| Naissance |
Ambert, Puy-de-Dôme (France) |
|---|---|
| Décès |
(à 61 ans) Privas, Ardèche (France) |
| Nationalité | Français |
| Domaines | Ponts et chaussées, travaux maritimes |
|---|---|
| Diplôme |
École Polytechnique, 1830-1832 École des ponts et chaussées |
| Renommé pour |
Grands travaux dans les ports maritimes Inventions et innovations sur la conservation des bois à la mer |
| Distinctions | Grande médaille d'or du meilleur travail scientifique |
Benoît Auguste Forestier, né en 1811, mort en 1873, est un ingénieur en chef des Ponts et chaussées.
Il fait de grands travaux dans les ports et dirige d'utiles améliorations. Il est connu comme inventeur de nouveaux moyens de conservation des bois à la mer.
Né à Ambert dans le Puy-de-Dôme le , Benoît-Auguste Forestier, usuellement Auguste Forestier, est le fils de Jacques Benoît Forestier, receveur des finances révoqué à la Restauration, devenu négociant, et de Marie-Adélaïde Malmenayde ; il est le cousin germain du missionnaire Benoît Forestier.
Auguste Forestier entre à l'École Polytechnique en 1830. Le registre matricule de l'école précise qu'il est boursier, titulaire d'une demi-bourse en 1830-1831 reconduite l'année suivante ; il est brun, mesure 1,73 m, et entre huitième à l'École. Il figure parmi les quatre élèves que Prosper Enfantin compte parmi ses adeptes, et qui éprouvent « sympathie, estime et admiration » pour le saint-simonisme. En 1831, il remercie de recevoir le journal saint-simonien Le Globe. Il sort de l'École le neuvième en 1832, et entre ensuite à l'École des ponts et chaussées.
Ingénieur des ponts et chaussées, il exécute de grands travaux, surtout dans les ports maritimes,.
Ingénieur à Saintes, il y dirige en 1842 les travaux pour le pont suspendu. En 1844, il étudie l'hydrographie de la Charente et son évolution historique. Il prend part à la création du haras national de Saintes en 1845. En plus de ses fonctions d'ingénieur à Saintes, il y est conseiller municipal de 1843 à 1853.
Il est nommé ingénieur en chef des Ponts et chaussées pour la Vendée en 1853, puis pour l'Ardèche ; il est ingénieur en chef pendant vingt ans, sur quarante ans de carrière. C'est en Vendée qu'il effectue ses travaux sur la conservation des bois à la mer. Dans les postes successifs qu'il occupe, il conçoit d'utiles améliorations et dirige leur mise en œuvre.

Auguste Forestier est surtout connu pour ses travaux et ses inventions sur la conservation des bois à la mer. Il publie ses observations et ses premiers résultats dans les Annales des ponts et chaussées en 1861, puis à la demande de son ministère de tutelle, il en fait un « grand mémoire » qu'il publie en 1868 ; La Grande encyclopédie signale en 1893 qu'on le « consulte encore avec fruit »,. Il reçoit pour ce travail la grande médaille d'or du meilleur travail scientifique paru dans les Annales des ponts et chaussées.
Il étudie notamment la créosote, et met au point un créosotage optimal des bois. Le Grand dictionnaire universel du XIXe siècle note à « créosote » :
« M. Auguste Forestier, ingénieur en chef des ponts et chaussées, qui a fait des expériences très-concluantes sur le créosotage des bois, évalue à 300 kilogr. la quantité de créosote que doit absorber 1 mètre cube de bois, pour une imprégnation complète et efficace. »

Auguste Forestier meurt à Privas, dans l'Ardèche, le . Il est enterré à Meursac,. Il était chevalier de la Légion d'honneur et titulaire de plusieurs ordres étrangers.
Il a épousé Emma Eugénie Lachaud de Loqueyssie, fille de François Lachaud de Loqueyssie, payeur général à la Grande armée puis trésorier-payeur général de Dordogne, et de Louise Colard, et tante du député Albert Lachaud de Loqueyssie.