Baby-foot

Baby-foot
Jeu de société
Description de cette image, également commentée ci-après
Modèle de table de style Bonzini, fabricant français de baby-foot.
Ce jeu appartient au domaine public
Date de 1re édition 1885
Joueur(s) 2 à 4
Durée annoncée 5 à 10 minutes
habileté
physique

 Oui
 réflexion
décision

 Oui
générateur
de hasard

 Non
info. compl.
et parfaite

 Oui
Vue au ras du « terrain » depuis le milieu de terrain. Un avant contrôle la balle.
Modèle de table de baby-foot de café René Pierre, fabricant français de baby-foot.

Le baby-foot ou babyfoot, prononcé [ba.bi.fut] Écouterⓘ (en français de France, du Luxembourg, de Suisse et du Canada), soccer sur/de table (en français du Canada), football de table, (en français de Belgique et de Suisse), kicker, (en Belgique et au Luxembourg), foot-foot[réf. nécessaire] (en Suisse), est un jeu simulant une partie de football sur une table et opposant généralement deux équipes de deux joueurs ou un joueur à un autre. La table, nommée elle aussi baby-foot, est constituée d'un plateau représentant le terrain, au-dessus et en travers duquel se déplacent huit barres qui supportent les onze figurines de chaque équipe appelées joueurs. Chaque côté peut ainsi actionner quatre barres :

À chaque extrémité du plateau, le but est abrité par une cage, derrière laquelle est fixé le boulier servant au décompte des points. La balle peut être en liège ou en plastique. La balle en liège – la plus utilisée – est légère et difficile à contrôler. La balle en plastique possède un meilleur grip, ce qui permet de meilleurs contrôles et une plus grande vitesse de balle. Assez fréquemment les coins de la table comportent des cendriers, ils peuvent aussi se situer au-dessus des poteaux des buts.

Histoire

Jeune garçon jouant au baby-foot en 1989.

L’invention du baby-foot n'est pas précisément déterminée. Il aurait été inventé simultanément en France et en Allemagne dans les années 1880-1890. De nombreux brevets ont été déposés dès le début du XXe siècle. Certains historiens disent que le baby-foot aurait été inventé par Lucien Rosengart et ou par le poète espagnol, le galicien Alejandro Finisterre (es) (Alejandro Campos) en 1937 ou 1940. Cependant, il existe de nombreux brevets ou dessins antérieurs à cette date,,.

Baby-foot au Niger.

Construit entièrement en bois, il aurait été connu en France, dans les années 1930, sous le nom de « ping foot » et « foot-ball en miniature ».

Le baby-foot est joué pratiquement dans le monde entier. Des compétitions régionales, nationales et internationales sont régulièrement organisées.

Dans certains pays, le nombre de joueurs participant régulièrement aux compétitions régionales et nationales est assez important, comme en Italie (20 000), en Espagne (10 000), en Belgique (7 000), en Allemagne, en Suisse ou en France (1 000). Les gains aux vainqueurs allant parfois jusqu'à plusieurs milliers de dollars ou d'euros pour les compétitions les plus importantes.

Il existe un grand nombre de tables de jeux, entre autres parce que le jeu s’est développé de manière désorganisée. Chaque région ou pays a sa table de jeux et ses règles. Depuis plusieurs années, l’ITSF (Fédération internationale de football de table) tente d'harmoniser les règles officielles, et de les appliquer lors des compétitions internationales, notamment par la sélection de cinq tables officielles. En 2013, ce sont la Fireball, la Bonzini, la Leonhart, la Garlando et la Roberto Sport. Sur chacune de ces tables est disputé tous les ans un championnat du monde regroupant un grand nombre de joueurs et de nations. Les joueurs les mieux classés lors de ces compétitions sont ensuite qualifiés pour le championnat du monde multitable considéré comme la consécration ultime de la discipline.

Lors de chacune des compétitions ITSF sont organisées plusieurs catégories (simple homme, double homme, double mixte, simple femme, double femme, simple junior, double junior, vétérans...). Chacune allouant des points pour les classements mondiaux respectifs. Des compétitions par pays y sont également organisées.

