Joseph François Augustin Monneron

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Joseph François Augustin Monneron
Fonction
Député de l'Assemblée nationale législative
Assemblée nationale législative de 1791
Seine
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 69 ans)
Nationalité
Activités
Famille
Fratrie

Joseph François Augustin Monneron, né le à Annonay (Ardèche) et mort le à Barataria (Nouvelle-Orléans), est un banquier français, député de Paris à l'Assemblée législative et négociant à La Nouvelle-Orléans.

Contexte

Joseph François Augustin Monneron est le dernier des neufs enfants d'Antoine Monneron (1703-1791) et de Barbe Catherine Arnauld (1718-1792).

Ses frères Charles Claude Ange Monneron (1735-1799), Louis Monneron (1742-1805) et Pierre Antoine Monneron (1747-1801) furent respectivement députés aux États Généraux pour la sénéchaussée d'Annonay, les Indes orientales et pour l'Île de France.

Biographie

Joseph François Augustin fit sa carrière dans les finances et s'établit d'abord banquier à Paris. Son frère Louis lui servit de caution. Ils obtinrent en 1791 le droit de frapper monnaie en cuivre qui portait leur nom (pièces de 2 et 5 sols).

Article détaillé : Banque Monneron.

Il est député de Paris à l'Assemblée législative le , il demanda dès le , l'organisation des écoles primaires et la punition des prêtres qui refusaient de se soumettre aux lois. En janvier 1792, il tenta de défendre la liberté du commerce avec les colonies, puis il donna sa démission le .

En juin 1796, il crée avec un autre négociant, Jean Godard, une banque d’escompte appelée Caisse des comptes courants (le terme de banque est banni de France depuis l’expérience de la Banque générale de John Law). La société s’installe à l’hôtel Massiac, place des Victoires dans les anciens bureaux de la Compagnie des Indes, d’où son surnom de Caisse Massiac.

Rapidement, quelques financiers se joignent aux deux fondateurs dont Le Couteulx et Médard Desprez. Nommé en 1798 directeur de la Caisse des comptes courants, il se vit accusé de malversations à hauteur de 2,5 millions de francs après avoir pris la fuite : il fut acquitté, grâce, semble-t-il, à l’intervention de Barras.

Le Premier Consul avait songé à en faire un ministre des Finances. Sa disgrâce était due à Fouché, son antagoniste. Celle-ci, équivalut pour lui à la ruine, malgré son acquittement. Il crut peut-être, comme Napoléon Ier, à la possibilité d'un retour d'influence française en Louisiane quand celle-ci fut vendue. Il quitta la France pour les États-Unis et termina ses jours à la Nouvelle-Orléans.

Sources

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Annexes

Bibliographie

Article connexe

Lien externe