| Maire d'Escrignelles | |
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| jusqu'en | |
| Vice-président Automobile Club de France | |
| à partir de | |
| Directeur L'Argus de la Presse |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
François Gaston Augustin Pelletier de Chambure |
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| Famille | |
| Enfants |
Élisabeth de Rothschild Hubert de Chambure (d) Gérard de Chambure (d) |
| Parentèle |
| Propriétaire de |
L'Argus de la Presse, château de la Chaux, château de Fleury (d) |
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| Membre de | |
| Distinctions |
Auguste (II) Pelletier de Chambure ( à Semur-en-Auxois - à Escrignelles) est un homme de presse français, fondateur de l'Argus de la Presse.
Il est le fils de Gabriel Pelletier de Chambure, médecin en chef de l’hôpital de Semur-en-Auxois, et de Léonie Simon. Il étudie à Dole et à Dijon ; il vient à Paris pour poursuivre des études de droit ; il obtient sa licence en 1890, prête serment comme avocat la même année et devient directeur du journal politique quotidien Le Démocrate, « à la suite duquel est rattachée une affaire financière ». En 1908, il est reçu docteur en droit,.
Engagé conditionnel au 1er régiment d’artillerie le , il est sergent engagé conditionnel le au 86e régiment d’infanterie. Nommé caporal le , il devient sergent le ; il est mis en disponibilité le et nommé sous-lieutenant de réserve le ,.
L'appréciation du chef de corps précise :
Le général de brigade note : « Belle attitude militaire et bien doué aussi bien au point de vue intellectuel qu’au point de vue physique, a du goût pour la mission et de l’aptitude pour le commandement. ».
Politiquement, il s’affiche à droite : il soutient publiquement le Général Boulanger, est membre de son comité de soutien en 1890. Ce comité se réunit à Jersey pour discuter des investitures aux prochaines municipales. Il multiplie les articles patriotiques dans La Cocarde, le quotidien nationaliste et socialiste, ouvertement antisémite. Il est membre du jury du Trente-et-unième Concours annuel de l’Union des Sociétés d’Éducation Physique et de Préparation au Service Militaire. En 1924, il s'inscrit à l’Action Française. Il est élu maire d’Escrignelles jusqu’à sa mort,.
Vers 1890, Auguste collecte et découpe les articles de presse concernant Mata Hari ; il les réunit dans un album, et le lui offre.
Il quitte son journal et acquiert une affaire dont il entrevoit le potentiel. Fondée quelques années auparavant par Alfred Chérié, cette société, moyennant un abonnement modique, envoyait régulièrement les concernant un personnage ou un sujet précis. Quotidiennement, des « coupeurs », à l'aide de crayons de papier bleus, cochaient les articles repérés dans tous les journaux, en faisaient des « coupures de presse » et les envoyaient aux clients le jour-même. Le nom de cette société évoquait l’argus, cet oiseau de la mythologie grecque : son plumage est parsemé d’une myriade d’yeux et lui permet de tout voir. Toutes les personnes importantes étaient abonnées à l’Argus de la Presse.
En 1920, avec Mignon, un magnat de la presse, Chambure reprend le territoire de chasse des Béthune-Hesdigneul à Sully-sur-Loire, non loin de sa propriété de Fleury, dans la commune d’Escrignelles dans le Loiret. Il comprend trente-trois fermes et s’étend sur 2 500 hectares. Les associés sont Kapferer, Hauzeur, van der Heyden, Fauguel, Chapuy, Colombel, Maurice Solvay, Thion de La Chaume, Henri de Rothschild ou le comte de Fels,.
Il fonde, en 1903, le Club du Griffon Boulet, race de chiens de chasse.
En 1931, Auguste, président du Soldat de demain, vice-président de l’Union des Sociétés d’éducation physique et de préparation au service militaire, est promu officier de la Légion d’honneur par le ministère de l’éducation physique, pour son dévouement aux sports et à la préparation militaire.
Il est membre de l’Automobile Club de France, entre au comité, et en assurera la vice-présidence en 1932.
Il préside les compétitions de tir au pigeon du Cercle du Bois de Boulogne, les courses hippiques de Gien et la Fédération française du Bridge.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur, le ; officier, le ; commandeur le ,.
Il appartient à une famille de judicature bourguignonne ; sa filiation est suivie depuis le début du XVIe siècle, et tient fief depuis le règne de Louis XIV ; il est l'arrière-petit-neveu au 6e degré du colonel Auguste Ier de Chambure (1789-1832), qui a participé aux batailles napoléoniennes (son nom est gravé sur l’Arc de triomphe).
Appelé le comte de Chambure, il se marie à Paris IXe, le , à Camille Marie Courtois-Desquibes (1871-1932). Elle est la fille d'un polytechnicien, capitaine à l’état-major particulier du Génie, chef de bataillon du Génie à la direction du Génie en Cochinchine. Sa famille a le goût de la musique, du théâtre, des lettres et du journalisme.
La tante de Camille, Anne-Marie Courtois (av. 1839-1867) a épousé Jules Brisson (1825-1902), directeur des Annales politiques & littéraires, auteur d’une dynastie de journalistes. L’une des sœurs de Camille, Jeanne Courtois, sociétaire de la Comédie française, sous le nom de Jeanne Even, s’est mariée à Eugène Brieux (1858-1932), auteur dramatique qui est reçu à l’Académie française en 1909.
Avec Camille Courtois, Auguste a trois enfants :