Le Belge Frédéric Collignon (né en 1975) est numéro 1 mondial entre 1999 et 2012. De 1999 à 2012, il a gagné presque tous les grands championnats internationaux — en simple et en double — que ce soient les championnats du monde à Paris et aux États-Unis ou les championnats d’Europe en Suisse, en Autriche ou en Belgique. Il est le seul joueur au monde à avoir gagné sur toutes les tables reconnues par l’ITSF, aux États-Unis comme en Europe. En 2012, il totaliserait 118 titres en simple et 306 titres en double, parmi lesquels une soixantaine de titres de champion du monde. Il est champion du monde au moins 28 fois en simple et au moins 26 fois en double, sans compter les championnats du monde multi-table (6 titres en simple, 3 en double).

Considéré comme sport à part entière par grand nombre de ses pratiquants, l'ITSF tente d'être reconnu par le Comité international olympique. Une première étape vers la reconnaissance sportive a été obtenue, le babyfoot est passé dans la catégorie restreinte des « sports observés » par le GAISF.

Coupe du monde par nation

De 2009 à 2014, avait lieu chaque année à Nantes (France), la Coupe du monde par nation organisée par l'ITSF. Cette habitude fut changée en 2015 où elle eut lieu à Turin (Italie) et est, depuis, organisée tous les deux ans.

Année Lieu Équipe gagnante (hommes) Équipe gagnante (femmes)
2022 Drapeau de la France France (Nantes) Drapeau de l'Autriche Autriche Drapeau de l'Allemagne Allemagne
2019 Drapeau de l'Espagne Espagne (Murcie) Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau de la France France
2017 Drapeau de l'Allemagne Allemagne (Hambourg) Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau de l'Autriche Autriche
2015 Drapeau de l'Italie Italie (Turin) Drapeau du Luxembourg Luxembourg Drapeau de l'Allemagne Allemagne
2014 Drapeau de la France France (Nantes) Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau de l'Allemagne Allemagne
2013 Drapeau de la France France (Nantes) Drapeau de la France France Drapeau du Danemark Danemark
2012 Drapeau de la France France (Nantes) Drapeau de la Belgique Belgique Drapeau de la France France
2011 Drapeau de la France France (Nantes) Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau de la France France
2010 Drapeau de la France France (Nantes) Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau des États-Unis États-Unis
2009 Drapeau de la France France (Nantes) Drapeau des États-Unis États-Unis Drapeau de l'Allemagne Allemagne

