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Arthur Bouvier, né à Bruxelles, le et mort à Saint-Gilles, le , est un peintre belge.
Son champ pictural, influencé par l'École de Tervueren, couvre essentiellement les marines et les paysages. Il est considéré au tout premier rang des peintres marinistes belges de son époque.
Ses œuvres sont notamment conservées aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, au Musée des Beaux-Arts de Liège et au Musée Charlier.
Arthur (Alexandre Marie Arthur) Bouvier, né à Bruxelles le , est le fils d'Edmond Gustave Bouvier (1809-1864), avocat et avoué licencié près de la Cour d'appel de Bruxelles, et d'Hortense Seny (1813-1885), dont François-Joseph Navez réalise le portrait en 1842. Il épouse à Saint-Gilles le Anna Laure Schmit, née à Liège le , veuve de Nicolas Constant Schmit (1832-1869), professeur à l'Université de Liège et fille de Jean Pierre Schmitt, professeur émérite de l'Université de Liège et d'Antoinette Catherine Haagen
Arthur Bouvier ne se forme à aucune académie et n'est l'élève d'aucun maître. De caractère indépendant, il étudie consciencieusement la nature dans le sillage de l'École de Tervueren, important mouvement artistique belge dont le chef de file est le peintre Hippolyte Boulenger. Au Salon de Bruxelles de 1869, le roi Léopold II acquiert son tableau intitulé Le Crépuscule.
En 1873, Arthur Bouvier, accompagné par le peintre Alphonse Asselbergs se rend en Afrique, où les deux artistes demeurent durant dix-huit mois, essentiellement en Algérie, et dont il représente La Darse, ancien port des pirates d'Alger exposé au Salon de Gand de 1874.
Arthur Bouvier participe à au moins 26 salons triennaux belges de 1866 à 1903, de même qu'à plusieurs expositions du Cercle artistique et littéraire de Bruxelles. Grâce à sa marine intitulée L'Escaut hollandais, Arthur Bouvier obtient une médaille d'or au Salon de Bruxelles de 1878. Arthur Bouvier est présent à quatre Salons de Paris de 1868 à 1876 et à trois Expositions des maîtres vivants aux Pays-Bas, de 1868 à 1877. Ses œuvres sont également exposées à l'Exposition Universelle Coloniale et d'Exportation Générale à Amsterdam de 1883 (médaille d'argent), à l'Exposition universelle de 1885 à Anvers, à l'Exposition universelle de 1889 à Paris, à l'Exposition universelle de 1893 à Chicago et à l'Exposition universelle de 1900 à Paris.
Arthur Bouvier meurt, à son domicile, à l'âge de 83 ans, Chaussée de Charleroi no 67 à Saint-Gilles, le . Ses funérailles ont lieu dans la plus stricte intimité.

Son champ pictural couvre essentiellement les marines et les paysages. L'École de Tervueren influence profondément son œuvre. Dès 1866, il représente Le Bois des Capucins à Tervueren. Il peint également des sites en Campine présentés au Salon de Gand de 1868. Au Salon de Bruxelles de 1872, Arthur Bouvier est jugé, par Hyacinthe De Bruyn, comme un remarquable interprète de la mer. Sa Tempête de la Manche constituant un des plus grand succès du Salon.
En 1880, la Revue générale place Arthur Bouvier au tout premier rang des peintres marinistes. Élève de l'École de Tervueren, il est également un excellent paysagiste d'une nature méditative, saisissant le côté naïf et poétique des choses, d'une sincérité réelle. Il représente les fleuves et les mers avec un accent de vérité et de simplicité que nul ne possède au même degré que lui. Ses tableaux Rayon de soleil sur la mer et sa Tempête témoignent de sa supériorité.
Au Salon de Bruxelles de 1881, la critique du Journal de Bruxelles se montre élogieuse : « L'Approche de la tempête est très réussie, très fraîche et lumineuse. L'eau clapote bien, le ciel se meut, la note est juste. le peintre continue à peindre avec une sincérité rare et beaucoup de talent ».
Emmanuel Bénézit, « Bouvier (Arthur) », dans Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 1, Paris, Gründ, , 1200 p. (lire en ligne), p. 720