| Député de la Chambre des représentants de Belgique | |
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| Bourgmestre Mont-sur-Marchienne | |
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Arthur Gailly, né à Wanfercée-Baulet (Belgique) le et mort à Charleroi le , est un syndicaliste, militant wallon et homme politique belge.
Arthur Gailly, né le à Wanfercée-Baulet, est le fils de François Gailly, houilleur, et de Catherine Degrave.
Enfant, il fait son école primaire à Wanfercée-Baulet. À 13 ans, il est mis au travail dans un atelier de ferblanterie à la Fonderie Demoulin. Il entre ensuite comme militant syndical dans la Fédération des métallurgistes de Charleroi. En 1919, il quitte l'usine pour devenir employé comptable à la Fédération des métallurgistes. En 1920, il en assume le secrétariat et il en deviendra le secrétaire général. Il devient ainsi la cheville ouvrière des milieux syndicaux et mutuellistes de Charleroi.. De 1929 à 1960, il participe à tous les mouvements importants de lutte sociale. Il a cumulé les présidences de la Fédération des mutualités socialistes et syndicales du bassin de Charleroi. Il a fondé l'Institut médico-chirurgical de Charleroi.
Au niveau politique, il est successivement élu conseiller communal (1921-1934), nommé échevin (1921-1923, 1933) et bourgmestre socialiste de Mont-sur-Marchienne (1923-1926 et 1933-1934). Sur le plan national, il est député à la Chambre des représentants de 1936 à 1961. Il s'oppose à la politique de neutralité adoptée par la Belgique en 1936. En 1938, il le dit à la chambre tout en prenant ses distances par rapport aux militants wallons francophiles, estimant que ce n'est pas le fait de se rapprocher de la France qui sauvera la Wallonie, mais bien le plan mis au point par Henri de Man.
Après la Seconde Guerre mondiale, il est l'un des principaux opposants au retour de Léopold III en Belgique lors de la question royale. Le , il prend ainsi des positions en pointe où il harangue la foule au lendemain des événements de Grâce-Berleur et durant la tentative de gouvernement wallon séparatiste. S'exprimant lui-même indifféremment en français et en wallon, il va jusqu'à réclamer l'indépendance de la Wallonie avant d'effectuer une courbe rentrante. C'est ainsi qu'il refuse la venue d’André Renard à Charleroi lors de la Grève générale de l'hiver 1960-1961. Conscient du fait que l'idée wallonne est en passe de l'emporter dans la Fédération générale du travail de Belgique (FGTB), il se concentre alors sur son action sociale. Il a pourtant souvent lutté pour la Wallonie comme dans le journal Le Peuple du au où il publie une série d'articles intitulés Au pays qui ne veut pas mourir, une expression inspirée par les premiers indices des difficultés économiques en pays wallon avec la fermeture de certaines mines.

Il dirige de la Fédération des métallurgistes de Charleroi de 1939 à 1965 puis de secrétaire de la FGTB de Charleroi de la Libération de la Belgique à 1965. Il est aussi à la tête du Parti socialiste de Charleroi, pratique qui, après 1945, est rejetée par le renardisme. Il est aussi à l'initiative de votes de résolutions des diverses régionales wallonnes de la FGTB dans les années 1950, votes prônant le fédéralisme ou même le confédéralisme comme le dit la motion de la FGTB du Hainaut en 1952.
À la suite de son décès à Charleroi le , il est inhumé au cimetière de Mont-sur-Marchienne.
La « Rue Arthur Gailly » à Fleurus et Châtelet et l'Institut Arthur Gailly à Charleroi perpétuent sa mémoire.