Champion du monde simple homme

Joueurs de baby-foot géant au Festival de jeux à Cannes (France) le 2 mars 2013.
Date Table Lieu Gagnant Nationalité
2022 Multi-Table Nantes (France) Ruben Heinrich Drapeau de l'Allemagne Allemagne
2018 Roberto Naples (Italie) Ladislav Krepela Drapeau de la Tchéquie République tchèque
2018 Leonhart Berlin (Allemagne) Salomé Graneta Drapeau de l'Italie Italie
2018 Garlando Vienne (Autriche) Kevin Hundstorfer Drapeau de l'Autriche Autriche
2018 Bonzini Rouen (France) Miguel Dos Santos Lote Drapeau de la France France
2018 Tornado Las Vegas (États-Unis) Tony Spredeman Drapeau des États-Unis États-Unis
2017 Leonhart Berlin (Allemagne) Yannick Hansen Drapeau de l'Allemagne Allemagne
2017 Garlando Vienne (Autriche) Kevin Hundstorfer Drapeau de l'Autriche Autriche
2017 Bonzini Saint-Quentin (France) Olivier Covos Drapeau de la France France
2017 Multi-Table Hambourg (Allemagne) Thomas Haas Drapeau de l'Allemagne Allemagne
2016 Leonhart Berlin (Allemagne) Felix Droese Drapeau de l'Allemagne Allemagne
2016 Garlando Vienne (Autriche) Kevin Hundstorfer Drapeau de l'Autriche Autriche
2016 Bonzini Saint-Quentin (France) Joaquim Pinheiro Drapeau du Portugal Portugal
2015 Leonhart Berlin (Allemagne) Yannick Hansen Drapeau de l'Allemagne Allemagne
2015 Garlando Vienne (Autriche) Benjamin Willfort Drapeau de l'Autriche Autriche
2015 Bonzini Beauvais (France) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2015 Multi-Table Turin (Italie) Kevin Hundstorfer Drapeau de l'Autriche Autriche
2014 Roberto Sport Lignano Sabbiadoro (Italie) Mateusz Fudala Drapeau de la Pologne Pologne
2014 Leonhart Luxembourg (Luxembourg) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2014 Garlando Salzbourg (Autriche) Kevin Hundstorfer Drapeau de l'Autriche Autriche
2014 Bonzini Pontoise (France) Miguel Dos Santos Lote Drapeau de la France France
2014 Multi-Table Nantes (France) Sven Wonsyld Drapeau du Danemark Danemark
2013 Fireball Kuala Lumpur (Malaisie) Tony Spredeman Drapeau des États-Unis États-Unis
2013 Leonhart Medebach (Allemagne) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2013 Garlando Salzbourg (Autriche) Billy Pappas Drapeau des États-Unis États-Unis
2013 Bonzini Pontoise (France) Miguel Dos Santos Lote Drapeau de la France France
2013 Multi-Table Nantes (France) Kevin Hundstorfer Drapeau de l'Autriche Autriche
2012 Roberto Sport Chorzow (Pologne) Ryan Moore Drapeau des États-Unis États-Unis
2012 Leonhart Medebach (Allemagne) Longlong Krutwig Drapeau de l'Allemagne Allemagne
2012 Garlando Salzbourg (Autriche) Kevin Hundstorfer Drapeau de l'Autriche Autriche
2012 Fireball Taoyuan (Taiwan) Tom Yore Drapeau des États-Unis États-Unis
2012 Bonzini Pontoise (France) Paul Nunes Drapeau du Portugal Portugal
2012 Multi-Table Nantes (France) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2011 Leonhart Hochsauerland (Allemagne) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2011 Bonzini Eaubonne (France) Sébastien Meckes Drapeau de la France France
2011 Garlando Oberwart (Autriche) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2011 Multi-Table Nantes (France) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2010 Roberto Sport Prague (République tchèque) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2010 Bonzini Paris (France) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2010 Garlando Tulln (Autriche) Robert Atha Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
2010 Tecball Coblence (Allemagne) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2010 Multi-Table Nantes (France) Ryan Moore Drapeau des États-Unis États-Unis
2009 Bonzini Paris (France) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2009 Garlando Tulln (Autriche) Billy Pappas Drapeau des États-Unis États-Unis
2009 Roberto Sport Prague (République tchèque) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2009 Tecball Valkenswaard, Pays-Bas Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2009 Tornado Dallas, États-Unis Billy Pappas Drapeau des États-Unis États-Unis
2009 Multi-Table Nantes, France Yannick Correia Drapeau du Luxembourg Luxembourg
2008 Bonzini Paris, France Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2008 Garlando Tulln, Autriche Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2008 Roberto Sport Giubiasco (Suisse) Gilles Perrin Drapeau de la Suisse Suisse
2008 Tecball Aschaffenbourg (Allemagne) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2008 Tornado Las Vegas (Nevada, États-Unis) Tony Spredeman Drapeau des États-Unis États-Unis
2008 Multi-Table Saint-Vincent (Italie) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2007 Bonzini Paris (France) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2007 Garlando Tulln, Autriche Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2007 Roberto Sport Giubiasco, Suisse Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2007 Tecball Looz (Belgique) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2007 Tornado Las Vegas, Nevada, États-Unis Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2007 Multi-Table Saint-Vincent (Italie) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2006 Bonzini Paris, France François Cheuret Drapeau de la France France
2006 Garlando Tulln, Autriche Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2006 Eurosoccer Looz, Belgique Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2006 Tornado Las Vegas, Nevada, États-Unis Billy Pappas Drapeau des États-Unis États-Unis
2006 Multi-Table Saint-Vincent (Italie) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2005 Bonzini Paris (France) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2005 Garlando Vienne (Autriche) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2005 Roberto Sport Lugano, Suisse Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2005 Tornado Dallas, Texas, États-Unis Billy Pappas Drapeau des États-Unis États-Unis
2005 Multi-Table Saint-Vincent (Italie) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2004 Bonzini Paris (France) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2004 Eurosoccer Looz (Belgique) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2004 Roberto Sport Castellamonte (Italie) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2004 Tornado Dallas (Texas, États-Unis) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2003 Bonzini Paris (France) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2003 Tornado (en) Dallas (États-Unis) Tony Spredeman Drapeau des États-Unis États-Unis
2002 Bonzini Paris (France) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2002 Tornado Dallas (États-Unis) Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
2001 Tornado Dallas, États-Unis Johnny Horton Drapeau des États-Unis États-Unis
2000 Tornado Dallas, États-Unis Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
1999 Tornado Dallas, États-Unis Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
1998 Bonzini Frédéric Collignon Drapeau de la Belgique Belgique
1998 Tornado Dallas, États-Unis Terry Moore Drapeau des États-Unis États-Unis
1997 Tornado Dallas, États-Unis Tommy Adkisson Drapeau des États-Unis États-Unis
1996 Tornado Dallas, États-Unis Louis Cartwright Drapeau des États-Unis États-Unis
1995 Tornado Dallas, États-Unis Dave Gummeson Drapeau des États-Unis États-Unis
1994 Tornado Dallas, États-Unis Tom Spear Drapeau des États-Unis États-Unis
1993 Tornado Dallas, États-Unis Tommy Adkisson Drapeau des États-Unis États-Unis
1992 Tornado Dallas, États-Unis Terry Moore Drapeau des États-Unis États-Unis
1991 Tornado Dallas, États-Unis John Smith Drapeau des États-Unis États-Unis
1990 Tornado Dallas, États-Unis Johnny Horton Drapeau des États-Unis États-Unis
1989 Tornado Dallas, États-Unis Steve Murray Drapeau des États-Unis États-Unis
1988 Tornado Dallas, États-Unis Gregg Perrie Drapeau des États-Unis États-Unis
1987 Tornado, Dynamo Dallas, États-Unis Steve Murray (Tornado), Tony Bacon (Dynamo) Drapeau des États-Unis États-Unis
1986 Tornado, Dynamo Dallas, États-Unis Todd Loffredo (Tornado), Tony Bacon (Dynamo) Drapeau des États-Unis États-Unis
1985 Dynamo Dallas, États-Unis Tony Bacon Drapeau des États-Unis États-Unis
1984 Dynamo Todd Loffredo Drapeau des États-Unis États-Unis
1983 Tournament Soccer Chicago, États-Unis Ron Nevois Drapeau des États-Unis États-Unis
1982 Tournament Soccer Chicago, États-Unis Tom Spear Drapeau des États-Unis États-Unis
1981 Tournament Soccer? Johnny Horton Drapeau des États-Unis États-Unis
1980 Tournament Soccer? Johnny Rafols Drapeau des États-Unis États-Unis
1978, 1979 Tournament Soccer? Minneapolis, États-Unis Dan Kaiser Drapeau des États-Unis États-Unis
1977 Tournament Soccer? Rick Martin Drapeau des États-Unis États-Unis
1976 Tournament Soccer? Minneapolis, États-Unis Dan Kaiser Drapeau des États-Unis États-Unis
1975 Tournament Soccer? Denver, États-Unis Steve Simon Drapeau des États-Unis États-Unis

