| Aubusson | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Creuse (sous-préfecture) |
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| Arrondissement | Aubusson (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes Creuse Grand Sud (siège) |
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| Maire Mandat |
Stéphane Ducourtioux 2026-2032 |
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| Code postal | 23200 | ||||
| Code commune | 23008 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Aubussonnais | ||||
| Population municipale |
3 018 hab. (2023 |
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| Densité | 157 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 57′ 24″ nord, 2° 10′ 12″ est | ||||
| Altitude | Min. 416 m Max. 608 m |
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| Superficie | 19,21 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Aubusson (ville isolée) |
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| Aire d'attraction | Aubusson (commune-centre) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton d'Aubusson (bureau centralisateur) |
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| Législatives | Circonscription unique | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Creuse
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | aubusson.fr | ||||
| modifier |
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Aubusson est une commune française située dans le département de la Creuse, en région Nouvelle-Aquitaine.
La ville est la sous-préfecture du département et le chef-lieu du canton d'Aubusson. En nombre d'habitants, elle est la troisième ville du département après Guéret et La Souterraine.
Elle est réputée pour ses tapisseries.
Aubusson est située dans le sud du département de la Creuse, à l'extrémité nord-est du plateau de Millevaches.
La commune est à 5,1 km de Blessac, 5,3 de Alleyrat, et 90 de Limoges.
Les communes limitrophes sont Alleyrat, Blessac, Moutier-Rozeille, Saint-Alpinien, Saint-Amand, Saint-Maixant, Saint-Marc-à-Frongier, Saint-Pardoux-le-Neuf et Saint-Quentin-la-Chabanne.
Arrosée par la Creuse et la Beauze, son affluent, la ville est traversée par l'ancienne N 141 (Clermont-Limoges-Saintes).
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves,.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 5,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 974 mm, avec 12,2 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 10,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 939,1 mm,. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le ; la température minimale est de −21 °C, atteinte le .
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
21,9 28.1.2024 |
24,4 27.2.2019 |
26,4 30.3.2021 |
28,6 7.4.2026 |
32,9 26.5.2026 |
40 23.6.2026 |
39,6 23.7.2019 |
39,7 18.8.2012 |
37,5 6.9.2026 |
34 8.10.2023 |
26,4 8.11.2015 |
19,7 17.12.2015 |
40 2026 |
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| Maximale moyenne | 7,4 | 8,5 | 12,3 | 15,1 | 19 | 22,7 | 25 | 25,2 | 21,2 | 16,8 | 11,2 | 8 | 16 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 3,1 | 3,4 | 6,3 | 8,7 | 12,4 | 16 | 17,9 | 17,8 | 14,1 | 11 | 6,4 | 3,7 | 10,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | −1,2 | −1,7 | 0,2 | 2,2 | 5,8 | 9,3 | 10,8 | 10,4 | 7 | 5,2 | 1,5 | −0,6 | 4,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−16,1 13.1.2003 |
−20,5 7.2.2012 |
−21 1.3.2005 |
−8,2 8.4.2021 |
−2,8 3.5.2021 |
−0,8 3.6.2006 |
2 17.7.2000 |
−0,1 29.8.1998 |
−3 14.9.1996 |
−9,6 29.10.1997 |
−14 23.11.1993 |
−16 15.12.2001 |
−21 2005 |
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| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 73,4 | 65,8 | 67,2 | 87,2 | 91,2 | 85,9 | 76,5 | 76 | 77,2 | 73,4 | 83,9 | 81,4 | 939,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 1 mm (jours) | 12,9 | 11,7 | 11,2 | 12,4 | 12,4 | 9,9 | 8,9 | 8,9 | 9,3 | 11,2 | 12,9 | 13 | 134,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 5 mm (jours) | 4,9 | 4,6 | 5 | 6,1 | 6 | 4,9 | 4,5 | 4,4 | 4,8 | 4,8 | 6,2 | 5,5 | 61,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| ≥ 10 mm (jours) | 2,1 | 1,7 | 1,7 | 2,9 | 2,9 | 2,5 | 2,2 | 2,4 | 2,5 | 2,1 | 2,1 | 2,6 | 27,7 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
39,4 18.1.1998 |
40,2 8.2.1999 |
39,6 1.3.2007 |
49,8 26.4.1998 |
45,2 31.5.2017 |
70,4 4.6.2000 |
88 5.7.2001 |
71,6 25.8.1997 |
51,6 21.9.1993 |
51,2 21.10.2008 |
55,8 4.11.1994 |
29,4 27.12.1999 |
88 2001 |
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Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Au , Aubusson est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022. Elle appartient à l'unité urbaine d'Aubusson, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aubusson, dont elle est la commune-centre,. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants,.
