La chaussée compte une voie de circulation automobile dans chaque sens. Il existe, entre le port Saint-Sauveur et la rue du Chant-du-Merle seulement, une bande cyclable dans le sens montant.
Voies rencontrées
L'avenue Jean-Rieux rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants («g» indique que la rue se situe à gauche, «d» à droite):
L'avenue Jean-Rieux reste en revanche relativement éloignée des stations de métro. La construction de la ligne permettra l'ouverture de plusieurs stations qui desserviront l'avenue: la station Ormeau, sur la place du même nom, et la station Côte-Pavée, au carrefour de la rue Pradal.
Les premières mentions, au XVIIesiècle, désignent l'avenue comme le chemin-haut de Montaudran, puisqu'il menait de la porte Saint-Étienne (emplacement de l'actuel no64-66rue de Metz) au village de Montaudran. Le qualificatif de haut lui vient de ce qu'il passait par les hauteurs de la butte du Calvinet, par opposition au chemin-bas qui, depuis la porte du Château (emplacement de l'actuel no1place du Parlement), menait à Montaudran en passant au pied de la butte (actuelles rue Alfred-Duméril, allée des Demoiselles et avenue Antoine-de-Saint-Exupéry). En 1794, pendant la Révolution française, on donna à la première partie de l'avenue le nom de rue de la Complaisance, mais il ne subsista pas. C'est en 1860 que s'imposa le nom de chemin de la Côte-Pavée, qui lui était populairement donné depuis le XVIIIesiècle. Finalement, en 1947, la municipalité de Raymond Badiou décida d'attribuer le nom de Jean Rieux à l'avenue.
Histoire
Moyen Âge et période moderne
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Époque contemporaine
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Patrimoine et lieux d'intérêt
Caserne Courrège
En 1938, la moitié du domaine de Courrège, entre l'avenue Jean-Rieux (actuel no202) et l'avenue Antoine-de-Saint-Exupéry (actuel no101), est acquise par l'État pour l'aménagement d'une caserne de gendarmerie destinée à abriter la Garde républicaine mobile, mais la Seconde Guerre mondiale en retarde la construction. Les travaux sont finalement menés entre 1953 et 1964, sur les plans du chef de bataillon Champagne, directeur de travaux du Génie de Toulouse, et des architectes Gérard et Verrey. Deux bâtiments, construits entre 1953 et 1954 sur l'avenue Jean-Rieux et la rue Jean-Martin-Charcot, servent d'atelier pour le stockage et l'entretien des véhicules. Les bâtiments destinés aux logements sont construits progressivement en trois phases, entre 1954 et 1963. Ce sont neuf barres d'immeubles, qui comptent 70 logements. Les villas des officiers supérieurs – le général commandant la gendarmerie de la 5erégion militaire, et les deux colonels commandant la 5elégion et la 5elégion de gendarmerie mobile – sont finalement construites entre 1963 et 1964.
Lycée privé Sainte-Marie-des-Champs
Le lycée Sainte-Marie-des-Champs est un établissement d'enseignement privé catholique. Il est placé depuis 1999 sous tutelle diocésaine.
En 1806, une communauté de sœurs de l'Enfant-Jésus ouvre une école et un pensionnat dans l'ancien couvent des Feuillants, au cœur du faubourg Saint-Cyprien (actuel grand séminaire, no9rue des Teinturiers): leur «école charitable» s'adresse aux jeunes filles des classes populaires. En 1904, à la suite de la loi sur les congrégations, l'institution devient la pension Maintenon, dans la rue Pierre-de-Fermat (actuel no3), puis, en 1909, dans la rue des Fleurs (actuel no22). En 1919, la congrégation acquiert la maison de campagne des Jésuites, à la Côte-Pavée (actuel no169 avenue Jean-Rieux): cinq ans plus tard, l'Institution est transférée et prend le nom de «Sainte-Marie des Champs». En 1936, l'Institution Sainte-Marie-des-Champs devient une école secondaire. En 1974, une section technologique est ouverte. En 1980, l'internat est fermé – il est rouvert en 1996, à l'extérieur du lycée cependant.