Règles

Les règles usuelles varient d'un pays à l'autre et d'une région à l'autre. En compétition, depuis , les règles sont les mêmes dans tous les pays. Ces règles internationales sont très précises, facilitent l'arbitrage et comptent beaucoup moins d'exceptions que les règles usuelles ou de café ci-dessous.

En dehors des compétitions, de manière générale, une équipe marque un point lorsque la balle pénètre dans le but adverse, mais certains buts peuvent être déclarés invalides selon les règles adoptées. Après un but, l'engagement est effectué au niveau des demis par l'équipe l'ayant encaissé (en France notamment) ou au niveau de la ligne médiane (en Allemagne par exemple).

Si aucun joueur ne peut atteindre la balle, elle est remise en jeu :

En France

Méthode de contrôle de la balle en avant de la figurine.

Il y a presque autant de combinaisons de règles que de cafés. Plusieurs variantes possibles existent, de la plus proche des règles de compétitions qui autorise à peu près tous les coups possibles, à la plus complexe avec tout ou partie, et même modification des règles listées ci-dessous. Certaines règles dites de « cafés » ont probablement été créées pour obliger les joueurs à produire un meilleur jeu, plus technique.

Règles de cafés les plus usuelles :

Dans les jeux à un contre un :

Un gardien devant ses buts.

