtre de Victorien Sardou. Ferrand est qualifié de « Félibre d'Aquitaine » par Frédéric Mistral, qui loue sa « verve endiablée » et le cite plus de 97 fois dans Lou Trésor dóu Félibrige.
En 1880, l'abbé Ferrand devient mainteneur de la société des Félibres du Midi.
Début 1889, l'abbé Ferrand, est élu membre résidant de l'Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Bordeaux. Elu secrétaire en 1890, il est également nommé adjoint à la Commission de Linguistique de la fondation La Grange. Dans le cadre de cette Commission, il propose dès 1890, une médaille d'argent pour l'ouvrage de Félix Arnaudin Contes populaires recueillis dans la Grande-Lande, le Born, les Petites-Landes et le Marensin, puis en 1893, propose qu'il soit accordé une somme de 200 francs à M. Jean Ducamin, pour son "Etude grammaticale sur le patois de Lanne-Soubiran". Enfin, il propose en 1895 une médaille d'or pour l'Anthologie populaire de l'Albret de l'abbé Léopold Dardy.
Lorsque Gustave Nadaud publie pour la première fois La Garonne, poème railleur du tempérament gascon, il déclenche une joute poétique, à laquelle prendront part deux affluents : le Ciron, par les vers de Louis Larrue en 1889 puis de Ferrand en 1897, et le Beuve, par les vers de Ali Dutrénit en 1883 puis de Jean-Louis Travoyat en 1898,.
En , l'abbé Ferrand devient membre libre de la Société des Etudes de Comminges. Cet événement est consécutif au récit qu'il fait du poème Un rêve de Gascon sous le cloître de St Bertrand de Comminges - A M. le Président A. Couget.
L'abbé Ferrand décède début , laissant une œuvre essentiellement poétique particulièrement conséquente d’une centaine de poèmes publiés dont certains sont primés, notamment aux Jeux Floraux.
Il traduit en vers français, les vers gascons de Antonin Perbosc - notamment L'Arada, en 1906 - et de Prosper Estieu notamment. Il est l'auteur des paroles de six cantiques à la Vierge, mis en musique par E. Legros et dont les partitions sont conservées à la Bibliothèque nationale de France. La Revue illustrée du Tout-Sud-Ouest, en , précise en outre qu’il étudiait et peignait les oiseaux.


Les poèmes de l'abbé Ferrand se succèdent en trois périodes. La première est celle d'un triple idéal - foi, patrie, charité - d'abord en réaction à sa blessure républicaine avec La Rabagassade, puis transcendé par l'allégorie, dans Voix de l'idéal. La seconde période est lyrique et épique, avec notamment une série de poèmes autour de l'épopée occitane de Guillaume d'Orange. Les dernières œuvres de l'abbé Ferrand donnent à aimer les terres d'Oc, par des traductions en vers français de poèmes de Prosper Estieu, fondateur de la revue Mont-Segur, et de Antonin Perbosc. L'abbé Ferrand parachève son œuvre poétique par la traduction en vers français de l'Arada de Perbosc.