| Date de 1re édition | 1885 |
|---|---|
| Joueur(s) | 2 à 4 |
| Durée annoncée | 5 à 10 minutes |
| habileté physique |
réflexion décision |
générateur de hasard |
info. compl. et parfaite |


Le baby-foot ou babyfoot, prononcé [ba.bi.fut] ⓘ (en français de France, du Luxembourg, de Suisse et du Canada), soccer sur/de table (en français du Canada), football de table, (en français de Belgique et de Suisse), kicker, (en Belgique et au Luxembourg), foot-foot[réf. nécessaire] (en Suisse), est un jeu simulant une partie de football sur une table et opposant généralement deux équipes de deux joueurs ou un joueur à un autre. La table, nommée elle aussi baby-foot, est constituée d'un plateau représentant le terrain, au-dessus et en travers duquel se déplacent huit barres qui supportent les onze figurines de chaque équipe appelées joueurs. Chaque côté peut ainsi actionner quatre barres :
À chaque extrémité du plateau, le but est abrité par une cage, derrière laquelle est fixé le boulier servant au décompte des points. La balle peut être en liège ou en plastique. La balle en liège – la plus utilisée – est légère et difficile à contrôler. La balle en plastique possède un meilleur grip, ce qui permet de meilleurs contrôles et une plus grande vitesse de balle. Assez fréquemment les coins de la table comportent des cendriers, ils peuvent aussi se situer au-dessus des poteaux des buts.

L’invention du baby-foot n'est pas précisément déterminée. Il aurait été inventé simultanément en France et en Allemagne dans les années 1880-1890. De nombreux brevets ont été déposés dès le début du XXe siècle. Certains historiens disent que le baby-foot aurait été inventé par Lucien Rosengart et ou par le poète espagnol, le galicien Alejandro Finisterre (es) (Alejandro Campos) en 1937 ou 1940. Cependant, il existe de nombreux brevets ou dessins antérieurs à cette date,,.

Construit entièrement en bois, il aurait été connu en France, dans les années 1930, sous le nom de « ping foot » et « foot-ball en miniature ».
Le baby-foot est joué pratiquement dans le monde entier. Des compétitions régionales, nationales et internationales sont régulièrement organisées.
Dans certains pays, le nombre de joueurs participant régulièrement aux compétitions régionales et nationales est assez important, comme en Italie (20 000), en Espagne (10 000), en Belgique (7 000), en Allemagne, en Suisse ou en France (1 000). Les gains aux vainqueurs allant parfois jusqu'à plusieurs milliers de dollars ou d'euros pour les compétitions les plus importantes.
Il existe un grand nombre de tables de jeux, entre autres parce que le jeu s’est développé de manière désorganisée. Chaque région ou pays a sa table de jeux et ses règles. Depuis plusieurs années, l’ITSF (Fédération internationale de football de table) tente d'harmoniser les règles officielles, et de les appliquer lors des compétitions internationales, notamment par la sélection de cinq tables officielles. En 2013, ce sont la Fireball, la Bonzini, la Leonhart, la Garlando et la Roberto Sport. Sur chacune de ces tables est disputé tous les ans un championnat du monde regroupant un grand nombre de joueurs et de nations. Les joueurs les mieux classés lors de ces compétitions sont ensuite qualifiés pour le championnat du monde multitable considéré comme la consécration ultime de la discipline.
Lors de chacune des compétitions ITSF sont organisées plusieurs catégories (simple homme, double homme, double mixte, simple femme, double femme, simple junior, double junior, vétérans...). Chacune allouant des points pour les classements mondiaux respectifs. Des compétitions par pays y sont également organisées.
Le Belge Frédéric Collignon (né en 1975) est numéro 1 mondial entre 1999 et 2012. De 1999 à 2012, il a gagné presque tous les grands championnats internationaux — en simple et en double — que ce soient les championnats du monde à Paris et aux États-Unis ou les championnats d’Europe en Suisse, en Autriche ou en Belgique. Il est le seul joueur au monde à avoir gagné sur toutes les tables reconnues par l’ITSF, aux États-Unis comme en Europe. En 2012, il totaliserait 118 titres en simple et 306 titres en double, parmi lesquels une soixantaine de titres de champion du monde. Il est champion du monde au moins 28 fois en simple et au moins 26 fois en double, sans compter les championnats du monde multi-table (6 titres en simple, 3 en double).
Considéré comme sport à part entière par grand nombre de ses pratiquants, l'ITSF tente d'être reconnu par le Comité international olympique. Une première étape vers la reconnaissance sportive a été obtenue, le babyfoot est passé dans la catégorie restreinte des « sports observés » par le GAISF.
De 2009 à 2014, avait lieu chaque année à Nantes (France), la Coupe du monde par nation organisée par l'ITSF. Cette habitude fut changée en 2015 où elle eut lieu à Turin (Italie) et est, depuis, organisée tous les deux ans.
| Année | Lieu | Équipe gagnante (hommes) | Équipe gagnante (femmes) |
|---|---|---|---|
| 2022 | |||
| 2019 | |||
| 2017 | |||
| 2015 | |||
| 2014 | |||
| 2013 | |||
| 2012 | |||
| 2011 | |||
| 2010 | |||
| 2009 |