Établissements religieux
no 33: couvent Notre-Dame du Mont Carmel. En 1858, les capucins font construire un nouveau couvent dans le quartier de Guilheméry (actuel no33). La chapelle conventuelle, dédiée à saint Louis, est construite sur les plans de l'architecte Henry Bach et consacrée en 1861. En 1935, le corps du père Marie-Antoine est transférée du cimetière de Terre-Cabade dans une des chapelles de l'église. Le couvent est acquis par la communauté des Carmes en 1999 et la chapelle placée sous l'invocation de Notre-Dame du Mont-Carmel,. La chapelle du Carmel présente une façade de style néo-roman inspiré des basiliques italiennes, telle la basilique Saint-Zénon de Vérone. Elle est divisée en trois parties, qui rappellent la répartition intérieure: la nef centrale, plus élevée, et les bas-côtés correspondant aux chapelles latérales. Le portail est voûté en berceau et possède au tympan une sculpture figurant le blason de l'ordre des capucins: les bras croisés de Jésus et de François d'Assise, sortant d'un nuage, présentent leurs stigmates. À l'intérieur, la chapelle possède une nef unique de cinq travées, cantonnée de chapelles latérales. Le chevet est plat. Elle est voûtée d'arêtes et éclairée par des fenêtres hautes. Elle est flanquée d'un petit clocher polygonal latéral. Les bâtiments conventuels s'organisent au sud de la chapelle conventuelle. Ils se composent de trois corps de bâtiment, qui entourent un jardin central.
no 130: couvent de Petites Sœurs des pauvres et EHPAD «Ma Maison». Les Petites Sœurs des pauvres sont une congrégation religieuse féminine qui se consacre à l'accueil et aux soins pour les personnes âgées les plus modestes. En 1854, elles s'installent à Toulouse, dans un immeuble du quartier des Carmes (actuels no40place des Carmes, no42rue Pharaon et no11rue des Régans). En 1868, elles transportent leur maison à la Côte Pavée. C'est désormais un Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) qui accueille 58 résidents en chambres individuelles et 32 en résidence autonomie. Le bâtiment principal est construit entre 1867 et 1868. Il est successivement agrandi par la construction en 1875 de la chapelle, en 1882 de la buanderie, en 1884 de l'aile nord, et entre 1887 et 1895 de l'aile sud, réservée aux femmes. Il existe également, le long de l'avenue Jean-Rieux, deux fermes, qui servent à alimenter la cuisine du couvent. Entre 1926 et 1955, le pavillon des ménages est construit au nord, le long de la rue Pradal. En 1963, il est relié au bâtiment principal par un nouveau corps de bâtiment. En 1969, l'Atelier "4" construit une aumônerie dans le coin sud-est de la parcelle, en même temps qu'un ensemble de quatre immeubles à l'est (actuelle résidence Les 4 As, no134 avenue Jean-Rieux et no55rue Jean-Baptiste-Noulet). En 1972, le bâtiment principal est agrandi par l'architecte Célestin Minot sur les trois côtés de la cour et sur l'extrémité des deux ailes du côté est, et surélevé d'un troisième étage. Entre 2015 et 2018, d'importants travaux de modernisation et de reconstruction sont engagés: si la chapelle et la buanderie sont conservées, les autres bâtiments sont démolis afin de permettre la construction d'une nouvelle résidence.
Immeubles et maisons
no21: maison (premier quart du XXesiècle).
no44: maison (deuxième moitié du XIXesiècle).
no120: maison Le Mesnil.
no120: maison Le Mesnil. La maison, représentative de l'Art nouveau, est construite en 1910 par l'architecte Eugène Laforgue, à l'angle de la rue Pradal. Elle est entourée d'un jardin auquel on accède par un portail à l'angle. Elle est constituée de plusieurs corps de bâtiment disposés en L, dans un jeu d'asymétrie. Les façades sont animées par la polychromie de l'enduit blanc qui couvre les murs et de la brique utilisée pour les embrasures, les chaînages d'angle et les éléments de décor. Le corps de bâtiment gauche forme un avant-corps, qui s'élève sur cinq niveaux: un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé, deux étages et un niveau de comble. Un escalier en pierre de sept marches mène à la porte, couverte par un arc segmentaire et encadrée de deux fenêtres étroites. Le 1erétage est percé de deux fenêtres réunies sous le même arc segmentaire et par un balcon en menuiserie ornés de motifs géométriques. Le 2eétage est percé d'une fenêtre plus simple en plein cintre. Le niveau de comble est couvert d'un toit brisé à pavillon en ardoise, soutenu par des aisseliers. Le corps de bâtiment à droite compte un étage de moins. Le rez-de-chaussée est éclairé par une grande fenêtre semi-circulaire en forme d'arc outrepassé, qui a conservé sa menuiserie. L'agrafe en pierre porte une tête d'homme. Le 1erétage est percé de deux fenêtres par un balcon en menuiserie ornés de motifs géométriques. Le niveau de comble est également couvert d'un toit en ardoise soutenu par des aisseliers,.
