| Naissance |
baptisée le Anvers Pays-Bas espagnols |
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| Décès |
(à 72 ans) Anvers Pays-Bas autrichiens |
| Activité principale |
| Langue d’écriture | néerlandais |
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| Mouvement | Baroque |
| Genres |
Barbara Ogier, baptisée le à Anvers et décédée dans la même ville le , est une dramaturge de la chambre de rhétorique De Olijftak. Sa devise était Deugd voeght yder (« La vertu est de mise »).
Elle est la fille de Maria Schoenmaeckers et Guillielmus Ogier, dramaturge et, depuis 1660, aussi facteur (auteur principal) de la chambre de rhétorique De Olijftak (la Branche d’olivier).
Le , elle se marie avec le sculpteur Guillielmus Kerrickx, qui deviendra « prince » de l’Olijftak en 1692, ; de leurs enfants, leur fils Willem Ignatius Kerricx, né le , deviendra également sculpteur, ainsi que peintre et architecte, et facteur de la chambre en 1700. Comme sa mère et son grand-père, il écrivit des pièces.
Dans l’introduction de Dood van Achilles (La Mort d’Achille), de 1680, pièce représentée avant la farce de son père, jouée le même jour, Ogier souligne que les femmes ont leur propre vue sur l’histoire, même sur une matière comme le siège de Troie, et, dans ce cas-ci non sans raison, car le motif de la guerre de Troie était, en effet, l'enlèvement d'une femme, Hélène. Cette pièce était dédiée à Isabelle de Condé, l’épouse d’un conseiller anversois.
De Olijftak ayant reconnu le talent d’Ogier, celle-ci put représenter la chambre lors du concours à Bruges en 1700 et à l’occasion de grandes festivités telles que la visite du nouveau gouverneur général des Pays-Bas espagnols, Maximilien-Emmanuel de Bavière, à Anvers en 1693.
À cette dernière occasion, elle écrivit, en deux jours, une courte pièce dans laquelle les personnages allégoriques et mythologiques ne font non seulement l’éloge de l’électeur, mais accentuent également le triste état économique d'Anvers après la fermeture de l’embouchure de l'Escaut. En 360 lignes de vers apparaissent les figures allégoriques de la Vierge d’Anvers, d’Apollon, de la Peinture accompagnée de trois élèves et de la Sculpture avec deux élèves. Le décor pour la pièce avait été fait par le peintre Godefridus Maes, alors que la pièce même fut publiée par Godgaf Verhulst, illustrée d’une gravure de Gaspard Bouttats.
Comme elles avaient accès à la vie publique dans une moindre mesure que les hommes, il était plus difficile pour les femmes de faire imprimer leurs œuvres. Certains cénacles étaient presque entièrement réservés aux hommes, comme les chambres de rhétorique, sociétés auxquelles les femmes ne pouvaient s’affilier.
Barbara Ogier a été une exception à plusieurs égards, car la plupart des écrivaines des Pays-Bas méridionaux étaient des religieuses ou des béguines qui menaient une vie religieuse dans un monastère ou au sein d’une communauté de femmes.
Toutefois, les trois tragédies qu’elle a écrites ne sont jamais sorties de la presse, et n’ont été transmises qu’en partie. Les poèmes qu'on connaît d’elle, sont repris dans des anthologies de la chambre De Olijftak.
Parmi ceux qui tenaient Barbara Ogier en haute estime de son vivant figure son collègue rhétoricien Joseph Lamorlet, qui, dans son Ontwaekte Poesie et par le biais de la voix d’Apollon, l’a qualifiée de Sappho écrivant des vers sans pareille.
En 1724, dans son Parnas, of de zang-godinnen van een schilder, Willem van Swaanenburg publie un poème funèbre en mémoire de Barbara Ogier.
D’après Jan Frans Willems, la qualité de sa poésie serait égale et peut-être supérieure à celle de son père, Willem.
Elle-même se faisait excuser des défauts de son style dans les vers suivants :
| Vers en néerlandais | Traduction libre en français : |
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