Les règles usuelles varient d'un pays à l'autre et d'une région à l'autre. En compétition, depuis , les règles sont les mêmes dans tous les pays. Ces règles internationales sont très précises, facilitent l'arbitrage et comptent beaucoup moins d'exceptions que les règles usuelles ou de café ci-dessous.
En dehors des compétitions, de manière générale, une équipe marque un point lorsque la balle pénètre dans le but adverse, mais certains buts peuvent être déclarés invalides selon les règles adoptées. Après un but, l'engagement est effectué au niveau des demis par l'équipe l'ayant encaissé (en France notamment) ou au niveau de la ligne médiane (en Allemagne par exemple).
Si aucun joueur ne peut atteindre la balle, elle est remise en jeu :

Il y a presque autant de combinaisons de règles que de cafés. Plusieurs variantes possibles existent, de la plus proche des règles de compétitions qui autorise à peu près tous les coups possibles, à la plus complexe avec tout ou partie, et même modification des règles listées ci-dessous. Certaines règles dites de « cafés » ont probablement été créées pour obliger les joueurs à produire un meilleur jeu, plus technique.
Règles de cafés les plus usuelles :
Dans les jeux à un contre un :

Le comptage des points comporte quelques règles non évidentes qui permettent d'ajouter ou enlever un certain nombre de points à l'une des équipes, suivant les règles locales :
Au Canada, la règle est différente, une gamelle vaut 4 points ;
Le kicker est, depuis son introduction en Belgique, l'un des sports de cafés les plus répandus et les plus populaires, au même titre que les darts (fléchettes) ou le billard (à trous ou à bouchons). À ce jour plusieurs milliers de licenciés se disputent des matchs par équipe (de 6 joueurs selon les championnats) chaque semaine en compétition, au sein des multiples fédérations régionales. Les vainqueurs régionaux de chaque division et des différentes coupes s'affrontent en fin de saison afin de désigner l'équipe championne de Belgique et vainqueur de la Coupe de Belgique. Parallèlement à ces championnats par équipe, sont organisés de très nombreux tournois de double (2 contre 2) ouvert à tous, et ce chaque semaine, principalement en Flandre.
Les parties sont jouées sur des tables avec des barres sortantes (au contraire des barres télescopiques françaises) avec des joueurs en bois. Les principales marques étant Jupiter, ABC et BlackDiamond. Les balles en plastique orange (plus rondes et plus résistantes) remplacent progressivement les anciennes balles blanches, et sont désormais utilisées en compétitions. Il s'agit de l'une des tables les plus légères au niveau du jeu. Le vainqueur est le premier arrivant à 11 points (avec parfois deux points d'écart hors compétition). La possession de balle à chaque barre est (comme partout ailleurs) limitée à 15 secondes, et les 'roulettes' (plus de 360°) et 'lâchés de barres' sont interdits. Les chocs faisant perdre la balle à l'adversaire sont aussi proscrits. Il est autorisé de passer la balle de la barre des 5 (milieu) à celle des 3 (avant) avec la balle à l'arrêt, même en compétition, au contraire de tous les autres pays. La balle ressortant du but (fait assez rare sur les kickers) n'est pas considéré comme but, au contraire des autres pays, et ce même en compétition. Tous les autres buts inscrits sont comptés comme valables.
Les joueurs en compétition utilisent généralement des 'peaux' afin d'accroître l'adhérence entre la main et la poignée en bois (principalement des grips de raquettes de tennis ou de queues de billard, mais aussi des peaux de chamois ou des gants de golf). Rares sont les joueurs de compétition à n'utiliser aucun de ces artifices, devenus quasi indispensables étant donné le stress, la sueur et les enjeux lors des championnats ou tournois.