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (46,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (46,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (41,6 %), prairies (38,3 %), zones urbanisées (12,1 %), zones agricoles hétérogènes (4,6 %), terres arables (3,3 %). L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).

Les aéroports ou aérodromes les plus proches sont :
Le territoire de la commune d'Aubusson est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage, et à un risque particulier : le risque de radon. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle.
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Creuse et la Beauze. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1994 et 1999,.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 24,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (33,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 276 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 386 sont en aléa moyen ou fort, soit 30 %, à comparer aux 25 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM,.
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune.
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999.
La commune est en outre située en aval du barrage de Confolent, un ouvrage sur la Creuse de classe A soumis à PPI, disposant d'une retenue de 4,7 millions de mètres cubes. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage.
Commune située dans une zone 2 de sismicité faible.
Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune d'Aubusson est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif.
Le nom de la ville est attesté comme adjectif Albusiensis en 936 et comme substantif Albuzo en 1048. La base est donc *Albucio. Ce nom était Aubussó en occitan, voir aussi Le Buçon.
Pour Albert Dauzat, repris par Ernest Nègre, ce serait un nom d'homme latin Albucius suivi du suffixe latin -onem. Selon Marcel Villoutreix, il s'agit d'un anthroponyme pris absolument : Albucius. Pour Pierre-Henri Billy, il s'agirait plutôt de l'appellatif gaulois albuca, « terre argileuse », suivi du suffixe -ione.
Le site actuel de la capitale creusoise de la tapisserie est habité au moins depuis la période gallo-romaine. Toutefois, sur le territoire de la commune, le Camp des Châtres, longtemps considéré comme un ancien camp romain, s'est révélé remonter à l'époque gauloise (âge du fer). D’une superficie de 15 hectares, c’est le deuxième plus grand oppidum des Lémovices après l’oppidum de Villejoubert sur la commune de Saint-Denis-des-Murs. Il contrôle un ancien cheminement désigné sur la carte de Cassini sous le nom de chemin de Moriac. Son itinéraire conduit en Auvergne méridionale et dessert au sud d'Ussel (Corrèze) l'enceinte du Charlat qui contrôle son passage sur la Diège, affluent de la Dordogne.
De la fin du IXe au XIIIe siècle, le patronyme d'Aubusson est celui des vicomtes d'Aubusson, l'une des branches de la Maison de Limoges. Au XIIIe siècle, la vicomté d'Aubusson passe entre les mains de la Maison de Lusignan dont étaient issus les comtes de la Marche. À partir du XVIe siècle, des membres de la famille royale portent le titre de Comte de la Marche.
Depuis le Moyen Âge, beaucoup d'hommes venant de toutes les communes du département vont tous les ans dans les grandes villes, sur les chantiers de bâtiments, pour se faire embaucher comme maçon, charpentier, couvreur... C'est ainsi que les maçons de la Creuse (terme récent, le département de la Creuse étant issu de la Révolution) deviennent bâtisseurs de cathédrales. En 1624, ils construisent la digue de La Rochelle. Au XIXe siècle, ils participent à la construction du Paris du baron Haussmann. Initialement temporaire de mars à novembre, l'émigration devint définitive : ainsi la Creuse perd la moitié de sa population entre 1850 et 1950. On retrouve dans le livre de Martin Nadaud, Mémoires de Léonard, la description de cet exode qui marqua fortement les modes de vie.
Une communauté protestante importante s'est organisée à Aubusson, pourvue d'un pasteur de 1563 à 1685. Elle a peut-être compté 800 des quelque 4 000 habitants de la ville. Le temple a été fermé définitivement quelques mois avant la Révocation de l'édit de Nantes. Plusieurs familles de tapissiers, comme les Mercier et les Barraband, se sont réfugiées et illustrées en Brandebourg. Léa Védrine a raconté les tribulations des protestants d'Aubusson.
Louis Godefroy, commandant Francs-tireurs et partisans, participe à la mise sur pied de plans d'ensemble organisant des opérations de résistance sur Aubusson.
La tapisserie est vraisemblablement importée à Aubusson depuis les Flandres au XIVe siècle. Elle atteint son apogée aux XVIe et XVIIe siècles, Colbert lui accordant le titre de Manufacture royale. La particularité de la rivière la Creuse, qui fixe naturellement les couleurs, permet à cet art de se développer. Mais à la révocation de l'édit de Nantes en 1685, un certain nombre de maîtres tapissiers protestants d'Aubusson s'exilent,.
