Initialement, les douches municipales sont destinées aux personnes qui n'étaient pas équipées de l'eau courante. Venant s'ajouter aux fontaines publiques et aux vespasiennes, elles naissent à la fin du XIXesiècle, dans le mouvement hygiéniste et de réorganisation des villes, en particulier dans les villes ouvrières liées au socialisme municipal.
Payantes, elles se généralisent dans les années 1920-1930, sont modernisées dans les années 1950 et ont tendance à fermer dans les années 1980, mais sont encore un service public dans certaines communes.
Paris
Les bains-douches Petitot.
À Paris, il existe dix-sept bains-douches municipaux toujours en activité,, répartis dans dix arrondissements. La mairie de Paris met gratuitement ces bains-douches à la disposition de tous, en cabine individuelle, mais le nécessaire de toilette doit parfois être apporté par les utilisateurs.
En , Léa Filoche, adjointe à la maire de Paris, rapporte que 550 000 douches ont été prises en 2021 dans les 17 établissements de Paris. Avant la crise sanitaire, c'était 900 000 douches par an.
↑Ygal Fijalkow, «Les douches municipales comme révélateur des marges urbaines», Revue de l'Institut de Sociologie, vol.90, , p.157–163 (ISSN0771-6796 et 2684-1339, DOI10.4000/13idt, lire en ligne, consulté le )