no127: cité de la Régie du Gaz. La cité de la Régie du Gaz est réalisée à partir de 1949 pour le compte de l'office municipal HLM de Toulouse, afin de loger les employés de la régie municipal du Gaz. Il s'agit de la première collaboration de Pierre Viatgé, nommé adjoint de l'architecte départemental en 1948, et de Fabien Castaing, jeune architecte diplômé de l'école d'architecture de Toulouse, ainsi que du premier ensemble de logements sociaux réalisé à Toulouse après la Seconde Guerre mondiale. Les six pavillons totalisent 34 logements. Ils s'élèvent au cœur d'une vaste parcelle arborée entre l'avenue Jean-Rieux et la rue de Limayrac. L'édicule à l'entrée de la cité est orné d'un bas-relief du sculpteur Robert Pagès figurant une mère et ses enfants,.
no184: villa Mailhes La villa est construite en 1930 dans un style classique. Puis rénové en 2012. Elle se situe en face de la fin du lycée St Marie des Champs et au croisement de l'avenue avec la Rue Jean-Martin-Charcot. Elle est aujourd'hui la propriété de la famille Mailhes.
no230: maison. La maison, construite dans le deuxième quart du XXesiècle, est représentative de l'architecture régionaliste et du style néo-basque. Elle s'élève au cœur d'une vaste parcelle arborée, séparée de l'avenue Jean-Rieux par un mur de clôture en pierre. L'édifice se compose de plusieurs corps de bâtiment. Au rez-de-chaussée, les ouvertures sont en plein cintre, tandis qu'elles sont rectangulaires aux étages supérieurs. À droite, un escalier hors-œuvre permet de monter à une terrasse qui donne accès à la porte principale. Le niveau de comble est mis en valeur par un faux pan de bois peint encadrant une fenêtre triple, encadrée de pilastres
no230: maison toulousaine. La maison, construite dans la deuxième moitié du XIXesiècle, est bâtie en brique. Elle s'élève parallèlement à l'avenue Jean-Rieux, mais en léger retrait. Elle se développe sur cinq travées et deux niveaux, séparés par un cordon. Le rez-de-chaussée est percé de baies rectangulaires, tandis que le comble est percé d'ouvertures qui ont des ornements en terre cuite
no239: villa Gardinal. La villa est construite en 1956 pour la famille Gardinal, sur les plans de l'architecte Pierre Lafitte. La composition des façades sur l'avenue, l'utilisation des pilotis et le toit-terrasse sont caractéristiques du mouvement moderne et de l'influence de Le Corbusier. Au rez-de-chaussée, l'espace évidé est supporté par les pilotis. Il permet de distribuer la buanderie, le garage et une chambre. L'escalier monte au 1erétage, où le hall mène au séjour, qui s'ouvre sur un balcon au sud, vers les Pyrénées. Une porte dérobée distribue une chambre et la salle de bains. La façade nord, côté jardin, est remarquable pour sa courbure. Il est percé de quatre petites fenêtres qui éclairent l'escalier intérieur balancé à deux volées.
↑La communauté des Carmes toulousains s'était refondée en 1986. Elle s'était d'abord installée dans l'ancienne maison de l'Apostolat de la prière, achetée aux Jésuites (actuel no9rue Monplaisir), avant qu'un groupe parte occuper en 1988 l'ancien couvent des Franciscains (actuel no2 rue d'Aquitaine). En 1999, les Carmes se regroupent dans le couvent des capucins, qui rejoignent le couvent de la rue d'Aquitaine, tandis que les Jésuites reprennent possession du couvent de la rue Monplaisir.
Rémi Papillault (dir.), Laura Girard et Jean-Loup Marfaing, Guide d'architecture du XXesiècle en Midi toulousain, coll. «Architectures», Presses universitaires du Mirail, Toulouse, 2016 (ISBN978-2-8107-0469-9).