| Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest | |
Agence de la BCEAO à Abidjan, Côte d'Ivoire. | |
| Siège | |
|---|---|
| Création | |
| Gouverneur | |
| Zone monétaire | Union économique et monétaire ouest-africaine |
| Devise | Franc CFA (UEMOA) |
| Code ISO 4217 | XOF |
| Taux d'intérêt | 3,25 % (juin 2025) |
| Site officiel | www.bceao.int |
| modifier |
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La Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) est un établissement public international regroupant huit pays de l'Afrique de l'Ouest membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
L'unité monétaire est le franc CFA. Les huit pays concernés, identifiés par une initiale apposée sur les billets, sont :
En 1955, le gouvernement français transfère le privilège d'émission de billets pour ses colonies d'Afrique de l'Ouest, jusqu'alors détenu par la Banque de l'Afrique Occidentale, à une entité nouvellement créée basée à Paris, l'Institut d'émission de l'Afrique-Occidentale française et du Togo (littéralement « Institut d'émission de billets de l'Afrique-Occidentale française et du Togo »). En 1959, le nom de l'institution est changé en BCEAO.
En , le poisson-scie stylisé est présenté pour la première fois sur la couverture du 14e numéro d'un document de l'Institut d'émission de l'Afrique-Occidentale française et du Togo relatif à des notes d'informations et de statistiques.
En 1959, l'Institut d'émission de l'Afrique-Occidentale française et du Togo devient la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest. En concertation avec les banques centrales nationales des pays membres, elle est chargée de :
Le traité instituant l'Union monétaire ouest-africaine (UMOA) est signé le et donne à la BCEAO le droit exclusif d'émettre de la monnaie en tant que banque centrale commune des sept pays membres de l'époque Côte d'Ivoire, Dahomey (plus tard rebaptisé Bénin), Haute-Volta (plus tard rebaptisée Burkina Faso), Mali, Mauritanie, Niger et Sénégal. Les statuts de la banque sont ensuite approuvés en et restent essentiellement inchangés jusqu'en 1974,.
Grâce à un accord monétaire avec la France, le franc CFA de l'UEMOA est convertible avec le franc français jusqu'à la fin de 1999, par un taux fixe (révisable) garanti par le dépôt par la BCEAO d'un fonds de réserve auprès du trésor français, constitué par les apports des banques centrales nationales (BCN) de chaque pays membre de l'UEMOA.
À la fin de 1999, l'euro remplace le franc français, l'accord monétaire avec la France est maintenu (après accord de la BCE), mais redéfini par un taux fixe avec l'euro encore garanti (sous certaines conditions) par la Banque de France, en échange du maintien du fonds de réserve. Cependant, la BCEAO reste libre de composer des fonds de réserves supplémentaires (en métal ou en devises) avec d'autres Banques Centrales afin de faciliter le commerce international et disposer de réserves de changes supplémentaires dans d'autres devises que l'euro, ou de mettre fin à la convertibilité du franc CFA- BCEAO avec l'euro, si nécessaire.
Le , le président ivoirien Alassane Ouattara annonce l'hypothèse du remplacement du franc CFA (UEMOA) par l'eco pour le , au cours d'une conférence de presse commune avec le président français Emmanuel Macron en visite officielle en Côte d'Ivoire.

Fin , l'agence de notation américaine Standard & Poor's réalise une étude sur la concrétisation du projet de sortie du franc CFA, et se dit rassurée par le fait que l'eco reste arrimé à l'euro et que la France continue à garantir sa convertibilité. Le lancement de la nouvelle monnaie n'auraient donc pas d'effets immédiats, et une dévaluation n'est à ce jour par prévue. L'étude rappelle de même que « les États membres de l'UEMOA ne seront plus tenus de conserver la moitié de leurs réserves de change sur un compte d'opération au Trésor français. Autrement dit, la banque centrale régionale, la BCEAO, pourra gérer ses réserves de changes comme elle le jugera approprié ».
Le , un projet de loi soumis à l’Assemblée nationale et au Sénat français qui entérine la fin du franc CFA est adopté par le Conseil des ministres français. La Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) ne sera plus obligée de déposer la moitié de ses réserves de change auprès du Trésor Public français.
En , la France a entamé le processus de transfert de 5 milliards d’euros vers les comptes de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). La décision de Paris intervient dans le cadre de la réforme du franc CFA. La nouvelle monnaie unique ouest-africaine (Eco) devrait voir le jour prochainement.
Le siège de la BCEAO est situé à Dakar a Sénégal.
Jean-Claude Kassi Brou, est gouverneur de la BCEAO du .
Sur chaque pièce et au recto des billets est représenté le logo de la BCEAO, un poisson-scie stylisé. Celui-ci représente une figurine en bronze employée anciennement par les Akan pour peser l'or. Dans leur mythologie, cette espèce incarne la puissance de la mer, la fécondité et la prospérité.
Les PCM sont élus pour deux ans, par rotation des représentants des États membres. Il arrive souvent, à la suite d'événements imprévus, coup d'État, changement de gouvernement, démission, ou autres aléas politiques, que plusieurs représentants d'un même pays membre se succèdent au cours des deux années de présidence, ce qui entraine bien sûr une modification des signatures.
Robert Tézenas du Montcel, Premier président de la BCEAO. Nomination par ordonnance n° 59-491 du . Il faut noter l'article premier de l'ordonnance qui informe que l'Institut d’émission AOF et Togo devient et prend la dénomination de la banque.
| Rang | Nom | Mandat |
|---|---|---|
| 1er | (1959-1961) | |
| 2e | (1961-1964) | |
| 3e | (1964-1965) | |
| 4e | (1965-1966) | |
| 5e | (1966-1968) | |
| 6e | (1974) | |
| 7e | ||
| 8e | (1978-1988) | |
| 9e | (1988-1990) | |
| 10e | (1990-2005) | |
| 11e | (2005-2008) | |
| 12e | (2008-2011) | |
| 13e | (2011-2022) | |
| 14e | (par intérim en 2022) | |
| 15e | (depuis le 7 juin 2022) |
Par ordonnance no 59/491 en date du , le directeur général est Robert Julienne qui est remplacé en par un gouverneur : Abdoulaye Fadiga.
Le , au siège de la BCEAO, sous la présidence de José Mario Vaz, président du Conseil des ministres de l'Union se tient la cérémonie de passation des charges et prestation de serment du nouveau gouverneur Tiémoko Meyliet Koné. Le , le gouverneur est officiellement installé dans ses fonctions. Le , la Conférence des Chefs d'État reconduit le gouverneur dans ses fonctions pour encore six ans, soit jusqu'en 2020.
En 2022, Tiémoko Meyliet Koné est nommé vice-président de la Côte d'Ivoire et laisse son poste de gouverneur. Il est remplacé à titre intérimaire par Mamadou Diop, vice-gouverneur de l'institution.
En , Jean Claude Brou est désigné Gouverneur de la BCEAO.