| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 69 ans) 8e arrondissement de Paris |
| Nationalité | |
| Formation |
Université de Paris (jusqu'en ) |
| Activité |
| A travaillé pour | |
|---|---|
| Membre de | |
| Distinctions |
Augustin Nicolas Gilbert est un médecin français né le à Buzancy et mort le à Paris 8e. Spécialiste des maladies du foie, il décrit la maladie ou syndrome de Gilbert.
Son père, Marie Félix, est marchand tanneur.
Il fait ses études au lycée de Reims et est reçu premier au concours général. Puis il va à Paris pour commencer ses études de médecine.
Il est externe des hôpitaux en 1879, interne en 1881, reçu deuxième au concours. Ses maîtres sont Charles Bouchard, Paul Brouardel, Victor Charles Hanot et Georges Hayem.
Il obtient son doctorat en médecine en 1886. Médecin du Bureau central en 1888, agrégé en 1889, il est médecin des hôpitaux en 1894, d'abord à l'hôpital Tenon, puis à l'hôpital Broussais.
En 1902, il est nommé professeur de thérapeutique en remplacement de Louis Landouzy, et, en 1910, professeur de clinique médicale à l'hôtel-Dieu, succédant à Georges Dieulafoy.
Très méthodique, cherchant sans cesse la clarté et la précision, il est surnommé « l'homme-plan » par ses étudiants.
Il exerce aussi la médecine privée, rue de Rome à Paris. Il fonde en 1911 la revue Paris médical : la semaine du clinicien. Il était resté célibataire.

Il décrit en 1898 le syndrome d'hypertension portale en collaboration avec Maurice Villaret, en observant aussi, au cours de celui-ci, un syndrome d'hypotension des veines sus-hépatiques.
En 1901, avec Pierre Lereboullet (1874-1944), il décrit la cholémie simple familiale, connue depuis sous le nom de maladie (ou syndrome) de Gilbert, sauf dans les pays germanophones, où elle est appelée maladie de Meulengracht.
En 1903, avec Maurice Herscher (1873-1950), il étudie les pigments biliaires contenus dans le sérum de patients atteints de jaunisse. Il établit que ces pigments proviennent de la dégradation de l'hémoglobine.
En collaboration avec Alphonse Marie Baudoin (1876-1957), il met au point le test de l'hyperglycémie provoquée qui permet un diagnostic plus précis et plus précoce du diabète sucré.