Le comptage des points comporte quelques règles non évidentes qui permettent d'ajouter ou enlever un certain nombre de points à l'une des équipes, suivant les règles locales :

Au Canada, la règle est différente, une gamelle vaut 4 points ;

En Belgique

Le kicker est, depuis son introduction en Belgique, l'un des sports de cafés les plus répandus et les plus populaires, au même titre que les darts (fléchettes) ou le billard (à trous ou à bouchons). À ce jour plusieurs milliers de licenciés se disputent des matchs par équipe (de 6 joueurs selon les championnats) chaque semaine en compétition, au sein des multiples fédérations régionales. Les vainqueurs régionaux de chaque division et des différentes coupes s'affrontent en fin de saison afin de désigner l'équipe championne de Belgique et vainqueur de la Coupe de Belgique. Parallèlement à ces championnats par équipe, sont organisés de très nombreux tournois de double (2 contre 2) ouvert à tous, et ce chaque semaine, principalement en Flandre.

Les parties sont jouées sur des tables avec des barres sortantes (au contraire des barres télescopiques françaises) avec des joueurs en bois. Les principales marques étant Jupiter, ABC et BlackDiamond. Les balles en plastique orange (plus rondes et plus résistantes) remplacent progressivement les anciennes balles blanches, et sont désormais utilisées en compétitions. Il s'agit de l'une des tables les plus légères au niveau du jeu. Le vainqueur est le premier arrivant à 11 points (avec parfois deux points d'écart hors compétition). La possession de balle à chaque barre est (comme partout ailleurs) limitée à 15 secondes, et les 'roulettes' (plus de 360°) et 'lâchés de barres' sont interdits. Les chocs faisant perdre la balle à l'adversaire sont aussi proscrits. Il est autorisé de passer la balle de la barre des 5 (milieu) à celle des 3 (avant) avec la balle à l'arrêt, même en compétition, au contraire de tous les autres pays. La balle ressortant du but (fait assez rare sur les kickers) n'est pas considéré comme but, au contraire des autres pays, et ce même en compétition. Tous les autres buts inscrits sont comptés comme valables.

Les joueurs en compétition utilisent généralement des 'peaux' afin d'accroître l'adhérence entre la main et la poignée en bois (principalement des grips de raquettes de tennis ou de queues de billard, mais aussi des peaux de chamois ou des gants de golf). Rares sont les joueurs de compétition à n'utiliser aucun de ces artifices, devenus quasi indispensables étant donné le stress, la sueur et les enjeux lors des championnats ou tournois.

Les parties dans les bistrots et cafés sont généralement de 1 € pour 11 balles . Lorsqu'une partie se joue et qu'une autre paire veut jouer elle se doit de mettre une « rattaque », c'est-à-dire poser une pièce de monnaie sur le kicker, montrant ainsi son envie d'affronter les vainqueurs. Lors de la partie lorsqu'il n'y a plus de balles, l'équipe rentrante (affrontant donc les vainqueurs de la partie précédente) paie les balles suivantes avec la pièce de 'rattaque' déposée précédemment.

Certains termes et règles de bistrot changent par rapport à la France :

Dans certaines régions et cercles étudiants, lorsqu'un milieu est marqué (un tir de la barre des demi sans qu’elle soit dévié par d’autres joueurs), le but ne compte pas, mais le but suivant vaudra 2 points (sauf si c'est à nouveau un milieu, 3 points pour le but suivant, et ainsi de suite). Cette règle a été rajoutée pour éviter d’avoir des égalités et des parties moches. Il arrive aussi que le point soit compté comme n'importe quel autre but.

La coutume se perd un peu, étant de plus en plus souvent monnayée par un verre offert par les perdants aux gagnants. Cependant dans certains gages sont donnés à l’adversaire si un certain score est mis. À 6-0, l’adversaire doit offrir une bière simple (exemple: une maes ou une Jupiler). À 9-1, en passant par 6-0, l’adversaire doit offrir une bière, dites spéciale (exemple: une bière d’abbaye qui aura tendance à coûter plus cher).

En Allemagne

La partie est gagnée par la première équipe arrivant à six points car la plupart des baby-foots comportent onze balles ; il n'y a pas ou peu de limitation des coups autorisés. L'engagement après un but encaissé se fait des arrières et non à partir des demis. Dans les tournois officiels, les roulettes sont interdites, mais cette règle reste peu appliquée dans les kneipen.

D'un commun accord entre les adversaires, une partie peut ne pas comptabiliser les buts marqués des demis, ou seulement ceux marqués par les demis à l'engagement.