Les parties dans les bistrots et cafés sont généralement de 1 € pour 11 balles . Lorsqu'une partie se joue et qu'une autre paire veut jouer elle se doit de mettre une « rattaque », c'est-à-dire poser une pièce de monnaie sur le kicker, montrant ainsi son envie d'affronter les vainqueurs. Lors de la partie lorsqu'il n'y a plus de balles, l'équipe rentrante (affrontant donc les vainqueurs de la partie précédente) paie les balles suivantes avec la pièce de 'rattaque' déposée précédemment.
Certains termes et règles de bistrot changent par rapport à la France :
Dans certaines régions et cercles étudiants, lorsqu'un milieu est marqué (un tir de la barre des demi sans qu’elle soit dévié par d’autres joueurs), le but ne compte pas, mais le but suivant vaudra 2 points (sauf si c'est à nouveau un milieu, 3 points pour le but suivant, et ainsi de suite). Cette règle a été rajoutée pour éviter d’avoir des égalités et des parties moches. Il arrive aussi que le point soit compté comme n'importe quel autre but.
La coutume se perd un peu, étant de plus en plus souvent monnayée par un verre offert par les perdants aux gagnants. Cependant dans certains gages sont donnés à l’adversaire si un certain score est mis. À 6-0, l’adversaire doit offrir une bière simple (exemple: une maes ou une Jupiler). À 9-1, en passant par 6-0, l’adversaire doit offrir une bière, dites spéciale (exemple: une bière d’abbaye qui aura tendance à coûter plus cher).
La partie est gagnée par la première équipe arrivant à six points car la plupart des baby-foots comportent onze balles ; il n'y a pas ou peu de limitation des coups autorisés. L'engagement après un but encaissé se fait des arrières et non à partir des demis. Dans les tournois officiels, les roulettes sont interdites, mais cette règle reste peu appliquée dans les kneipen.
D'un commun accord entre les adversaires, une partie peut ne pas comptabiliser les buts marqués des demis, ou seulement ceux marqués par les demis à l'engagement.
Les règles appliquées sont plus simples :
La partie est gagnée par la première équipe arrivant à trois points. Cette règle a été créée par J. Cabon lors d'un match d'ouverture d'un centre commercial. Cette partie se joue à deux joueurs, un joueur par équipe.[réf. nécessaire]
Le baby-foot est principalement un jeu de café, où on lui adjoint un monnayeur. Si une partie est en cours, les joueurs suivants se font connaître en déposant une pièce servant à payer la prochaine partie et rencontrent les vainqueurs de la partie en cours, on dit généralement qu'ils prennent la gagne. Aujourd'hui en France, le coût d'une partie de baby-foot est généralement de l'ordre de 50 centimes, et peut aller jusqu'à 1 € en région parisienne. Il était auparavant de 20 centimes de franc à la fin des années 1960, et a atteint 2 francs – parfois 5 francs les deux parties – dans les années 1990 et 2000, avant le passage à l'euro, au premier .
On peut notamment y retrouver des coups stratégiques tel que la Mourgues (coup spécial au baby-foot, caractérisé par une reprise non contrôlée du joueur du milieu, laissant le gardien adverse totalement immobile. Ce geste spectaculaire est souvent associé à des situations de jeu rapides et imprévisibles). On peut aussi y retrouver la gamelle, action qui voit la balle rebondir la balle contre le fond du but et ressortir. Cette action est assortie à une pénalité de 1 point pour l'équipe qui encaisse le but. Cette action peut être combinée à une Gilbert Montagné: le tireur regarde son adversaire dans les yeux, réalisant ainsi l'action à l'aveugle. La combinaison d'une gamelle et d'une Gilbert Montagné est rarissime. Elle aurait été réalisée à la défense en 2025 devant témoins.
En France, on estime[Qui ?] à 500 000 personnes, dont 1 300 licenciés, en 2016, le nombre de joueurs réguliers. En Italie, la fédération italienne estime à 10 millions le nombre de personnes qui jouent au calcio ballila, soit plus de trois fois le nombre de joueurs de football. La même fédération italienne estime à 267 millions le nombre de joueurs dans le monde.