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| Nom de naissance |
Arthur-Honoré Radiguet |
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Georges Massiot (d) (gendre) |
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Arthur Radiguet, né le à Paris et mort le , est un fabricant d'instruments scientifiques français.
Arthur Radiguet est né le dans l'ancien 8e arrondissement de Paris, au domicile de ses parents, Honoré Radiguet, opticien, et Sophie Muret,.
Il fait ses études au lycée Turgot,. Durant la guerre franco-allemande de 1870, il est affecté au 35e régiment d'infanterie. Puis il rejoint l'activité familiale, la maison Radiguet et Fils (en) spécialisée dans la fabrication et la vente de matériel d'optique depuis 1830. Il étend l'activité aux appareils de vulgarisation scientifique fonctionnant à la vapeur ou à l’électricité.
Il s'intéresse par la suite à la photographie et aux rayons X,. En 1899, il s'associe avec son gendre Georges Massiot afin de reprendre les activités de la maison d'Alfred Molteni (en), connue pour ses appareils de projection et son importante collection de vues,.
Radiguet est une des premières victimes de radiodermite recensées en France,.
« Les lésions de son doigt lui occasionnaient de terribles souffrances et il maintenait son avant-bras fixé sur une palette et en écharpe pour le protéger des chocs extérieurs. Il expérimenta de nombreuses pommades et consulta le Pr Brocq ; surpris par cette nouvelle dermatose, celui-ci confia la main de Radiguet à son radiologiste qui tenta sans succès quelques séances de radiothérapie aux résultats catastrophiques. Radiguet avait manifesté à plusieurs reprises la volonté de se faire opérer, mais les chirurgiens se montraient réticents, craignant des complications importantes. Nélaton, assisté de Ombrédanne, finirent par consentir à l'intervention à laquelle assistaient le Dr Béclère et son élève Belot. Les craintes des praticiens étaient justifiées ; très rapidement la gangrène gagna la main, le bras et ce fut la fin. »
Il meurt le à son domicile situé dans le 3e arrondissement de Paris, et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (58e division). Un moulage de ses mains brûlées par les rayons X est conservé au musée des moulages de l'Hôpital Saint-Louis.
Son nom est gravé sur le monument aux martyrs des rayons X et du radium de toutes les nations.