En Suisse

Les règles appliquées sont plus simples :

Le Red-time

La partie est gagnée par la première équipe arrivant à trois points. Cette règle a été créée par J. Cabon lors d'un match d'ouverture d'un centre commercial. Cette partie se joue à deux joueurs, un joueur par équipe.[réf. nécessaire]

Usages dans les cafés

Le baby-foot est principalement un jeu de café, où on lui adjoint un monnayeur. Si une partie est en cours, les joueurs suivants se font connaître en déposant une pièce servant à payer la prochaine partie et rencontrent les vainqueurs de la partie en cours, on dit généralement qu'ils prennent la gagne. Aujourd'hui en France, le coût d'une partie de baby-foot est généralement de l'ordre de 50 centimes, et peut aller jusqu'à 1 € en région parisienne. Il était auparavant de 20 centimes de franc à la fin des années 1960, et a atteint 2 francs – parfois 5 francs les deux parties – dans les années 1990 et 2000, avant le passage à l'euro, au premier .

On peut notamment y retrouver des coups stratégiques tel que la Mourgues (coup spécial au baby-foot, caractérisé par une reprise non contrôlée du joueur du milieu, laissant le gardien adverse totalement immobile. Ce geste spectaculaire est souvent associé à des situations de jeu rapides et imprévisibles). On peut aussi y retrouver la gamelle, action qui voit la balle rebondir la balle contre le fond du but et ressortir. Cette action est assortie à une pénalité de 1 point pour l'équipe qui encaisse le but. Cette action peut être combinée à une Gilbert Montagné: le tireur regarde son adversaire dans les yeux, réalisant ainsi l'action à l'aveugle. La combinaison d'une gamelle et d'une Gilbert Montagné est rarissime. Elle aurait été réalisée à la défense en 2025 devant témoins.

Nombre total de pratiquants

En France, on estime[Qui ?] à 500 000 personnes, dont 1 300 licenciés, en 2016, le nombre de joueurs réguliers. En Italie, la fédération italienne estime à 10 millions le nombre de personnes qui jouent au calcio ballila, soit plus de trois fois le nombre de joueurs de football. La même fédération italienne estime à 267 millions le nombre de joueurs dans le monde.

Notes et références

  1. ↑ « baby-foot », sur dictionnaire-academie.fr, Académie française (consulté le ).
  2. 1 2 (fr) « La Fédération – Fédération Kickersport Luxembourg » (consulté le ) : « Dans les années 70 et 80, les cafés étaient des lieux de rencontre incontournables : on s’y retrouvait pour jouer au kicker, au billard ou aux fléchettes. Le baby-foot faisait partie du quotidien, d’une culture populaire et conviviale profondément ancrée. »
  3. ↑ « soccer sur table », Grand Dictionnaire terminologique, Office québécois de la langue française.
  4. 1 2 « Fédération belge de football de table amateur », sur www.fbfta.be (consulté le ) : « Le Football de Table plus souvent appelé chez nous "Kicker" ! »
  5. ↑ (fr-CH) « A propos de nous », sur Fédération Suisse de Football de Table (consulté le ) : « La Fédération Suisse de Football de Table (FSFT) est l'association faîtière des clubs de football de table suisses. »
  6. ↑ Yann Dey-Helle, « Alejandro Finisterre, le poète libertaire qui inventa le baby-foot », sur Dialectik Football, (consulté le )
  7. ↑ Historique du baby-foot sur foozball.org
  8. ↑ Histoire du baby-foot sur le site de Suprême
  9. ↑ Fabrication du baby-foot sur le site de René Pierre
  10. ↑ « le ping foot », sur www.jeuxpicards.org
  11. ↑ Simone de Beauvoir, Mémoires d'une jeune fille rangée, Paris, Gallimard, , p. 386
  12. ↑ (en) Interview with foosball legend Frédéric Collignon , sur le site tischfussball-online.com
  13. ↑ btcom, « GAISF » Observers », sur gaisf.sport (consulté le )
  14. ↑ [PDF] Règlement officiel et liste des Règles officielles en diverses langues
  15. ↑ « Prix des parties sur Paris », sur www.francebabyfoot.com (consulté le )
  16. ↑ « Baby-foot blues », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. ↑ « Baby Foot - Thierry Crouzet », sur Babelio (consulté le )

Liens externes

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