Pierre Augeraing - Denys Barraband - Jacques Beby - Jehan Bertrand - Michel de La Brugière - Nicolas Cartaud - Jean de Chanet - Jean Chaumeton - Jacques Corneille - Léonard Deyrolle - Jehan du Cluzeau - Pierre Delarbre - François Deschazaulx - Michel Dumonteil - Pierre Fourton - Jehan Furgaud - François Galland - Jacques Garreau - Simon Grellet - François Laisné - Jehan de Landriesve - Jean Maignat - Jehan de Maillire - Michel Maingonnat - Pierre de Marcillat - Jehan Marthelade - Pierre Matheyron - Hiérosme de Montezert - Antoine Picaud - Martial Picon - Gabriel et Jean du Plantadis - Michel Rebiere - Michel de Seiglière - Antoine Tabard - Pierre d'Ussel - Jacques Vallenet - Léonard de Vialleix - Gabriel de Vitract - Jean Wask - (…)
Aubusson, dans le département de la Creuse, appartient à la région Nouvelle-Aquitaine. Elle est le siège de l'unique sous-préfecture du département.
André Chandernagor fut député de la circonscription d'Aubusson de 1958 à 1981, avant de devenir ministre puis premier président de la Cour des comptes. Plus tard, la circonscription électorale dont Aubusson était le centre (2e circonscription) devait disparaître, à la suite du redécoupage de la carte électorale, en 2010. Le dernier député de cette circonscription était Jean Auclair (UMP), maire de Cressat, conseiller général du canton d'Ahun. Depuis les élections législatives de , Michel Vergnier, qui l'a emporté sur Jean Auclair, est l'unique député de la Creuse. Au Conseil général, le canton d'Aubusson est représenté depuis 2011 par Jean-Marie Massias (DVD).
Le nombre d'habitants au recensement de 2023 étant compris entre 2 500 et 3 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 23 et 12 au conseil communautaire.
Trois listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2026. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par Stéphane Ducourtioux (DVG, 64 %), maire sortant élu en 2023, Marilyn Monbureau (UDR, 21 %) et Gregorio Yong Vivas (LFI, 14 %). 20 sièges de conseillers municipaux sont attribués dès le premier tour à la liste de Stéphane Ducourtioux et deux à celle de Marilyn Monbureau. Dix sièges au conseil communautaire sont alloués à la liste gagnante et un à celle de Marilyn Monbureau. Stéphane Ducourtioux est réélu maire le ,.
En 2021, le budget de la commune était constitué ainsi :
Avec les taux de fiscalité suivants :
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2020 : médiane en 2020 du revenu disponible, par unité de consommation : 18 620 €.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006.
En 2023, la commune comptait 3 018 habitants, en évolution de −10,34 % par rapport à 2017 (Creuse : −2,62 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement âgée. En 2023, le taux de personnes d'un âge inférieur à 40 ans s'élève à 31,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (34,4 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 64 ans est de 37,0 % la même année, alors qu'il est de 31,9 % au niveau départemental,.
En 2023, la commune comptait 1 362 hommes pour 1 656 femmes, soit un taux de 54,87 % de femmes, supérieur au taux départemental (51,10 %),.
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Établissements d'enseignements :
Professionnels et établissements de santé :
Aubusson est mondialement connue pour les tapisseries qui, depuis le XVe siècle, sont tissées dans ses ateliers. Au début du XXe siècle, 1 500 à 2 000 personnes étaient encore occupées par cette activité. Après avoir sombré dans l'entre-deux-guerres, la tapisserie d'Aubusson connaît un regain d'activité dès 1939 avec Jean Lurçat puis Jean Picart Le Doux qui modernisèrent le style traditionnel. Aujourd'hui, il s'agit essentiellement d'un artisanat de grand luxe honorant des commandes prestigieuses, qui se font malheureusement de plus en plus rares. En 2009, l'UNESCO a inscrit La tapisserie d’Aubusson sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Chaque année, du premier juillet au , une grande exposition de tapis et de tapisseries est organisée à l'hôtel de ville. L'école nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD) de Limoges-Aubusson assure sur son site d'Aubusson une formation au diplôme national d'arts et techniques en design de produit textile.
Depuis la fermeture de l'usine Philips à la fin des années 1990, la ville, jadis prospère et considérée comme la capitale culturelle du département, accuse toutefois un lent déclin démographique. Les derniers lissiers disparaissent. Le seul espoir réside dans l'extension du musée de la tapisserie, grâce à d'importantes subventions publiques, départementales et régionales. La ville s'enorgueillit néanmoins de plusieurs manufactures, comme la manufacture Saint-Jean, tissant suivant des procédés séculaires.
Patrimoine religieux :
Autres lieux et patrimoines :



Blason de la ville d'Aubusson. D'argent, au buisson terrassé de sinople, au chef de gueules chargé d'un croissant du champ accosté de deux étoiles du même. La devise d'Aubusson est Inter spinas floret (Elle fleurit au milieu des épines). À droite, le blason des vicomtes d'Aubusson. |